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GUEDIAWAYE : Une commerçante tuée à coups de couteau par des agresseurs





GUEDIAWAYE : Une commerçante tuée à coups de couteau par des agresseurs
Le vent d’insécurité qui souffle sur la banlieue a encore fait une victime à Guédiawaye où une commerçante qui a opposé une farouche résistance à deux agresseurs qui voulaient lui chiper son sac, a été finalement poignardée à mort. Récit d’un crime crapuleux tel qu’il a été relaté par les proches de la victime.

Commune de Ndiaréme Limamoulaye, Vingt-trois heures dans la nuit du jeudi 19 au vendredi 20 avril 2012. Farma Fall âgée de 42 ans dévale la route qui mène à son domicile. Commerçante à Colobane, elle effectue ce rituel tous les jours pour rejoindre sa famille. Dans la pénombre qui a fini d’envelopper la route à pente raide qui conduit à son domicile, elle ne se doute pas que deux malfaiteurs circulant à bord d’un scooter l’ont dans leur viseur. Cette route grouillant de monde la journée est déserte à cette heure de la nuit. Les rares passants qui osent s’y aventurer pressent le pas pour se mettre à l’abri du vent glacial qui balaie toute la commune, sans compter l’insécurité qui sévit dans ce quartier. Alors qu’elle n’était plus qu’à une cinquantaine de mètres de son domicile, une voix grave l’oblige à se retourner. Elle perçoit alors le vrombissement d’un moteur et comprend vite que la voix est celle de l’un des deux individus perchés sur le scooter qui se dirige vers elle, les feux éteints. Paniquée, Farma Fall presse le pas et fait fi de l’injonction de l’un des individus qui lui réclame le sac qu’elle serre sous ses aisselles. Elle ne veut pour rien au monde se séparer de ce sac dans lequel se trouve une forte somme d’argent, que lui a confiée une de ses collègues commerçantes, de même que sa recette du jour et son portable. Aussi, lorsque l’un des individus met le pied à terre et tente de lui arracher le sac, elle résiste de toutes ses forces sans manquer de crier pour tenter d’alerter l’un des vigiles qui veille sur une mutuelle de crédit située à un jet de pierre. Cette détermination de la commerçante finit par agacer le malfaiteur qui, l’injure à la bouche, exhibe un couteau. Farma résiste malgré tout et refuse de lâcher le sac. Son honneur est en jeu si jamais l’argent disparaissait. C’est alors que le malfaiteur, d’un coup sec, abat son couteau et atteint la dame au bras et voyant qu’elle tardait à lâcher le sac, un autre coup beaucoup plus violent s’abat sur la poitrine de Farma Fall qui jette le sac, hurle de douleur avant de s’étaler de tout son long sur le sol. Le sac dans ses mains, le malfaiteur saute d’un élan sur le siège du scooter et disparait dans la pénombre en compagnie de son complice. L’un des vigiles qui officie non loin, alerté par les cris de la dame, accourt et tente désespérément de poursuivre le scooter. La famille Fall également alertée quelques minutes plus tard se déploie sur les lieux et découvre leur fille couchée sur le flanc, le souffle coupé. De sa poitrine le sang ne cesse de gicler. « C’était comme si on avait égorgé une bête, le sang ne cessait de couler. Et même si elle continuait toujours de respirer, ses forces commençaient à l’abandonner », informe Babacar dit Mbaye Fall, frangin de la victime et l’un des premiers membres de la famille à arriver sur les lieux. Les secours s’organisent, la police de Guédiawaye informée déploie ses hommes sur les lieux avant de réquisitionner les sapeurs-pompiers qui évacuent ainsi la commerçante agonisante vers l’hôpital de Pikine située dans le camp militaire de Thiaroye. Hélas dans cette structure sanitaire où la commerçante a été vite admise aux urgences, les blouses blanches qui se sont penchées sur elle , n’ont pu la sauver. Une trentaine de minutes après son arrivée à l’hôpital de Pikine, Farma Fall rend l’âme au grand désarroi de ses parents et de son mari.

Hier à la maison mortuaire, la colère était bien perceptible. Si la mère de la victime que nous avons interrogée déclare s’en remettre à Dieu, des jeunes du quartier n’ont cessé de crier vengeance. « Nous allons nous organiser et le premier malfaiteur qui va tomber dans nos mains subira le même sort que celui qu’ils ont réservé à Farma », assurent les jeunes du quartier Gora Ndiaye dans la commune de Ndiaréme Limamoulaye. Quant à la police, elle est à la recherche d’indices pouvant précipiter la chute des auteurs de ce crime odieux.

L'observateur

Dimanche 22 Avril 2012 - 11:24



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