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Fort Comme Un Turc !



Tout réussit à la Turquie ! Poussés dans leurs derniers retranchements par la Serbie, les partenaires d'Hedo Turkoglu ont arraché la victoire à la dernière seconde grâce à un panier de Tunceri (83-82), en demi-finales du championnat du monde. Les Turcs s'offrent une finale de gala face aux Etats-Unis, dimanche, dans une salle forcément surchauffée.



Fort Comme Un Turc !
La finale rêvée par toute une salle, toute une ville, tout un pays, aura bien lieu. La Turquie est venue coiffer la Serbie d'on ne sait où, ce samedi soir à Istanbul, au terme d'une demi-finale d'une intensité rare qu'elle a passée à courir après le score. Pour finalement le rattraper, à bout de souffle mais toujours en vie, à 3'25" de la fin sur un tir primé de Tunçeri (76-75, 37e). Un shoot qui a tout changé, surtout pour le meneur de jeu turc (12 points, 5 passes), devenu trois minutes plus tard le héros de la nation.

C'est dans ses mains que le ballon le plus important de la rencontre, sur l'avant-dernière possession et alors que les Serbes menaient encore d'un point (82-81), a atterri. Et c'est dans un trou de souris, par la porte de derrière, qu'il a échappé à la vigilance de tout le monde pour venir déposer un lay-up à 0"5 du buzzer qui, ici, risque de faire la Une des journaux. Mieux, d'entrer dans la légende. Car pour la première fois de son histoire, la Turquie est en finale d'un Mondial. Le sien. Le hold-up parfait.

Avant ces trois dernières minutes de pure folie, les joueurs de Bogdan Tanjeiv n'avaient mené que 41" en tout et pour tout, dans le premier quart-temps. C'est peu. Trop peu, pensait-on alors, pour prétendre à mieux. Mais par un miracle qui n'arrivera sans doute qu'une fois, ça a suffi. La Serbie, à peine sortie de l'adolescence, a pourtant prouvé qu'elle avait déjà presque tout d'une grande dans un match qu'elle a joué à l'expérience, sans paniquer, malgré 15.000 supporters et "douze géants" morts de faim. Seulement le money-time, qui devait la conduire vers les Etats-Unis en finale, lui a été fatal. Le Sinan Erdem Dome, bouillant comme jamais depuis le début du tournoi, est entré en fusion et le sera encore dans vingt-quatre heures au moment où les Américains entreront sur le parquet.


Ilyasova muselé, Turkoglu déchainé


Portés par Teodosic (13 points, 6 rebonds), Tepic et surtout Velickovic, tout de suite très à l'aise derrière la ligne, les Serbes ont été les premiers à faire le trou en début de match (15-8, 6e). Un avantage de courte durée certes, puisque Turkoglu s'est réveillé pour remettre les siens dans le droit chemin, mais qui en disait alors long sur la solidité de la Serbie (20-17, 10e). Car comme en quarts de finale contre l'Espagne, les joueurs de Dusan Ivkovic ont maîtrisé les débats et contrôlé le rythme. Il faut dire qu'ils ne manquent pas d'options. Dans le deuxième acte, ce sont Savanovic (15 points), Keselj (18 points, 7 rebonds) et Krsitc (15 points, 7 rebonds) qui ont pris le relais avec brio, permettant aux leurs de rester devant au score (33-25, 16e) et de faire douter la Turquie qui, jusque-là dans ce Mondial, avait pour habitude d'assommer son adversaire d'entrée.

Cette fois, il ne fallait pas y compter. La jeunesse serbe est d'une impétuosité génétique et, malgré les apports de Guler, Onan et Arslan côté turc, elle a continué de harceler les hommes de Bogdan Tanjevic, eux un peu moins adroits que lors des matches précédents. Notamment Ilyasova (6 points, 4 rebonds), géant parmi les "géants" depuis le début de la compétition, qui a été complètement verrouillé à l'aile (42-35, 20e). Il a donc fallu que le héros national Turkoglu (16 points), préservé avant la pause, sorte de sa cachette et redonne de l'espoir à un Sinan Erdem Dome en fusion d'un trois points bienvenu. Mais là encore, les Serbes n'ont pas tardé à réagir. Teodosic d'abord, Keselj ensuite ont plombé toute la salle en inscrivant deux tirs primés avec sang froid (54-46, 26e), conservant un léger matelas de sécurité. Visiblement pas assez épais. Car la Turquie a eu un mérite: celui de n'avoir jamais lâché. Et ça l'a sauvée.



Source Sports.fr

Moustapha Sakho

Samedi 11 Septembre 2010 - 21:46



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