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Et C'est Parti ! Pour que la fête continue!



A l'occasion de la coupe du monde de foot, première édition du genre à se dérouler sur le sol africain, la rédaction de Piccmi.com vous fait une revue des troupes du continent engagées dans cette compétition. Aujourd'hui, l'Afrique du Sud, pays organisateur et aussi première équipe de l'escouade continentale à entrer en lice.



Une lente descente aux enfers

Et C'est Parti ! Pour que la fête continue!
Une chute libre. Un déclin irrésistible. Même l'obtention de l'organisation de la Coupe du monde 2010 n'a pas conduit l'Afrique du Sud à faire le nécessaire pour enrayer la décadence de sa sélection nationale. Les Bafana Bafana vont entamer leur Mondial au plus bas de leur crédit depuis qu'ils ont retrouvé le concert des nations en 1992. De leur titre de champion d'Afrique 1996, de leur statut de puissance continentale, il ne reste rien. La présence de l'Afsud à la CAN est, avec le classement FIFA, l'indice le plus révélateur de cette agonie. Finaliste en 1998, demi-finaliste en 2000, quart de finaliste en 2002, éliminée d'entrée en 2004, 2006 et 2008, elle n'a même pas participé à l'épreuve cette année, éliminée avant. Le classement FIFA ? L'Afrique du Sud a été la numéro un en Afrique en 2001 (19e). Elle est la vingtième aujourd'hui (88e) derrière des sélections comme l'Ouganda et le Malawi. En 1998, elle avait défié la France à Marseille, lors de la Coupe du monde, mieux classée que son hôte (21e contre 25e)...

Certes, l'euphorie de la période post-Apartheid des années 90 a élevé l'Afrique du Sud à un rang auquel elle n'était pas préparée, ce qui peut conduire à nuancer le point de vue. «En 1996 nous avions une bonne équipe mais nous avions surtout cette capacité à jouer avec notre coeur plus qu'avec notre tête, racontait récemment Lucas Radebe à L'Equipe. Je crois qu'aucun des joueurs n'a jamais perdu de vue d'où il venait et la chance qu'il pouvait avoir d'être là.» Mais la faillite actuelle est surtout le produit d'une politique inexistante ou indaptée, selon les points de vue, conduite par des instances sportives où sévissent de profondes rivalités. «L'équipe de 1996 est aussi la dernière génération des talentueux joueurs universitaires que le pays a connu entre les années 1960 et 1990, nous éclaire Zola Doda, journaliste au magazine Kick Off, au Cap. A cette époque, pour les enfants noirs, le football était le sport le plus abordable. Le seul vivier de bons joueurs, pour les clubs, c'était les collèges et les lycées. Après la fin de l'apartheid, les jeunes Noirs ont eu accès aux écoles blanches, où ils ont découvert le cricket, le rugby, l'athlétisme et l'équitation. L'école publique a négligé le football et la fédération n'a rien fait pour régler le problème.»

Une montée en puissance

Manque de talents individuels et système de formation défaillants se combinent, depuis, pour plomber la compétitivité des Bafana Bafana au niveau international. Benni McCarthy et Tsepo Masilela sont les seuls joueurs éligibles pour le Mondial à avoir participé à la Ligue des champions en Europe. Steven Pienaar (Everton) est le seul titulaire dans un club important d'un championnat européen majeur. «Nos dirigeants n'accordent aucune importance à la formation et aux sélections de jeunes, reprend Zola Doda. Cela ne les intéresse pas. A la fédération, il n'y a que très peu de compétences techniques. Aucun ancien joueur. Michel Platini a été vice-président de la FFF. Franz Beckenbauer a beaucoup de poids dans l'organisation du football en Allemagne. Pas chez nous. C'est la raison pour laquelle on fait appel à de bons techniciens étrangers comme Carlos Queiroz ou Carlos Alberto Parreira. Nos dirigeants sont des administrateurs. Ils savent organiser des compétitions, faire sortir des stades de terre, mais le jeu n'est pas leur domaine de compétence. Ce n'est pas la volonté des anciens joueurs qui manque. Ils passent leur temps à dire qu'ils sont prêts à aider.»

L'Afrique du Sud bénéficie pourtant du nerf de la guerre. Son championnat fait partie des quinze ligues les plus dotées du monde, devant les Pays-Bas ou la Belgique. C'est aussi ce qui le perd puisque les clubs appartiennent à des propriétaires mus par les retombées financières des transferts plus que par les enjeux sportifs. «Les clubs sud-africains négligent complètement la Ligue des champions continentale, illustre Zola Dado. Il n'y a pas d'argent à en tirer. L'une des différences entre la Côte-d'Ivoire et l'Afrique du Sud, c'est juste ça.» La nation arc-en-ciel craint un bide face au Mexique, à l'Uruguay et la France et de rester à quai des les phases de poule, ce qui serait une première pour un pays organisateur. La SAFA, si elle fut égale à elle même dans la gestion de la préparation - camp de base trouvé sur le tard, programme de matches amicaux maigrelets - a au moins fait le nécessaire pour interrompre le championnat en janvier et permettre à Carlos Alberto Parreira de travailler avec ses joueurs plusieurs mois en amont. Le Brésilien peut méditer ce qui s'est produit en juin dernier. Confrontée à la vraie compétition, l'Afrique du Sud n'a pas été ridicule à la Coupe des confédérations : 0-0 contre l'Irak, 2-0 contre la Nouvelle-Zélande, 0-2 contre l'Espagne, 0-1 face au Brésil et 2-3 après prolongation à nouveau face à l'Espagne. La sélection Sudaf reste surtout sur une série de 12 matchs sans défaites dont les 3 dernières se sont soldées par des victoires, contre la Colombie (2 buts à 1), le Guatemala (5 à 1) et le Danemark (1 but à 0), très convaincantes. Pourvu Que la fête continue!

Piccmi.com (source lequipe.fr)

Vendredi 11 Juin 2010 - 14:49



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