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ÉLÈVES-MAÎTRES SESSION 2014 : SERIGNE MBAYE THIAM CORSE LE CONCOURS





ÉLÈVES-MAÎTRES SESSION 2014 : SERIGNE MBAYE THIAM CORSE LE CONCOURS
Le ministre de l’Éducation nationale veut des enseignants de qualité et compte bien y parvenir. Plus de passe-droit ou autre. Il a annoncé hier les nouvelles dispositions prises pour le concours de recrutement des élèves-maîtres (CREM). Il faudra avoir le niveau pour être reçu.

Compte-tenu des manquements graves relevés, lors du concours de recrutement des élèves-maîtres session 2013, le ministre de l’Éducation nationale Serigne Mbaye Thiam a pris de nouvelles dispositions.

Cette année, un besoin de recrutement de 2 300 élèves-maîtres est exprimé. "A l’effet d’améliorer le concours de recrutement des élèves-maîtres (CREM), tant sur le plan organisationnel que du contenu, j’ai pris l’arrêté 18077 du 04 décembre 2014", a annoncé hier le ministre. "Cet arrêté a été inspiré par les trois axes stratégiques du programme sectoriel nommé PAQUET, dont la qualité, l’équité et la transparence", a-t-il ajouté.

Désormais, le ministère va publier l’ensemble des informations du concours sur son site. Elles seront affichées dans les inspections de l’éducation et de la formation, d’académie et dans les journaux. "Nous avons innové, cette année, par une inscription en ligne. Les candidats s’inscrivent en ligne, sur le site du ministère qui s’appelle le MIRADOR (Management des ressources humaines axé sur une dotation rationnelle des ressources)". Cela leur permettra, pour ce département, d’avoir un fichier qui sera relié directement à celui de l’office du bac, pour un contrôle effectif. Le concours de recrutement session 2014 est lancé depuis hier 08 décembre. Les candidatures seront reçues jusqu’au 26 décembre à midi.

Étapes du concours

Ainsi, a annoncé le ministre, le concours comprend trois étapes : une présélection, une admissibilité et une admission définitive. Alors qu’une seule étape suffisait pour être reçu à ce concours. La nature et le choix des épreuves seront revus. Le ministre a confirmé qu’il y aura une épreuve de dictée pour l’option française et une autre de voyélation pour ceux qui font arabe. Les épreuves vont démarrer le 07 janvier 2015.

Concernant l’admissibilité, une dissertation en français et en arabe est prévue. Il y aura aussi une épreuve de contrôle des connaissances à enseigner, notamment en mathématiques, en français, en sciences, et une autre en arabe. Une commission de correcteurs, constitués exclusivement de professeurs titulaires du certificat d’aptitude à l’enseignement secondaire et d’inspecteurs de l’éducation nationale, est prévue pour l’admission définitive. "Il y aura une évaluation des connaissances, lors de l’entretien d’admission définitive", a ajouté le ministre.

Egalement, des critères sont définis pour départager les candidats ex aequo. Il y aura des superviseurs à toutes les étapes du concours. Une liste d’attente dont le nombre est fixé par arrêté sera publiée. "Tous les résultats seront publiés sur internet, dans les journaux mis en ligne pour d’éventuels recours". Auparavant, révèle le ministre, l’arrêté 2012 prévoyait un test de recrutement, celui de 2014 va au-delà et insiste sur un cours de recrutement d’élèves-maîtres. Deux épreuves, dont la dissertation en français et en arabe et une autre psychotechnique étaient prévues.


Les 690 élèves-maîtres "fraudeurs" pourront concourir

Le ministre de l’Education nationale s’est aussi prononcé sur la participation des 690 élèves-maîtres "soupçonnés de fraude", l’année dernière. Selon lui, il n’y a pas de dispositif réglementaire qui prévoit des sanctions pour ce concours.

"On suppose que si on a falsifié vos notes pour que vous soyez admis et que maintenant on met un dispositif plus contraignant, en ce moment-là, si entre-temps vous vous êtes bonifiés, dans le cadre de votre formation pour être admis, c’est que vous avez le niveau. Ce qui nous intéresse nous, c’est d’avoir des enseignants de qualité", dit-il. Le ministre d’ajouter : "comme nous sommes dans un pays de droit, nous ne pouvons pas légiférer pour un cas particulier qui vient de se présenter".

Serigne Mbaye Thiam a ensuite évoqué le cas des deux ex-membres de son cabinet soupçonnés d’avoir trempé dans la magouille. Ils auraient mis trois candidats sur la liste. Selon les dires du ministre, ses ex-collaborateurs affirment qu’ils n’ont pas reçu d’argent et qu’ils l’ont fait pour des raisons familiales.

Enquête


Mardi 9 Décembre 2014 - 15:39



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