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L'Afrique du Sud a un genou à terre



Loin de l'euphorie du match d'ouverture, l'Afrique du Sud, soudain redevenue la 88e nation mondiale, a plus que compromis mercredi, à Pretoria, son rêve de qualification pour les 8e de finale de la Coupe du monde en s'inclinant lourdement (0-3) face à l'Uruguay. Un doublé de Diego Forlan notamment face à des Bafana Bafana, réduits à dix, contraint désormais le pays hôte à jouer le tout pour le tout lors de son dernier match face à la France.



L'Afrique du Sud a un genou à terre
C'est un retour sur terre brutal qu'a vécu toute l'Afrique du Sud ce mercredi, à Pretoria, où l'Uruguay a étrillé une équipe des Bafana Bafana, dont on a soudain compris les raisons qui avaient mené la nation arc-en-ciel au 88e rang du classement mondial de la Fifa. A des années lumière de l'engouement et de l'euphorie manifestés lors du match d'ouverture face au Mexique (1-1), les joueurs de Carlos Alberto Pareira ont sombré corps et biens, incapables de soutenir la comparaison avec une équipe d'Uruguay, qui sans être géniale, ni forcer son talent, a su trouver l'efficacité qui lui avait fait défaut face à la France et profiter surtout de la réorganisation tactique de son entraîneur. Un retour à trois attaquants, orchestré par Oscar Tabarez, dont le choix d'un retour à trois attaquants a libéré Diego Forlan.

Il n'en fallait pas plus pour porter la Celeste en tête de ce Groupe A et en position de force en vue de la qualification. Celle que l'Afrique du Sud, en ce jour férié et de commémoration d'un drame de la répression du régime de l'apartheid en 1976, fatal à six cent jeunes étudiants, s'est sans doute envolé avec ce match catastrophique des coéquipiers de Steven Pienaar, qui même en cas d'exploit lors de leur dernier match face à la France, sont plus près que jamais de devenir le premier pays hôte d'une Coupe du monde à ne pas jouer les huitièmes de finale.

Le missile de Forlan

L'élan de tout un peuple que l'on devine dans ce stade du Loftus Versfeld de Pretoria ne suffit par à l'entame de match à enflammer les débats. Et comme souvent depuis le début de cette Coupe du monde, les deux équipes se neutralisent en milieu de terrain. Ni l'enthousiasme sud-africain, mesuré, ni la qualité technique supposée, mais toujours si peu palpable de l'Uruguay, ne sont à l'honneur. Il y a bien ces deux tentatives lointaines du feu follet des Bafana Bafana, Siphiwe Tshabalala (14e, 16e), qui ne trouvent pas le cadre de Fernando Muslera. Un exercice dans lequel Luis Suarez, excentré, parvient à solliciter Itumeleng Kuhne, qui se saisit du ballon sans difficultés (23e), mais que Diego Forlan, malheureux sur une première tentative de coup-franc en début de rencontre, maîtrise lui autrement mieux. Un ballon aux vingt mètres que l'attaquant de l'Atletico propulse avec l'aide bien malheureuse d'un défenseur, qui se retourne, juste sous la barre de Kuhne lobé. Quel coup de canon et l'Uruguay mène (1-0, 24e).

C'est tout un pays qui vient de concéder ce premier but. Et il n'en fallait pas plus pour mettre en confiance les attaquants de la Celeste, à l'image de Suarez qu'on laisse manoeuvrer dans la surface sud-africaine et placer une nouvelle lourde frappe dans le petit filet (33e). Les hommes de Parreira ont le mérite de ne pas baisser la tête et de repartir à l'assaut du but sud-américain, mais les intentions manquent de suite dans les idées autant que d'impact devant le but de Muslera. Il n'y a bien que cette tête sans danger de Katlego Mphela, encore bien loin du cadre, pour faire peser le danger avant la pause (40e). Mais c'est beaucoup trop peu...

Et ce n'est pas le début de seconde période qui risque de rassurer la nation arc-en-ciel. Bien au contraire. Son équipe disparaît totalement de la circulation quand Suarez, sur son côté gauche, se déchaîne. Une premier ballon de but adressé en retrait à Roberto Cavani, devancé in extremis par Aaron Mokoena (49e), avant qu'il ne provoque Tsepo Masilela dans la surface. L'attaquant de l'Ajax s'effondre, mais M. Busacca ne bronche pas (50e).

Les larmes de Kuhne

L'Afrique du Sud a un genou à terre
ncapable de ressortir le ballon, l'Afrique du Sud subit de plein fouet désormais la maîtrise uruguayenne. Des minutes qui passent et rapprochent le capitaine Pienaar, bien discret, et ses troupes d'une défaite ô combien problématique. Et pourtant, tout reste encore possible comme sur cette rare incursion et ce bon centre de Siboniso Gaxa sur lequel Mphela devance de la tête la sortie de Muslera, tout heureux de voir le ballon ne faire qu'effleurer son poteau (66e). Une occasion qui a le don de secouer ses partenaires. La frappe de Modise manque toutefois trop de conviction pour inquiéter le portier de la Lazio (68e).

Et c'est au moment même où les Bafanas Bafanas relevaient la tête que l'Uruguay va doubler la mise. Une nouvelle pression de la Celeste et sur une frappe contrée de Forlan, le ballon revient à Suarez, esseulé en pleine surface, que Kuhne est contraint de faucher. Le penalty est incontestable, le carton rouge et la double peine pour le si brave dernier rempart sud-africain nettement plus regrettable. Alors que le malheureux quitte le terrain en larmes et dit adieu à la Coupe du monde, son remplaçant Moeneeb Josephs est fusillé par la frappe dans la lucarne d'un Forlan impitoyable (0-2, 80e). Le calice jusqu'à la lie pour le pays organisateur qui dans les arrêts de jeu voit Forlan, intenable, lancer Suarez côté droit, dont le centre parfait trouve Alvaro Perreira pour le troisième but uruguayen (0-3, 90e+5). Un but auquel les supporters sud-africains, dont plusieurs milliers avaient quitté le stade, n'auront pas assisté. Ils avaient déjà compris...


Souces Sports.fr


M.S.

Mercredi 16 Juin 2010 - 17:21



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