contenu de la page
Connectez-vous S'inscrire



L'Espagne a commencé son Mondial



Un peu à l'image de l'Euro 2009 où l'Espagne avait laminé la France en quarts de finale après un premier tour poussif, les Ibériques ont retrouvé leur panache à l'heure de l'élimination directe. En battant la Grèce de huit points en huitièmes de finale (80-72), les champions du monde ont confirmé le résultat de la finale de 2006 et se sont surtout rassurés sur leur jeu, portés par un solide Navarro, meilleur marqueur du match avec 22 points.



L'Espagne a commencé son Mondial
Voilà ce qu'il en coûte de trop calculer. Pour avoir bazardé son dernier match de poule contre la Russie, afin d'éviter à tout prix - mais en vain - l'Espagne en huitièmes de finale de ce Mondial 2010, la Grèce a été punie (80-72), ce samedi soir à Istanbul. L'éthique a été respectée, doivent d'ailleurs penser certains, notamment du côté de l'hôtel de l'équipe de France... Il faut quand même croire que les Grecs avaient eu raison de tout faire pour ne pas affronter les champions d'Europe, leurs bourreaux en 2006, 2007 et 2009.

Les Espagnols, qui ont perdu deux matches au premier tour, semblent peu à peu monter en régime à l'image de Navarro (22 points) et Fernandez (14 points, 2 rebonds). Mais c'est surtout leur expérience et leur calme dans le troisième quart-temps qui leur a permis de l'emporter, au terme d'une rencontre d'une grosse intensité qui aurait sans doute mérité un autre enjeu qu'un billet pour les quarts. Mercredi prochain, ce sont donc eux qui défieront la Serbie, tombeuse de la Croatie (73-72), pour une place dans le dernier carré.

Grâce à un collectif déjà maintes fois récompensé, les joueurs de Sergio Scariolo ont su éteindre au retour des vestiaires l'incendie provoqué par les gâchettes grecques, Diamantidis (16 points, 4 rebonds), Zisis (16 points, 4 rebonds) et Fotsis (12 points, 7 rebonds). Le regret des Hellènes, outre le fait qu'ils aient laissé gagner les Russes jeudi dernier, sera que leur artillerie à longue distance a trop traîné avant de régler la mire. Tout avait pourtant bien démarré puisque Spanoulis, Zisis et Diamantidis s'y sont mis à trois pour parfaitement lancer les Grecs (6-2, 2e). Mais les Espagnols n'ont pas tardé à réagir avec une adresse assez insolente.


La furia Diamantidis


Ainsi Garbajosa, Llull et Lopez ont-ils tour à tour allumé les mèches à trois points, donnant l'avantage aux leurs (22-19, 10e). Une euphorie qui a ensuite gagné Vazquez puis Rubio sans pour autant distancer les joueurs de Jonas Kazlauskas, au contact grâce à la montée en puissance sous le cercle de Schortsanitis (30-29, 16e). Mais pas seulement. Car après le repos, et alors que les Espagnols avaient pris une légère avance (37-31, 20e), les extérieurs grecs se sont enflammés. Diamantidis, Zisis et Fostsis ont, en quelques minutes à peine, remis les Hellènes dans le droit chemin et augmenté une adresse à longue distance qui, jusque-là, était assez suspecte (51-45, 27e).

Heureusement pour les tenants du titre que leur banc, bien plus fourni, a su réagir dans la foulée, sans quoi ils ne s'en seraient peut-être pas sortis. Malgré les efforts en fin de rencontre de "Baby Shaq" Schortsanitis (13 points, 4 rebonds), les Ibères ont contrôlé le dernier quart-temps, Reyes se joignant à Navarro et Fernandez pour clouer définitivement la Grèce qui, espérons-le, aura cette fois compris la leçon. A ceux qui les avaient enterrés un peu trop tôt après leur parcours chaotique dans le groupe D, les champions du monde ont répondu de la plus belle des manières. Les Serbes sont prévenus.


Source Sports.fr

Moustapha Sakho

Dimanche 5 Septembre 2010 - 05:06



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.