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Djokovic, la démonstration



Après un match exceptionnel, Novak Djokovic domine (7-6 [3], 7-5, 6-4) Roger Federer et se qualifie pour la finale sans avoir perdu un set. Il attend désormais Andy Murray ou David Ferrer.



Djokovic, la démonstration
C'est une démonstration. Trop rapide, trop solide, trop puissant. Roger Federer ? Non, son adversaire Novak Djokovic. Pendant trois heures, le Serbe détruit la fluidité du Suisse pour s'imposer (7-6 [3], 7-5, 6-4) et se qualifier pour la finale sans perdre un set. Non, ce n'est pas un effet d'optique. Sur la Rod Laver Arena, le patron se nomme Novak Djokovic. Le visage marqué et les jambes lourdes, le tenant du titre n'a pas de solution. Il joue bien, le Serbe joue très (trop) bien.

Ses forces, le service et le coup droit, sont annihilées par la qualité de relance et la longueur de balles de son adversaire. Au tie-break, il sert trois secondes balles, il concède trois mini-breaks et le premier set. Sa (relative) faiblesse, le revers, devient béante (28 fautes directes en revers, 44 au total) sous les coups de boutoir adverse. Sur sa ligne, Novak Djokovic distribue à une cadence infernale. Avec son coup droit, il n'hésite pas à gratter la balle sur le revers du Suisse pour contre-attaquer en long de ligne.

Djokovic impressionne

L'ancien numéro 1 mondial accepte le bras de fer et se prend un mur. Que reste-il ? La baisse de régime adverse. Elle arrive à 7-6, 2-1, service à suivre. Roger Federer se plaint alors du clan serbe et le match tourne. Le 3e mondial commet quelques fautes directes et le Suisse régale avec quelques demi-volées magiques pour mener 5-2. Novak Djokovic s'énerve, change de chaussures, trouve un deuxième souffle et reprend son travail de sape. Sur le court, c'est un match en accéléré. Seules les mouettes se font entendre. Les spectateurs se taisent et admirent.

Sans point gratuit avec son service, le tenant du titre subit et encaisse cinq jeux d'affilée. Pourquoi ne se rue-t-il pas au filet ? C'est simple, il ne peut pas (17 points sur 26 montées pour le Suisse, 16/26 pour le Serbe). Novak Djokovic sert trop bien (69 % de premières balles), joue trop profond et impose son rythme. Depuis sa victoire en Grand Chelem contre le Suisse, le Serbe sait qu'il peut le faire. Et il le fait avec une autorité impressionnante. Débreaké à 4-3 au troisième set, il ne perd pas le contrôle et reprend son avantage dans la foulée en montrant sa tête et son coeur. Il termine son oeuvre sur un ace et un service gagnant. C'est une démonstration.


Sophie DORGAN, à Melbourne
Lequipe.fr


M.S © PiccMi.Com - Le Magazine du Web Sénégalais

Mercredi 26 Janvier 2011 - 17:12



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