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J'ai peur pour mon pays et je m'en explique, Par Baba Hamdy



A l'approche de l'élection présidentielle la peur gagne du terrain si on peut le dire ainsi. En effet force est de constater que plus le temps passe plus l'inquiétude s'installe . je dirai même qu'il s'agît d'une vraie psychose.
La théorie c'est quand on a tout et que personne n'arrive à expliquer pourquoi ça ne marche pas et la pratique c'est quand ça marche et que personne n'arrive à expliquer le pourquoi .



Après plusieurs questions je suis arrivé à la conclusion que le mal est plus profond que l'on peut imaginer. je veux évoquer le cas particulier, de l' Afrique ,ce continent presque maudit qui continue de lutter contre ses vieux démons: boulimie du pouvoir, crises cycliques, affrontements ethniques etc.
Imaginer un continent qu'on a pris la peine de partager comme un gâteau autour d'une table à Berlin plus précisément en Allemagne en 1885. le gâteau était tellement grand qu'il a fallu un an pour que chacun de ces pays européens présents à ce partage de l'Afrique arrivent à prendre sa part et apprendre à bien le gérer . ce bref rappel est juste une tentative de comprendre ce qui se passe actuellement.
Le mal est tellement profond que c'est à peine si la mère Afrique arrive à se relever et à sortir de ce cercle vicieux.
Car après avoir subi stoïquement les affres et méfaits combinés de l'esclavage, de la colonisation, de la décolonisation avant d'obtenir son indépendance elle n'a jamais connu de répit et continue de souffrir.
Pour toutes ces raisons , j'ai vraiment pitié de cette pauvre Afrique. A y voir de plus près c'est comme si ces lourdes chaînes entravant sa logique progression venaient d'être brisées. Je m'explique
si on se rappelle que pendant ces cinquante dernières années la mère Afrique a enregistré 89 coups d'États et 22 de ses présidents ont été tués. On peut aussi évoquer le printemps Arabe avec le rôle joué par des pays comme la Tunisie et l'Égypte.
Tout cela m'amène à croire que c'est le moment de la débandade et du sauve qui peut.
Face à ce triste constat force est de constater que nos dirigeants sont aussi victimes que leurs peuples. C'est comme si l'accalmie venait juste d'avoir lieu et c'est la course vers le salut. C'est le moment où c'est chacun pour soi et dieu pour tous pour parler de manière triviale.
Mon pays le Sénégal va très mal et c'est d'autant plus grave et pernicieux que l'on a toujours cru dans nos rêves que notre pays se portait bien par rapport aux autres nations du tiers monde . ce qui est loin de refléter la réalité car si nous sommes face à des jeunes révoltés nés vers les années 70 et 80 moi personnellement je le comprends grâce à la magie de l'Internet .
Parce ce que l'histoire se répète chaque jour et nous ne sommes pas sortis de la cuisse de Jupiter ni au dessus et à l'abri de tous ces troubles fréquentes ailleurs.
Dans très exactement cinq jours c'est à dire à la date cruciale du 24 février nous allons encore devoir choisir un dirigeant pour officier à la tête de notre état. j'aime les appeler dirigeants , comme eux mêmes adorent ce mot et aiment diriger appelons les ainsi , mais ma question est la suivante :à qui revient le dernier mot , est ce le peuple , le pouvoir , l'opposition ou l'Occident ? En effet je ne peux occulter les multinationales étrangères avec l'immense enjeu constitué du pétrole , du gaz et de toutes les ressources minières découvertes au Sénégal. Cela entraîne inévitablement les investissements des pays occidentaux qui disposent d'une manne financière intarissable et qui ne se privent pas pour se servir à satiété et à tout prix.
J'ai peur pour ce pays car au vu des derniers développements j'ai comme l'impression que mon avenir est hypothéqué et celui de mes enfants.
Je suis arrivé à la conclusion de croire avec certitude que ces élections présidentielles sont différentes et très loin des élections précédentes. Nous avons tous les ingrédients d'un cocktail explosif. En effet nous avons en face de nous un peuple prêt à se sacrifier ,des dirigeants et une opposition qui se battront pour la conquête du pouvoir et des frustrés de dernière minute qui seront prêts à tout . ce n'est pas jouer aux oiseaux de mauvais augure que de reconnaître que nous marchons au bord du précipice.
Bayilene khel xaleyi et ne sacrifiez pas le peuple par laxisme ou juste par désir de vouloir diriger .
Vous êtes avertis depuis longtemps et prenez toutes les menaces au sérieux .
Pour conclure je me rappelle et vous rappelle cette phrase du général Seck qui disait il n y a pas 5 jours , que le vainqueur soit félicité et que les vaincus soient fair-play.

NB : cette phrase vient d'un Général de l'armée et non pas d'un pharmacien.
Baba Amdy artiste musicien citoyen inquiet pour son pays

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Mardi 19 Février 2019 - 17:35



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