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EDITORIAL : La dictature des mots



Le landerneau politico-social du Sénégal, à l’image d’un volcan en instance d’éruption est en pleine ébullition. Ça bout de partout. Les sorties se multiplient, les unes plus virulentes que les autres. Mais aucune d’elles se semblent tenir en compte les aspirations et autres préoccupations des Sénégalais.



La classe politique sénégalaise
La classe politique sénégalaise
Depuis quelques temps, on assiste à un glissement sémantique. Le centre d’intérêt se déplace. Les mots changent de sens, pour créer d’autres maux qui eux, sont sources de malaise social. Le débat n’est plus programmatique, mais plutôt de caniveau. Adieu les allusions à l’incurie des autorités qui nous gouvernent. Le taux de croissance actuelle ne semble plus intéresser personne. Quid de la mise en place des projets du Plan Sénégal émergent. Les délestages qui reviennent au-devant de l’actualité, alors même qu’on n’est pas encore en été. L’école sénégalaise qui court tout droit vers les récifs comme un bateau en dérive. Des enseignants qui sont agressés dans des salles de classe (le cas du collège de Sicap Mbao). Les universités qui sombrent, la faute à une loi jugée scélérate par les uns et salvatrice par les autres et qui instaure un véritable dialogue de sourds entre les autorités étatiques et les enseignants du SAES. Les hôpitaux sénégalais qui sont devenus de véritables mouroirs, plus malades que les patients qu’ils accueillent. Une jeunesse désœuvrée et qui sombre dans la consommation de la drogue. Le transport aérien qui entre dans des zones de turbulence avec les probables futurs départs de South Africa et Emirates. Le tourisme, n’en parlons pas…
Dans cette atmosphère quasi-apocalyptique, nos hommes politiques trouvent le moyen de nous divertir. Des accusations et des dénégations d’anthropophagie, de descendance d’esclaves, de sacrifices d’albinos, des pressions sur la justice au mépris des règles de la séparation des pouvoirs. On nous parle des candidatures à la présidentielle de 2017, de querelles de positionnement au PS et à l’AFP. Tout y passe…
Malheureusement, le peuple s’en délecte. On semble oublier l’essentiel pour se consacrer au facultatif. Alors que l’on s’occupe de l’ombre, la proie elle, disparait dans les buissons. Mais que voulez-vous ? On n’a que les dirigeants que l’on mérite. Des dirigeants qui manipulent le peuple au gré de leurs seuls intérêts sans que celui-ci ne daigne ouvrir les yeux pour réorienter les choses dans la bonne direction. Faut-il alors comme le suggérait hier nos confrères de Direct Info, brûler la classe politique ? En tout cas, il est temps de changer de paradigmes. Comme le rappelait du reste François Mitterand en 1981, «il n’y a et qu’il ne peut y avoir de stabilité politique, sans justice sociale». C’est dire alors que la préoccupation majeure des hommes politiques, qu’ils soient du pouvoir comme de l'opposition, devrait être de trouver les synergies nécessaires à l’amélioration de la situation sociale du pays. Toute autre alternative ne serait que pure forfanterie ou pire encore, de la fatuité totale.


Mercredi 4 Mars 2015 - 08:00



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1.Posté par Niatam le 07/03/2015 07:54

C'est vraiment dommage pour mon pauvre pays a moi le SENEGAL pays de l'hospitalité qui perd de plus en plus ses repères. C'est triste de voir que nos enculés de dirigeants ne se concentrent pas sur l'essentiel (énergie, infrastructures, réduction des denrées de 1ere nécessité, emploi de jeunes, réorientation du système universitaire etcccc). La liste est tellement longue que si j'étais le Président de la République je ne trouverai jamais le sommeil contrairement à Macky SALL qui prend 5kg/semaine, Moustapha Niasse qui rajeunit de plus en plus en teintant ses cheveux comme du charbon, Dansokho avec ses trois pieds, etc... On ne peut pas aussi tout dire sur ce point là. L'heure a sonné pour que les Sénégalais se réveillent et disent NON a nos autorités qui ne voient que leurs intérêt personnels.

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