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ESCROQUERIE AU VISA : « Un avocat » égyptien plume une quinzaine de « pigeons voyageurs »





ESCROQUERIE AU VISA : « Un avocat » égyptien plume une quinzaine de « pigeons voyageurs »
L’assistance avait du mal à croire qu’un avocat inscrit au barreau d’Egypte vienne commettre des escroqueries au Sénégal. Il est bien vrai qu’avec la mondialisation, il faut s’attendre à tout. « L’avocat » égyptien ciblé les mosquées pour approcher ses victimes, des candidats à l’immigration dont la principale destination était Dubaï. 15 plaignants se sont présentés à la barre à côté de leur bourreau, faisant état de la remise de divers montants de 250 mille à plus de 500 mille. Le mis en cause qui se dit avocat en Egypte, a déclaré à la barre qu’il était en contact avec son pays d’origine, mais aucun représentant de l’ambassade d’Egypte n’était dans la salle. Le procureur a requis un an (1 an) de prison ferme contre lui, le jugement est mis en délibéré pour le 10 prochain.

Il répond au nom d’Amadou Niang alias Abou Alwafa, né en 1960 au pays des Pharaons. Il se dit avocat inscrit au barreau égyptien, arrêté suite à une multitude de plaintes dans les commissariats, notre fameux avocat égyptien fut déféré au Parquet le 17 septembre dernier pour délit d’escroquerie, faux et usage de faux dans un document administratif. Plusieurs plaignants, au nombre de quinze, étaient à la barre. Djiby Sakho, lui a remis 250.000 francs, Pape Amadou Ndao 200.000 francs, Fodé Traoré 325 mille, Mansour Diakhaté, Ibrahima Camara et Cissokho lui ont remis chacun 250 mille, on ne peut citer nommément toutes les quinze victimes, néanmoins il a été avéré que d’autres lui ont remis plus de 500 mille francs. Dès l’interrogatoire, ces candidats à l’immigration ont souligné qu’ils ont été contactés dans des mosquées par d’autres individus, Amadou Niang alias Abou Alwafa leur a déclaré qu’il est avocat inscrit au barreau égyptien, qu’il est en mission de la part du gouvernement égyptien pour recruter des candidats à l’immigration pour Dubaï. Selon les victimes, voilà un an que la sortie des visas tarde et plusieurs fois l’avocat leur avait donné des rendez-vous mais en vain, finalement ils se sont résolus à le traduire en justice. Le prévenu n’a pas nié la remise de ces montants et a précisé qu’il est bel et bien avocat, inscrit au barreau égyptien et d’affirmer, concernant les recrutements, qu’il reste bien en contact avec son pays. « Pourquoi une affaire de visa dure depuis un an ? », lui demande le président du Tribunal. Avant d’ajouter : « nous sommes frappés par l’absence d’un représentant de l’ambassade de votre pays ». Amadou Niang alias Abou Alwafa n’a pas élucidé ce point, il s’est contenté de souligner qu’il a remis les montants encaissés à une tierce personne sans autre précision et selon ses dires ce dernier a pris la poudre d’escampette. Cette version reste peut convaincante car les plaignants soulignent qu’ils n’ont vu personne d’autre que lui. Le conseil des parties civiles, dans sa plaidoirie souligne que le prévenu s’est déclaré des fausses qualités, il a encaissé énormément divers montants, faisant rêver aux victimes qu’elles vont bientôt voyager. L’avocat précise que le prévenu est un escroc très dangereux. « Je demande au Tribunal de le maintenir dans les liens de la prévention, de le condamner à telle peine qui plaira au procurer et de recevoir la constitution des parties civiles, au moins une douzaine : 500 mille, 280 mille, 250 mille, 500 mille, 300 mille etc… ; ordonner l’exécution provisoire et fixer la contrainte par corps au maximum », conclut l’avocat. Le représentant du ministère public a attiré l’attention du Tribunal qu’il y a d’autres plaignants qui vont se manifester dans peu de temps, le prévenu peut être extrait de la prison à chaque fois pour être jugé. « Il a été trouvé en possession de faux documents administratifs, il est coupable des faits qui lui sont reprochés », assène le défenseur de la société ; avant de requérir 1 an de prison ferme contre lui. Le conseil du prévenu, Me Ousmane Thiam, s’est opposé à la décision du procureur d’extraire le mis en cause de la prison pour le juger, à chaque fois que d’autres plaintes tombent. « Mon client a reconnu les faits, je ne crois pas qu’il faille chercher de midi à quatorze heures, alors je demande la clémence du Tribunal », plaide Me Thiam. Le jugement est mis en délibéré pour le 10 octobre prochain. Lassana Sidibé

« Un avocat » égyptien plume une quinzaine de « pigeons voyageurs »

L’assistance avait du mal à croire qu’un avocat inscrit au barreau d’Egypte vienne commettre des escroqueries au Sénégal. Il est bien vrai qu’avec la mondialisation, il faut s’attendre à tout. « L’avocat » égyptien ciblé les mosquées pour approcher ses victimes, des candidats à l’immigration dont la principale destination était Dubaï. 15 plaignants se sont présentés à la barre à côté de leur bourreau, faisant état de la remise de divers montants de 250 mille à plus de 500 mille. Le mis en cause qui se dit avocat en Egypte, a déclaré à la barre qu’il était en contact avec son pays d’origine, mais aucun représentant de l’ambassade d’Egypte n’était dans la salle. Le procureur a requis un an (1 an) de prison ferme contre lui, le jugement est mis en délibéré pour le 10 prochain.

Il répond au nom d’Amadou Niang alias Abou Alwafa, né en 1960 au pays des Pharaons. Il se dit avocat inscrit au barreau égyptien, arrêté suite à une multitude de plaintes dans les commissariats, notre fameux avocat égyptien fut déféré au Parquet le 17 septembre dernier pour délit d’escroquerie, faux et usage de faux dans un document administratif. Plusieurs plaignants, au nombre de quinze, étaient à la barre. Djiby Sakho, lui a remis 250.000 francs, Pape Amadou Ndao 200.000 francs, Fodé Traoré 325 mille, Mansour Diakhaté, Ibrahima Camara et Cissokho lui ont remis chacun 250 mille, on ne peut citer nommément toutes les quinze victimes, néanmoins il a été avéré que d’autres lui ont remis plus de 500 mille francs. Dès l’interrogatoire, ces candidats à l’immigration ont souligné qu’ils ont été contactés dans des mosquées par d’autres individus, Amadou Niang alias Abou Alwafa leur a déclaré qu’il est avocat inscrit au barreau égyptien, qu’il est en mission de la part du gouvernement égyptien pour recruter des candidats à l’immigration pour Dubaï. Selon les victimes, voilà un an que la sortie des visas tarde et plusieurs fois l’avocat leur avait donné des rendez-vous mais en vain, finalement ils se sont résolus à le traduire en justice. Le prévenu n’a pas nié la remise de ces montants et a précisé qu’il est bel et bien avocat, inscrit au barreau égyptien et d’affirmer, concernant les recrutements, qu’il reste bien en contact avec son pays. « Pourquoi une affaire de visa dure depuis un an ? », lui demande le président du Tribunal. Avant d’ajouter : « nous sommes frappés par l’absence d’un représentant de l’ambassade de votre pays ». Amadou Niang alias Abou Alwafa n’a pas élucidé ce point, il s’est contenté de souligner qu’il a remis les montants encaissés à une tierce personne sans autre précision et selon ses dires ce dernier a pris la poudre d’escampette. Cette version reste peut convaincante car les plaignants soulignent qu’ils n’ont vu personne d’autre que lui. Le conseil des parties civiles, dans sa plaidoirie souligne que le prévenu s’est déclaré des fausses qualités, il a encaissé énormément divers montants, faisant rêver aux victimes qu’elles vont bientôt voyager. L’avocat précise que le prévenu est un escroc très dangereux. « Je demande au Tribunal de le maintenir dans les liens de la prévention, de le condamner à telle peine qui plaira au procurer et de recevoir la constitution des parties civiles, au moins une douzaine : 500 mille, 280 mille, 250 mille, 500 mille, 300 mille etc… ; ordonner l’exécution provisoire et fixer la contrainte par corps au maximum », conclut l’avocat. Le représentant du ministère public a attiré l’attention du Tribunal qu’il y a d’autres plaignants qui vont se manifester dans peu de temps, le prévenu peut être extrait de la prison à chaque fois pour être jugé. « Il a été trouvé en possession de faux documents administratifs, il est coupable des faits qui lui sont reprochés », assène le défenseur de la société ; avant de requérir 1 an de prison ferme contre lui. Le conseil du prévenu, Me Ousmane Thiam, s’est opposé à la décision du procureur d’extraire le mis en cause de la prison pour le juger, à chaque fois que d’autres plaintes tombent. « Mon client a reconnu les faits, je ne crois pas qu’il faille chercher de midi à quatorze heures, alors je demande la clémence du Tribunal », plaide Me Thiam. Le jugement est mis en délibéré pour le 10 octobre prochain.

L'office

Mardi 9 Octobre 2012 - 08:28



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