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[ INTERVIEW ] CHARLES FOSTER SUR LE FESMAN « Sindjiély n’a pas la carrure et la compétence pour faire partie de l’organisation du Fesman »



C’est un Charles Foster, chaud-bouillant qui nous a accueillis, dans son fief dakarois à Amitié 1. Look cowboy, le pensionnaire du théâtre Sorano ne cache pas colère par rapport à l’organisation du Festival mondial des arts nègres. Le comédien a ainsi dressé un bilan « catastrophique » de la préparation du festival, critiquant le choix fait sur les responsables de cet évènement. Il affirme dans la foulée que Sindiély Wade n’a pas de rôle à jouer dans l’organisation, non sans prédire un échec de l’événement.



[ INTERVIEW ] CHARLES FOSTER SUR LE FESMAN « Sindjiély n’a pas la carrure et la compétence pour faire partie de l’organisation du Fesman »
Avant d’évoquer l’organisation du Fesman sur laquelle, il a été interrogé, Charles Foster a tenu à déplorer non sans amertume, l’hommage à Senghor, oublié : « Je n’ai rien contre Abdoulaye Wade, mais regardez avec le Fesman, dont le père fondateur est le Président Senghor. Est ce qu’ils lui ont rendu hommage, depuis le début de l’organisation du festival. C’est de l’ingratitude. J’ai organisé avec les artistes de Grand Yoff une caravane de sept cars pour partir se recueillir, sur la tombe du fondateur du festival des arts nègres, qu’Abdoulaye Wade a repris, en parlant de Fesman. J’ai invité des autorités, mais personne n’est venu ».

Des responsables pas à la hauteur !

Le pensionnaire de Sorano qui n’a pas manqué d’aborder la question de l’organisation pense que les responsables actuels ne sont pas les personnes indiquées pour cela. Parlant de Sindjiély Wade, la fille de Me Wade, le comédien trouve qu’elle n’a pas de rôle à jouer dans l’organisation. M. Foster pense que le Sénégal a d’éminents hommes de culture, à l’image de Mame Birame Diouf : « C’est d’ailleurs lui qui m’avait nommé chargé de mission. Mais on m’a enlevé parce que pour eux, je parle trop et je ne sais quoi encore. » « Sindiély ne peut pas me diriger, en matière de culture. Je pourrai être son maître et lui apprendre le Ba- Ba. Et j’aimerai bien pouvoir lui parler, parce qu’elle n’a pas la carrure et la compétence qu’il faut, pour faire partie de l’organisation du Fesman. Est-ce qu’elle a été acceptée par la communauté artistique. Peut être ceux qui font de la politique politicienne. Elle n’est pas à la hauteur. », a déclaré le comédien très en verve.

Charles Foster pense aussi qu’Abdou Abdou Aziz Sow, ancien ministre de la communication est dans le même lot que Sindjiely. Le comédien n’en pense pas moins d’Alioune Badara Bèye. Il pense en effet que ceux-ci devraient venir à son école : « qu’ils viennent vers nous, que l’on puisse les aider. Il faut qu’en Afrique, que l’on accepte l’entraide. Quand tu ne connais pas, vas vers ceux qui connaissent afin qu’ils te disent quoi faire. » . Et M. Foster d’ajouter : « Moi, Obosanjo est venu dans ma chambre d’hôtel, lors du festival du Nigéria. Pour me féliciter de la prestation que j’avais faite pour mon pays. J’ai parlé avec de grands artistes »

Il y a un ministère chargé de la culture...


Abordant la question du pilotage de l’évènement, le comédien croit savoir qu’il y a un ministère chargé de la culture dont le rôle est de s’occuper du Fesman : « Je vous dis honnêtement, Serigne Bousso Lèye que je connais bien, un homme intègre que j’admire beaucoup. Aujourd’hui quand je le soutiens dans le Festival des Arts Nègres, c’est parce que c’est un homme honnête. Mais si on lui coupe l’herbe sur les pieds, il ne pourra pas avancer. Actuellement, ce n’est plus le ministre de la culture, mais c’est maître Wade face à la diaspora d’artistes qui viendra ici en Décembre. Raison de plus, pour qu’il reçoive les artistes sénégalais et parler avec la communauté artistique. Moi je n’ai rien contre Sindiély Wade. Abdou Aziz non plus mais ce ne sont pas des artistes. »

Le Sénégal pas prêt

Le pensionnaire de Sorano pense que le Sénégal n’est pas prêt pour accueillir le Fesman : « Mais je vous dis qu’il n’est même pas prêt, et il n’est pas à la hauteur du Nigéria. Les moyens qu’ils ont mis, le Sénégal ne peut pas se le permettre. Il faut se dire la vérité. L’accueil, l’organisation rien n’est prêt. On vit dans le noir avec les délestages. Vont –ils attendre le Fesman pour rétablir le courant. Ou vont –ils éclairer du 10 au 31 pour replonger dans le noir. Il faut regarder la vérité en face. On n’est pas prêt. La preuve combien de fois ont-ils reportés ? Quelqu’un qui reporte, qui reporte, ça veut dire qu’il n’est pas prêt. Ils font du « taf yeungueul » moi je ne suis pas, de ce calibre. »

Pour lui tout est à mettre sur le compte de l’incompétence notoire. Et c’est la raison pour laquelle le comédien qui se veut la voix des sans voix et qui dit « ce qui ne va pas sans s’en cacher », aimerait apporter son brin de sagesse qu’il a acquis de ses expériences. M. Foster se demande ainsi combien de ministres sont passés à la culture. Cette absence de cohérence à son avis se reflète dans l’organisation de cet évènement. Il ne comprend même pas d’ailleurs pourquoi, ils partent jusqu’au Brésil pour chercher un invité d’honneur. : « Pourquoi ne pas jouer la simplicité afin de mieux réussir l’organisation. Mais on veut « péter plus que son derrière . Que peut nous apporter le Brésil ? Pourquoi ne pas prendre des pays de la sous région, comme la Guinée ou la Gambie ? »

Bilan de la gestion Alioune Badara Bèye


Le bilan d’Alioune Badara Bèye, le comédien le juge tout simplement catastrophique, « avec des souterrains que l’on ne connait pas ». Peut être qu’il a été manipulé. Alioune Badara je le connais, c’est homme compétent. Mais aujourd’hui, on peut mettre quelqu’un de compétant à un poste. Mais si ce dernier n’a pas « assez de force, assez de charisme, il ne pourra pas s’épanouir ». Il est là, il est transporté par les autres qui le font savoir que « mala teg fofou ». Il faut savoir dire non le moment venu. »

Charles pense que M. Bèye « joue ses intérêts peut être. », Mais ajoute t-il, si c’était moi, j’arrête parce que je ne suis pas un cinéma.

Le pensionnaire de Sorano pense que « nous allons tout droit vers l’échec. On peut améliorer et essayer de garnir un peu la réussite. Mais il faut que ces politiciens, qui font des calculs politiques arrêtent, pour pouvoir faire le travail qu’il faut. Parce que, même la population n’est même pas informée de ce que c’est le Fesman. Ils s’accaparent de tout pour faire campagne. Donc, l’heure est pour eux de retrousser leurs manches, pour sauver un peu la face. Sinon ils feront mal à toute une diaspora, à l’Afrique à eux même. Donc Arrêtons. Quand on ne se sait pas monter à cheval on n’a qu’à chercher son âne. »

Nettali.Net

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Lundi 20 Septembre 2010 - 09:39



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