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Des militaires libérés craignent que leurs voix soient accordées à Me Wade sans qu'ils aient voté



Le vote des corps militaires et paramilitaires est parti pour être la nouvelle pomme de discorde entre le régime libéral et les opposants. Des militaires libérés craignent que leurs voix soient accordées au candidat Abdoulaye Wade, alors qu'ils n'ont plus la possibilité de participer au scrutin présidentiel.



Des militaires libérés craignent que leurs voix soient accordées à Me Wade sans qu'ils aient voté
Ça grogne dans les rangs de la grande muette. Des militaires libérés, dont les noms ne doivent plus figurer dans le fichier électoral des corps militaires et paramilitaires en vue de la présidentielle de 2012, suspectent le régime libéral de vouloir utiliser leurs voix à des fins de fraude au profit du candidat de la mouvance présidentielle, Me Abdoulaye Wade, Secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais (Pds). «Beaucoup de militaires sont en train d’être libérés actuellement. Et cela va continuer jusqu’au mois de février. Tous les militaires qui seront libérés ne voteront pas et leurs voix risquent d'être accordées au président de la République sortant. Pour éviter un tel acte que nous considérons frauduleux, nous lançons un appel à l’opposition et à la société civile afin qu’elles nous viennent en aide», indiquent des militaires libérés sous le couvert de l'anonymat.
Citant l'article 3 de la Constitution qui stipule que «tous les nationaux sénégalais des deux sexes, âgés de 18 ans accomplis, jouissant de leurs droits civils et politiques, sont électeurs dans les conditions déterminées par la loi», nos interlocuteurs qui tiennent à accomplir leur droit civique demandent au Président Wade de proroger le séjour des militaires qui doivent être libérés au niveau des camps «comme il l’avait fait en 2007». «Abdoulaye Wade avait augmenté la durée des libérations de trois ans pour permettre à tous les militaires de voter. Nous voulons qu’on nous laisse voter avant qu'on ne soit libérés. Il ne reste que moins de six mois pour les élections présidentielles», soulignent-ils.
Ces protestataires veulent que leur message soit entendu par le président de la République, Me Abdoulaye Wade, candidat à sa propre succession.

Le colonel Kébé invite les protestataires à se rapprocher du ministère de l'Intérieur et de la Cena

Joint au téléphone, le Colonel Abdourahmane Kébé, patron de la Direction des relations publiques de l'armée (Dirpa), a dédramatisé la situation. Il a notamment indiqué : «Il n'y a pas de problèmes à ce niveau. Les militaires atteints par la limite d'âge sont libérés. Et dès qu'ils sont libérés, ils deviennent des civils. Ils ne peuvent plus voter en tant que militaires». Non sans préciser qu'«il n'y a pas lieu de proroger leur séjour dans les camps».

Si les militaires libérés tiennent coûte que coûte à exercer leur droit civique, le 26 février prochain, le colonel Abdourahmane Kébé leur conseille de se rapprocher des services du ministère de l'Intérieur et de la Commission électorale nationale autonome (Cena) pour voir ce qu'il y a lieu de faire.



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Mardi 20 Septembre 2011 - 15:53



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