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FILM DOCUMENTAIRE : Raconte-moi l’histoire de Dakar...


Cheikh Mouhamadou Djimbira, journaliste et réalisateur, retrace l’histoire de la capitale sénégalaise à travers un film intitulé « Dakar : miroir sur une mémoire coloniale » présenté en avant-première mardi dernier au Théâtre national Daniel Sorano.




FILM DOCUMENTAIRE : Raconte-moi l’histoire de Dakar...
A leur installation à Dakar en 1857, les Français avaient trouvé sur place une communauté lébou bien organisée, explique Ndiouga Adrien Benga, maître-assistant à l’Université Cheikh Anta Diop, interrogé dans le film documentaire « Dakar : miroir sur une mémoire coloniale » de Mouhamadou Djimbira. Spécialiste d’histoire moderne et contemporaine, Benga souligne que la communauté lébou était politiquement bien organisée avec ses 12 « penc » ou collectivités. Cependant, la plupart des infrastructures à Dakar ont été construites par le pouvoir colonial, nous apprend le réalisateur. Il cite le cas du port (1910), de la gare ferroviaire, de l’hôpital Aristide Le Dantec (1912), etc. Les Français ont baptisé les rues de Dakar qui portent des noms d’anciens administrateurs coloniaux tels que Gambetta, Jules Ferry, Protet, entre autres.

Cette mémoire coloniale se reflète également dans l’architecture conçue par les colons et bien visible dans le film. « Cette culture occidentale fait perdre la mémoire », a déploré le docteur Hamady Bocoum, directeur du Patrimoine culturel, interrogé dans le documentaire. « Il n’est pas utile d’effacer la mémoire coloniale. La ville, ce sont des schémas, des couches qui se superposent », explique-t-il. Selon l’historien Benga, le fait de rebaptiser les rues de Dakar n’est pas la solution à ce qu’il qualifie d’oubli. « Le Sénégal n’a pas beaucoup de responsabilité dans le dressage de l’architecture. Il faut éviter le trop-plein de mémoire et avoir une vision de la mémoire », ajoute-t-il. Des rues portant les noms de personnalités de l’époque coloniale ont été rebaptisées ces dernières années. La rue Gambetta est devenue Lamine Guèye (homme politique sénégalais de l’époque coloniale) et la rue Albert Sarraut s’appelle désormais Hassan 2 (ex-roi du Maroc).

APS

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