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ESCROQUERIE AU PALAIS : Mame Astou Mbacké et son « beuk-neek » écopent de 4 mois ferme



Lors de l’arrestation de Mame Astou Mbacké qui se faisait passer pour l’épouse du khalife général des mourides Serigne Cheikh Maty Lèye, ce dernier, informé par son petit-fils, avait demandé que justice soit faite. C’est fait ! Puisque la dame et son complice Cheikh Mbacké Tall sont reconnus coupables de tentative d’escroquerie et condamnés à 4 mois ferme.



ESCROQUERIE AU PALAIS : Mame Astou Mbacké et son « beuk-neek » écopent de 4 mois ferme
« L’As » révélait dans sa livraison du 18 janvier dernier une tentative d’escroquerie impliquant Mame Astou Mbacké et son « beuk-neek » (chambellan) Cheikh Mbacké Tall. Accompagnée de son complice, la dame s’est rendue au domicile du chef de cabinet du président de la République et s’est présentée comme l’épouse du khalife des mourides. Ayant eu pour but de rouler le sieur Mboup dans la farine, ils ont été tous les deux appréhendés et mis en détention. C’était il y a une semaine. Hier, ils ont fait face au juge des flagrants délits pour répondre du délit de tentative d’escroquerie. 43 ans et native de Taïf, Mame Astou Mbacké est soumise, la première, au feu roulant des questions.

D’une voix basse, elle est revenue sur le but de sa visite, soutenant qu’elle voulait voir le chef de cabinet du Président pour solliciter son aide en perspective du Magal. En fait, elle est épouse de marabout et en tant que telle, elle doit préparer de copieux repas communément appelés « berndé » et destinés aux pèlerins. Pour mieux ferrer son interlocuteur, elle s’est fait passer pour l’épouse du Khalife des mourides. D’ailleurs, son « beuk-neek » a corroboré cette déclaration. Cependant, jouant la carte de la prudence, Pape Samba Mboup a procédé aux vérifications et s’est rendu compte que le Khalife général des mouride n’avait pas d’épouse qui s’appelle Mame Astou Mbacké.

Pour sa part, Cheikh Mbacké Tall soutient avoir présenté la dame en ces termes : « Madame Mbacké ». Poursuivant, il raconte que le ministre-chef de cabinet du président de la République a mélangé les pédales en interprétant à sa guise leurs propos. Et il s’est mis à leur crier dessus en faisant les cent pas dans le bureau et en frappant sur la table. « Il était surexcité et ne voulait plus rien entendre », indique Cheikh Mbacké Tall. Emboîtant le pas à ses clients, Me Ali Sarr soutient que la dame n’a aucun intérêt à mentir, puisqu’elle est Mbacké-Mbacké de souche. En réalité, Mame Astou Mbacké est, si l’on en croit son conseil, la fille de Serigne Abo Mbacké, et épouse du marabout Moustapha Mbacké.

« Pape Samba Mboup était dans un état second… »

L’identité déclinée par la dame constitue, en effet, le nœud de cette affaire. Et pour la manifestation de la vérité, les juges sont revenus à la charge et ont poussé le bouchon un peu plus loin. Une question qui revient finit par agacer, et c’est ce qui est arrivé avec Cheikh Mbacké Tall. En fait, revenant sur l’ambiance qui régnait au Palais, ce dernier visiblement affecté, dit ne pas comprendre ce qui leur est arrivé. Ainsi, sortant de ses gonds, il s’emporte, la voix audible à des lieux, tout en s’en prenant au chef de cabinet du chef de l’Etat. Selon lui, Pape Samba Mboup n’était pas dans son assiette. Mais il garantit tout de même qu’il ne voudrait pas faire de déballages. Toutefois, son conseil Me Diagne va mettre le doigt sur la plaie, affirmant que Pape Samba Mboup était dans « un état second ». Et c’est pourquoi, selon l’avocat, il a mélangé les pinceaux en comprenant « sokhna serigne-bi » (Ndlr, la femme du marabout) comme l’épouse du Khalife des mourides. Terminant, l’avocat a demandé la relaxe de son client. Le parquet s’était rapporté au Tribunal, qui a condamné pour 4 mois ferme les deux prévenus.

Moussa CISS (Stagiaire)
L'As

PiccMi.Com

Vendredi 21 Janvier 2011 - 11:07



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