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HISSÈNE HABRÉ DANS LA SALLE D’AUDIENCE DU PALAIS DE JUSTICE DE DAKAR





L’ancien président tchadien Hissène Habré est arrivé ce matin dans la salle du Palais de justice de Dakar qui abrite depuis lundi son procès pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre et torture, devant les Chambres africaines extraordinaires (CAE).

Tout de blanc vêtu, M. Habré est confortablement assis dans la salle, entouré d’éléments pénitentiaires d’intervention.

Seuls des journalistes et les gendarmes préposés à la sécurité des lieux sont déjà dans cette salle, où son procès doit reprendre ce matin.

Lundi, lors de la première audience, l’ancien président tchadien a mis ses menaces à exécution, en s’emmurant dans le silence.

Face à son attitude, les juges des Chambres africaines extraordinaires ont ordonné qu’il soit conduit de force devant la cour, mardi, après avoir fait constater par huissier son refus de comparaître.

Dans sa réponse à la sommation qui lui a été servie, M. Habré qualifie les CAE de "Comités administratifs extraordinaires’’, les jugeant "illégitimes et illégales’’.

"Les juges qui y siègent ne sont pas des juges mais de simples fonctionnaires remplissant une mission commandée. J’ai été illégalement emprisonné à la suite d’un acte de kidnapping’’, a-t-il affirmé, dans le procès-verbal.

"Depuis lors, a-t-il poursuivi, j’ai été détenu illégalement. Je n’ai rien à répondre à aucune démarche de ce comité administratif dont l’existence et les accusations sont illégitime.

Selon le président de la cour Gustave Kam, Habré a refuse de signer la sommation qui lui a été servie par l’huissier.

Le procès de Habré s’est ouvert lundi au Palais de justice de Dakar. Mais l’ancien président du Tchad ne reconnaît pas cette juridiction, estimant être victime d’une parodie de justice.

Hissène Habré, au pouvoir entre 1982 et 1990, vit en exil à Dakar depuis le renversement de son régime.

En août 2012, le Sénégal a donné son feu vert à la décision de l’Union africaine (UA) de le faire juger par un tribunal spécial dirigé par des juges africains. Les autorités sénégalaises ont ensuite créé les CAE.

Selon une commission d’enquête tchadienne, le régime de M. Habré a fait quelque 40 mille morts, dont des membres de l’opposition tchadienne. L’ancien chef d’Etat est placé en détention à Dakar depuis juillet 2013.

Aps


Mardi 21 Juillet 2015 - 09:31



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