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Et David Villa...Once Again !



Favorite de la compétition, l'Espagne a souffert pour faire honneur à son rang mais disputera bel et bien la première demi-finale mondiale de son histoire. Grâce à un nouveau but de l'inévitable David Villa (83e), son cinquième du tournoi, la Roja s'est sortie du piège paraguayen, alors que Casillas (59e) comme Villar (61e) avaient chacun repoussé un penalty au préalable. Le choc face à l'Allemagne mercredi s'annonce bouillant.



Et David Villa...Once Again !
Si les plus grandes victoires se construisent dans la douleur, l'Espagne part avec un sacré avantage en vue de sa demi-finale face à l'Allemagne. Alors que les hommes de Joachim Löw ont dynamité l'Angleterre (4-1) puis l'Argentine (4-0), ceux de Del Bosque reviennent déjà d'un peu plus loin. Après un groupe H rendu bien compliqué par sa défaite initiale devant la Suisse (0-1) et un 8e remporté sur la plus courte des marges devant le Portugal (1-0), l'Espagne a souffert mille maux pour venir à bout d'un Paraguay bien coriace. Et la délivrance n'en a été que plus belle, dans un match qui a parfois tourné à la douce folie.

Les Paraguayens entament en effet le match de manière assez surprenante, inquiétant Casillas dès les premiers instants par Valdez bien lancé par Cardozo (2e). Un peu comme face au Honduras ou surtout face au Chili en poule, l'Espagne ne parvient pas à poser son habituel jeu de passes, gênée par le pressing haut des Sud-Américains qui ont plutôt l'habitude d'évoluer bas. En agitant son doigt devant Villa pour lui signifier amicalement qu'il ne passerait pas, Veron symbolise bien la détermination des hommes de Gerardo Martino (19e). Et même si les champions d'Europe parviennent enfin à avancer à partir de la 20e minute de jeu, Alcaraz manque de quelques millimètres une reprise de la tête à bout portant (21e).

Au fur et à mesure, les esthètes espagnols commencent quand même à régaler le public de l'Ellis Park, certes par intermittence, mais le Paraguay donne presque l'impression d'avoir déjà laissé passer sa chance en évoluant de plus en plus bas. Villa perce sur la gauche de la surface mais ne trouve personne sur son centre en retrait (26e), tandis que Xavi frappe juste au-dessus à 25 mètres du but de Villar après un superbe enchaînement contrôle en pivot-volée (29e). Mais si les Rouge et blanc commettent beaucoup de fautes, ils se montrent encore et toujours les plus dangereux, par Santana trop court d'un cheveu lui aussi sur un centre de Morel (35e) et surtout par Valdez, qui se voit refuser l'ouverture du score pour un hors-jeu extrêmement limite. Même si Cardozo, lui effectivement en position illicite, faisait également action de jeu sur le coup.


Gracias Casillas !

Après une ultime frappe trop enlevée de Valdez (45e), l'Albirroja continue d'endormir son adversaire, jusqu'à ce coup de tonnerre de la 58e minute, qui va lancer une période folle de trois minutes: Piqué retient clairement le bras de Cardozo dans la surface sur un corner et M. Batres accorde un penalty indiscutable, manqué par ce même Cardozo qui s'oppose à un Casillas autoritaire, bloquant en deux temps sur sa gauche. Sur le contre, Villa devance Alcaraz à la course et obtient à son tour le penalty, qui apparaît là aussi plutôt justifié alors que le néo-Barcelonais était clairement en position de but (59e).

Xabi Alonso transforme la sentence une première fois en prenant Villar à contre-pied, mais l'arbitre guatémaltèque fait retirer le coup de pied de réparation pour l'entrée d'un joueur espagnol dans la surface pour quelques centimètres - sur la tentative de Cardozo, le nombre de joueurs ibériques dans la surface était pourtant nettement plus important, sur deux bons mètres cette fois. Le portier sud-américain détourne cette fois sur sa gauche l'essai du joueur de Liverpool et M. Batres ne bronche pas lorsque Villar accroche clairement Fabregas qui avait suivi, avant que Da Silva ne sauve finalement sur sa ligne devant Ramos (61e). Les deux équipes vont alors mettre un certain temps à récupérer de ces trois minutes complètement folles, seuls Iniesta (63e) et Xavi (75e) inquiétant Villar. Mais avec son jeu à une touche de balle, l'Espagne possède une base incroyablement solide qui peut l'aider à se sortir de n'importe quel piège.

Alors que la prolongation semble inéluctable, Iniesta à la sortie d'un jeu en triangle passe en revue deux défenseurs paraguayens avant de décaler Pedro sur sa droite. Le Barcelonais frappe le poteau droit de Villar mais le ballon revient à l'entrée de la surface de but dans les pieds de Villa, qui a lui besoin des deux poteaux pour enfin débloquer le compteur devant un Alcaraz désorienté sur sa ligne (1-0, 83e). Barrios obtient une dernière balle de prolongation que Casillas détourne en deux temps (89e) et les Espagnols peuvent exulter, vainqueurs de la malédiction qui les a privé durant 80 ans du dernier carré mondial. Avec un Casillas enfin en confiance après ce penalty repoussé et un Villa désormais seul meilleur buteur de la compétition pour encadrer une équipe aux forts idéaux techniques, ils doivent maintenant voir plus loin, bien placés pour savoir que l'occasion ne se présentera peut-être pas deux fois.


M.S.

Samedi 3 Juillet 2010 - 20:28



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