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Evacuation sanitaire de Bibo ordonnée par l’ONU : Le délai expire aujourd’hui





Souffrant d’une lourde pathologie cardiaque, Ibrahima Khalil dit Bibo Bourgi ne verra pas très tôt l’hôpital Georges Pompidou de Paris. Car le délai de vingt jours que la commission des Nations Unies sur le droit commercial international avait donné à l’Etat du Sénégal expire aujourd’hui, sans qu’une décision ne soit prononcée en sa faveur.
A en croire Dakaractu, en Avril dernier la Commission d'arbitrage des Nations Unies sur le droit commercial international a ordonné à l'État sénégalais de l'autoriser à se rendre en France pour des raisons de santé.
L’homme d’affaires avait saisi trois juridictions arbitrales internationales en vue de contester la confiscation par l’État du Sénégal de plusieurs sociétés dont il est actionnaire. Parmi elles, la Commission des Nations Unies sur le droit commercial international (CNUDCI). Le 5 avril, à l’occasion d’une audience préliminaire, les avocats de Bibo Bourgi avaient plaidé pour que l’instance arbitrale, au titre des mesures conservatoires, ordonne à la justice sénégalaise de l’autoriser à aller recevoir des soins en France. Souffrant d’une lourde pathologie cardiaque, Bibo Bourgi est en effet suivi par un service parisien spécialisé.
À plusieurs reprises, depuis sa mise en cause en 2013, l’homme d’affaires d’origine libanaise a produit des expertises médicales attestant que cette pathologie complexe ne peut être prise en charge au Sénégal et que son état de santé est incompatible avec la détention, même dans le cadre d’une unité spécialisée. Une thèse confirmée par un cardiologue sénégalais commis par la CREI, ce qui avait conduit les magistrats à remettre Bourgi en liberté au bout de deux mois, en juin 2013.
Sans attendre de connaître la décision de la CNUDCI, la justice sénégalaise a pourtant ordonné, au lendemain de l’audience arbitrale, le placement sous écrou de Bibo Bourgi.


Mardi 3 Mai 2016 - 09:12



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