contenu de la page
Connectez-vous S'inscrire
PiccMi.Com - L'Oiseau qui survole toute l'Actualité


Décès de Moustapha Dao, une carrière consacrée au cinéma pour la jeunesse


Le scénariste et réalisateur burkinabé Moustapha Dao, décédé lundi à Paris à l’âge de 55 ans des suites d’une maladie, a consacré l’essentiel de sa carrière au cinéma pour la jeunesse. Il sera inhumé vendredi dans la capitale française, a appris l’APS de source informée à Ouagadougou.




Décès  de Moustapha Dao, une carrière consacrée au cinéma pour la jeunesse
Né en 1955 à Koudougou (100 Km à l’ouest de Ouagadougou), Dao était l’un des rares cinéastes burkinabé voire africain à avoir consacré sa carrière à la réalisation de films pour enfants, créant un genre de conte cinématographique ‘’mêlant le sens de l’art oral africain à un goût de merveilleux où d’étranges créatures se fondent à la réalité des paysages africains’’.

Ancien étudiant en lettres modernes de l’université de Ouagadougou et de l’Institut africain de l’éducation cinématographique (INAFEC), Moustapha Dao a entamé sa carrière dans le cinéma d’abord comme perchman et par la suite comme ingénieur de son à CINAFRIC (société privée de production créée à Ouagadougou dans les années 80).

En 1987, il réalise son premier film, ‘’A nous la rue’’, un court métrage met essentiellement en scène des enfants d’un quartier populaire de Ouagadougou. Cette première œuvre est ‘’d’une grande sensibilité qui a été unanimement saluée par la critique’’, souligne le journaliste et critique burkinabé Clément Tapsoba.

Tapsoba souligne que c’est avec son second court métrage ‘’Le Neveu du peintre’’ (1989), qu’il s’investit dans l’adaptation des contes africains à travers l’histoire du jeune Ali dont les nuits sont troublées par les personnages des contes de sa grand-mère.

Avec L’Enfant et le caïman (1991), il propose un conte moral africain à propos du non respect de la parole donnée à travers l’histoire de la rencontre d’un enfant et d’un caïman au bord de l’eau. Dans le traitement, indique Clément Tapsoba, il met en scène des personnages réels interprétés par des enfants de la rue et use judicieusement de la technique du cinéma d’animation.

Son dernier court métrage ‘’L’œuf’’ (1995), coproduit par son compatriote Idrissa Ouedraogo, Moustapha Dao adapte un conte traditionnel burkinabé en mettant en scène des enfants déguisés.

Depuis ce film, le réalisateur n’avait pu mettre en boite ses nombreux projets d’adaptation des contes africains et s’était établi à Paris où il exerçait dans l’exploitation cinématographique, relève Clément Tapsoba.

Le critique salue la mémoire d’un ‘’personnage affable et plein d’humour’’, qui ‘’avait foi en la portée pédagogique et universelle de son genre cinématographique’’, convaincu que ‘’les contes africains issus de la tradition orale sont nourrissants pour tout le monde’’.

Pour Tapsoba, ‘’avec seulement quatre courts métrage réalisés entre 1987 et 1995, il compte assurément parmi ceux qui, comme Djibril Diop Mambety, ont fait avancer l’écriture cinématographique africaine’’.

‘’Ses œuvres devraient inspirer les jeunes cinéastes qui bénéficient des possibilités qu’offrent les nouvelles technologies pour exploiter le conte cinématographique’’, estime Clément Tapsoba.




Nouveau commentaire :
Twitter

Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.




Facebook

TWITTER

      




LES ÉMISSIONS DE PICCMI WEBTV