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Election présidentielle de 2019 : Quand le maire Petit Guèye se veut grand.



J’ai lu avec assez d’intérêt le texte publié sous forme de tribune par le maire de Sokone, Mamadou Moustapha Guèye au journal l’As dans son édition du jeudi 20 septembre 2018. Texte dans lequel il interpelle les futurs candidats à l’élection présidentielle de février 2019, en leur posant des questions auxquelles ces derniers devraient répondre à sa satisfaction, lui le maire, pour qu’il leur apporte son soutien.



Sincèrement, il nous semble que le maire affiche dans son texte une posture à l’abri de laquelle, il veut se faire passer comme un homme politique d’envergure susceptible d’apporter un plus majeur à un candidat dans la compétition politique annoncée. Une illusion totale. Ce n’est ni dans sa ville où il a été élu maire en juillet 2014, ni au niveau départemental et encore moins au plan national qu’il pourrait apporter un tel plus. Vous vous souvenez, sans doute, de la défaite cuisante de la liste qu’il avait conduite dans le département de Foundiougne, en alliance avec le parti de Cheikh Tidiane Gadio, aux dernières élections législatives. Cette raclée l’avait amené dans son style habituel à ameuter les médias pour annoncer avec fracas sa démission de son poste de maire de Sokone. Il n’en fit rien. A l’époque, rien que du bluff, pour digérer et passer le cap d’une défaite amère. Celle-ci, se présentant à lui, comme une sérieuse alerte et lui indiquant sa perte majeure sur le terrain politique. Y compris dans sa propre commune où le rapport de force sorti des urnes indiquait un taux de 70%, en faveur de la liste de Benno pour laquelle le ministre Abdou Latif Coulibaly avait battu campagne, contre 32% à mettre à l’actif du maire et de sa liste. Cette dernière n’avait recueilli que 4 mille voix sur l’ensemble des électeurs du département, pour un total d’inscrits de 111 mille citoyens. Rien ne peut justifier les prétentions du maire, ni son assise sur le terrain politique, ni son bilan à la tête de la mairie de Sokone. Il fait partie de ce type de Sénégalais qui, à force de parader dans les médias en finissent par mesurer leur poids politique et leur influence sur le terrain, proportionnellement à leurs sorties dans les médias. Ils comptent le nombre de fois que les micros des radios leur sont ouverts, les caméras des télévisions braquées sur eux et les colonnes de journaux mises à leur disposition, pour se donner des airs de grand responsable. J’ai l’impression que le maire Petit Guèye est définitivement victime de ce syndrome.
Revenons un peu sur le soutien que le maire prétend pouvoir donner aux candidats. Il est important de rappeler à cet égard qu’au mois de juillet dernier, il avait tenu avec ses partisans une réunion au cours de laquelle il leur avait demandé de se tenir prêts pour écouter ses consignes pour leur indiquer en faveur de qui ils devraient signer des parrainages. Il est important de noter que les consignes du maire ne sont jamais arrivées. Sauf qu’en constatant lui-même que la plupart de ses partisans avait décidé par eux-mêmes de parrainer des candidats, y compris le candidat Macky, le maire s’est ravisé pour dire que chacun était libre de faire son choix personnel. Il avouait ainsi son impuissance. Fidèle à cette ligne de conduite naviguant entre l’ambiguïté et le sibyllin, il s’est fendu de cette tribune pour laisser croire qu’il y aurait derrière lui principalement dans sa commune et dans le département de Foundiougne, une cohorte d’électeurs importante qui pourrait lui permettre de négocier des politiques auprès de candidats qui franchiraient demain l’étape des parrainages. Que nenni ! En réalité, c’est la seule et unique motivation de la rédaction de sa tribune qui, à notre avis, est d’une incohérence frappante, à la fois dans le propos lui-même et dans la naïveté des questions structurant l’argumentation. Beaucoup de questions qui, parfois, n’en sont pas réellement en ce que les réponses qu’elles cherchent, ou parce que simplement celles-ci ne sont rien d’autre que des affirmations prétentieuses, reflétant et révélant la vraie nature de l’homme. Nous retiendrons quatre questions pour mieux asseoir l’inanité de l’argumentation servie au style ampoulé et naïf. Nous nous rendrons ensemble compte de la vacuité du texte proposé aux lecteurs. Nous commencerons par la question relative au mode d’élection des députés. « Seriez-vous prêt à réformer les institutions dans ce sens ci-dessous » ? Il ajoute aussitôt : « à supprimer la liste nationale (…) remplacement du HCCT, Suppression du CESE », il continue « seriez-vous prêts à ne pas manipuler la Justice, à sécuriser le processus électoral, à réduire le train de vie de l’Etat, à créer un ministère exclusivement dédié aux Affaires sociales », etc. Sincèrement, ces questions ne revêtent aucune originalité du point de vue de leur contenu. Celles-ci sont tellement récurrentes qu’elles sont presque devenues une sorte de ritournelle dans le discours des hommes politiques qu’il dénonce à la fois, dit-il, pour leur inconséquence et leur propension à vite oublier les promesses faites au peuple au moment des campagnes. Promesses oubliées ? Parlons-en alors. En 2014, se présentant aux suffrages des Sokonois, il leur avait promis de : faire procéder au dragage du canal reliant cette terre ferme aux îles du Saloum, donner des emplois aux jeunes sokonois, faire venir de nombreux partenaires pour réaliser des financements importants dans le domaine agricole, de créer des activités favorisant l’auto-emploi des femmes et des jeunes, créer des centres de loisirs, une promenade des sokonois avec un complexe sportif, transformer les rues de la bourgade, son marché central et son marché hebdomadaire, régler les problèmes fonciers, etc. ». Le maire a subitement oublié toutes ses promesses et croient pouvoir juger et condamner les hommes politiques qui oublient souvent les leurs. Soyons sérieux, M. le maire. « Une commune, 1 milliard » est son slogan fétiche, depuis son élection. La position affichée à travers ce slogan traduit de la part du maire une conception erronée du développement. Il cache surtout une faiblesse notoire dans la compréhension des mécanismes de fonctionnement d’un Etat. La gestion d’une commune épouse subtilement les contours de la gestion d’un Etat. La focalisation du maire à parler de budget et de finances traduit une très forte propension à croire et à soutenir que le développement est d’abord une question budgétaire et financière. Evidemment que non ! Le développement appelle suppose certes l’existence de moyens financiers.
Cependant, le budget et les finances que cet instrument de la gestion économique induit, ne sont pas des outils exclusifs pour réussir un développement. C’est en étant convaincu de cela qu’il est amené à dire cette hérésie innommable : « les ministères ne doivent plus gérer ni exécuter le budget voté par l’Assemblée nationale. L’argent des ministères a toujours fini dans la poche des ministres, de celles de leur DG et de leurs fournisseurs par le jeu du gré à gré ». On ose croire que les fonds confiés aux maires, pas tous évidemment, ne finissent pas toujours dans leurs mains et dans celles de leurs courtisans des conseils municipaux. A Sokone, certains attendent d’être convaincus que non.
« Seriez-vous prêts à enclencher le retour au bercail des Sénégalais de la diaspora » ? Et pourquoi alors un candidat dirait-il oui au maire ? Car en disant oui, en cas d’élection, le candidat qui a promis s’assoirait fatalement sur la liberté individuelle des gens pour le faire. Quelle naïveté parfois touchante, tant l’ignorance qui la fonde est frappante. Ne dit-on pas que quand l’ignorance structure une pensée, c’est l’audace qui est au bout.
Monsieur le maire, la population sokonoise a compris votre jeu. Après avoir fait défiler les opposants à la majorité présidentielle en les promenant sur le pont délabré de Sokone et non sur la promenade des Sokonois pourtant promise aux populations, dans le but d’attirer l’attention du pouvoir sur votre capacité imaginaire à faire mal, vous n’avez pas eu le courage de vous déterminer en ce moment de parrainage des candidats à la candidature aux prochaines élections présidentielles. Petit Guèye, sachez définitivement que vous n’avez malheureusement pas cette envergure qui vous vaudrait un tel intérêt. La preuve, même les pseudos opposants que vous avez reçus à tour de rôle, ne sont pas revenus chercher votre appui durant cette campagne pour le parrainage.
Pourtant le Président l’avait reçu à Fatick, lors du Conseil des Ministres délocalisé, sur arrangement du Ministre Abdou Latif COULIBALY. Au sortir de cette audience, il avait promis de s’engager dans l’APR en indiquant une période de tenue d’un meeting de ralliement, courant avril-mai 2016. Pour matérialiser cette volonté de collaborer avec lui, on lui avait trouvé un poste d’administrateur à la Société de Gestion de Manantali, où il est resté au moins deux ans (2016-2017). Comme quoi, lui également, il est à la quête de faveurs et de privilèges ; ce qu’il dénonce par ailleurs, comme étant des pratiques douteuses et anti-progrès des politiques.
N’ayant pas respecté cet engagement, il ne peut plus par conséquent intégrer la majorité présidentielle. Ne trouvant pas les opposants suffisamment attrayants, il conditionne son soutien à la réponse à ces questions dont la pertinence laisse à désirer. Avec une telle posture, Petit Guèye tente de justifier son absence de la campagne de parrainage qui déroute ses partisans et s’aménage une porte de sortie. Malheureusement, à l’image de son pseudonyme, il n’a pas l’’envergure politique qui lui permettrait de disposer d’une arme de négociation politique. Qu’il en soit édifié une bonne fois pour toute. Avec l’allure du parrainage dans sa commune en faveur du Président Macky SALL, les populations de Sokone ont visiblement décidé. Sokone Has decided, pour parler comme mes voisins de la Gambie. Et heureusement qu’elles ont maintenant compris.

Ibrahima DIOP
Coordinateur du Mouvement Diappal Ma Diap,
affilié à la coalition Benno Bokk Yaakaar, Karang


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Samedi 29 Septembre 2018 - 13:21



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1.Posté par fade le 01/10/2018 11:31

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