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Dura Lex sed Lex! « La loi est dure, mais c’est la loi. »





Dura Lex sed Lex! « La loi est dure, mais c’est la loi. »
Mon oiseau m’a envoyé cette semaine, son courrier rempli d’ironie dans la question qu’il me pose et qui est : « Que pense aujourd’hui le président de votre République, de ce qu’il avait imprudemment déclaré, et qui affirmait péremptoire, que les chefs religieux étaient des citoyens comme les autres » ?

La réponse est une patate chaude…

Nous subissons aujourd’hui la variante politique de l’assertion latine « dura lex sed lex », la « loi est dure mais c’est la loi ». Dans le cas qui nous occupe et qui a trait à la loi sur la parité, il convient d’ajouter que la loi est nulle, mais c’est la loi. Et celle-ci a eu le loisir et le tort de venir déranger cette tranquille collusion entre le spirituel et le temporel, qui caractérise la République Sénégalaise.

Est-il admissible pour nos intelligences, qu’en 2011, personne, parmi tous les hommes politiques, n’ait tenu compte que, ce qui n’était qu’un calcul politique pour Abdoulaye Wade, allait devenir un casse-tête constitutionnel pour le bien vivre de notre nation. La loi sur la parité n’a pas enrichi la démocratie sénégalaise, au contraire. On a vu des femmes députées investies, incapables de comprendre l’action d’un gouvernement qu’elles étaient censées contrôler. Où est l’avancée démocratique ?

Mais à son adoption, il était loisible de voir tous les hommes politiques, de tous bords, de Niasse à Macky Sall, en passant par Tanor Dieng et Youssou Ndour, converger dans les louanges envers cette loi, qu’ils approuveront, pressés par un électorat féminin flatté de n’être pas seulement troupeau à remplir les devants des estrades, lors des meetings de ces messieurs.
Aujourd’hui, ces mêmes hommes politiques observent un mutisme total sur la question posée par la liste de Touba, et renvoient dans une belle hypocrisie, la Cena devant ses responsabilités.
On peut ne pas approuver la loi sur la parité, mais c’est la loi. Le problème, c’est que cette loi est défendue par toutes les grandes égéries et icônes du genre, qui travaillent souvent dans des grands organismes internationaux, influents sur la marche forcée de la planète au rythme occidental, mais aussi par de nombreuses cellules ou groupements féminins, qui contrôlent et peuvent manœuvrer un électorat féminin organisé et qui peut être redoutable. Le pouvoir et l’opposition sont tétanisés et pétrifiés face à l’enjeu. La parité se révèle une sacrée patate chaude.

Alors, une fois refroidie, une équation se posera :
Valider cette liste, c’est admettre une infirmité de la loi, qui va décrédibiliser le scrutin.
L’Invalider, ne changera rien au mode de gouvernance de Touba, qui est sous tutelle de son Khalife Général.

Touba est une ville spéciale. Fallait le savoir avant. Avant que, pris par la fièvre et l’émotionnel des tréteaux électoraux, on ne déclare que les marabouts étaient des citoyens comme les autres. La preuve que ce n’est pas le cas…

La loi est nulle, mais c’est la loi, me souffle mon oiseau…

A la semaine prochaine, Même Endroit, Même Heure, Même Motifs, Même Punition.

J’attends mon Oiseau.

Par Jean Pierre Corréa

Mercredi 21 Mai 2014 - 08:13



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