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EXCLUSIF- SERIGNE MANSOUR SY DJAMIL : "Pourquoi j’ai pas déposé ma candidature et pourquoi je le ferais !"





A la date butoir du 26 Janvier, je n’ai, malheureusement, pu pas déposer ma candidature à l’élection présidentielle du26 Février 2012 pour les deux raisons essentielles suivantes :

La pertinence de ma candidature, en tant que figure nouvelle, capable d’apporter des solutions, s’est avérée au cours des dernières semaines par un niveau de popularité jamais démenti. Mais cette candidature était suspendue à deux difficultés :

• La temporalité contraignante et non modifiable fixée par le Conseil Constitutionnel ne nous a pas donné assez de marges pour mobiliser les fonds nécessaires pour payer la caution de Soixante Cinq Millions (65.000.000) FCFA.

• Et que deuxièmement la question de l’opportunité de participer à une élection avec Abdoulaye Wade comme candidat en sachant que dans de telles conditions, ces élections sont gagnées d’avance par le parti au pouvoir. Cette question pendante noircit toute perspective d’élection transparente d’où la nécessité ou non d’y participer.

Malgré tous les efforts déployés pour réunir plus de treize mille (13000) signatures et autres documents administratifs, la collecte des fonds nécessaires pour la caution de Soixante Cinq Millions (65.000.000) FCFA a été l’un des points sur lesquels j’ai rencontré le plus de difficulté. Cela parait difficile à comprendre au vu de la popularité dont cette candidature jouit auprès des populations et, ce, perceptible à tous les niveaux. Depuis l’officialisation de ma candidature, le 04 Janvier 2012, le Directoire de campagne a élaboré une sérieuse stratégie pour avoir les dix (10.000) signatures qui devaient porter ma candidature parce que Bes Du Ňakk n’est pas un parti politique. Nous y avons travaillé jour et nuit, sans relâche. Cela nous a pris beaucoup de temps et d’énergie ; des camarades ont passé trois (03) nuits à Kaolack et Fatick pour avoir les signatures. Une fois cet excellent travail accompli, il ne nous restait plus assez de temps pour organiser la levée des fonds pour la caution. Il nous aurait fallu quinze (15) jours de plus pour que les virements dans le compte de Bes Du Ňakk par les grands contributeurs et la collecte des fonds auprès des populations se fasse d’une manière convenable.

Devant cette situation, la seule alternative était de trouver quelqu’un capable de mettre à notre disposition l’argent nécessaire en attendant l’arrivée des contributions. Avec mon équipe de campagne, nous avons tout tenté. Nous avons tout essayé. Jusqu’à la dernière seconde. Le temps nous a fait terriblement défaut et des pressions sournoises subies par d’éventuels contributeurs et la non tenue de dernière minute d’une promesse sur laquelle on travaillait pendant des jours ne nous a pas aidés.

Cependant, rien n’est perdu. La journée du 27 janvier 2012 est décisive pour l’avenir de notre pays : il faut à tout prix empêcher la candidature, tant décriée du Président Abdoulaye Wade, d’être validée par le Conseil Constitutionnel. Si Abdoulaye Wade se présentait, les conditions de transparence ne seront pas réunies et les élections seront gagnées d’avance par le camp présidentiel. En effet, ce dernier aura le loisir de distribuer les quotas les plus humiliants et passer au premier tour. Dans ces conditions de non transparence, l’opportunité de la participation aux élections se posent parce que les dés sont pipés. Et cette question est suspendue comme une épée de Damoclès sur la tête de tous les acteurs du jeu politique sénégalais. Et des appels de sirène de toute part nous ont conseillé de ne pas nous exposer à des élections qui risquaient de ne pas refléter notre représentativité dans ce pays parce que les résultats ayant été fixés d’avance par les manipulations informatiques d’Abdoulaye Wade et de son équipe.

A date d’aujourd’hui, rien n’est gagné, rien n’est perdu. Tout est possible. Y compris ma propre candidature. Dans une situation grosse de dangers et d’incertitudes. C’est pourquoi je demande à tous les militants de garder la mobilisation intacte dans les rangs de Bes Du Ňakk et au delà, pour continuer le combat et participer à toute prochaine élection (présidentielle, législative, municipale). Et dans le laps de temps qui nous sépare de ces échéances, les questions d’ordre organisationnel et financier seront définitivement réglées. Mais les difficultés rencontrées, nous montrent l’ampleur de la tache à accomplir pour ceux qui croient à ma candidature. Je n’ai pas les moyens des autres parce que n’ayant pas connu leur trajectoire. Et Bes Du Ňakk est une organisation balbutiante. Les moyens dont nous disposerons, seront ceux que les citoyens voudront bien nous donner. Nous n’avons ni soutien extérieur, ni de mécènes prêts à nous financer. Le peuple que nous voulons émanciper est notre seul recours. Et nous sommes persuadés qu’avec une organisation plus efficace et rationnelle, les moyens seront dégagés.

Je prends toute la mesure de la déception que le non dépôt de ma candidature a provoquée auprès des milliers de citoyens parmi les patriotes qui voyaient à travers ma modeste personne la figure nouvelle dont ils ont rêvée. Je le regrette profondément. Mais ce n’est que partie remise. Les incertitudes du 27 Janvier et des jours à venir laissent ouvertes toutes les hypothèses. Je remercie du fond du cœur toutes ces personnes qui avaient une raison d’espérer que je pouvais contribuer efficacement à cette campagne électorale. Je reste debout à coté de ces milliers de fans qui, par le biais des réseaux internet comme Facebook, ont montré leur engouement formidable en battant tous les records d’adhésion. Je remercie les treize mille (13.000) personnes qui, dans un délai très court ont rempli les fiches de signatures qui devaient porter ma candidature indépendante, présentée sous la bannière d’aucun parti politique. Je remercie tous ceux qui ont généreusement contribué au financement de la caution, mais étant donné que nous ne l’avons pas versée nous nous faisons le devoir de vous rembourser les sommes encaissées. Je remercie toutes les énergies qui se sont déployées à l’intérieur, comme à l’extérieur du pays, pour dire, avec le Directoire de Bes Du Ňakk que je dirige, que le Sénégal sera un pays où il fera bon vivre; comme d’ailleurs le stipule notre slogan « LE SENEGAL, DEMAIN, UN AUTRE PAYS ! ». Je remercie le Directoire de campagne et son Directeur pour le travail extraordinaire qu’ils ont accompli depuis le début de ce compagnonnage. Je remercie la commission de communication et nos amis de Cincinnati, de New-York, de Paris, et récemment de Londres pour les efforts considérables déployés dans le domaine de la communication et de la réflexion. Je leur donne à toutes et à tous un rendez vous certain pour une victoire assurée. Incha Allah nous irons de l’avant car le combat ne fait que commencer.
.Vive le Sénégal.

Serigne Mansour SY DJAMIL


Vendredi 27 Janvier 2012 - 20:43



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1.Posté par bathie le 28/01/2012 01:31

une suggestion!
créer une coalition entre Bes Du Ňakk, Fékké ma ci bolé, y en à marre, et Yamalé pour les élections législatives avec des personnes intègres, qualifiées et responsables sur les listes.
ainsi on aura une assemblée du peuple, pour le peuple et par le peuple pour contrôler tout parti qui sera élu lors des présidentielles.

2.Posté par Deug le 30/01/2012 21:17

l'argument financier semble témoigner d'une certain amateurisme et d'un certain manque d'engagement de la part de Mansour Jamil...

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