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L’opportunisme politique et la corruption, gangrènent la vie des sénégalais





L’opportunisme politique et la corruption, gangrènent la vie des  sénégalais
La pratique politique, au Sénégal, est gangrenée par l’opportunisme plat. De telle sorte que la vie des sénégalais est totalement perturbée par les querelles byzantines des politiciens de droite comme de gauche. Certainement, les positionnements politiques, sur fond de déche existentielle du personnel politique, à la veille des élections, en sont pour quelque chose. Mais ce qui est consternant dans tout cela, c’est que ces querelles ne tournent, non pas autour d’orientations politiques concernant : l’agriculture, l’Ecole et l’Université, l’Environnement, la Santé, le saccage du budget de l’Etat et de l’administration publique, le chômage des jeunes etc., non pas autour du capital étranger qui exploite les secteurs vitaux porteurs de notre économie : les télécommunications, les banques, les mines, la pèche, l’autoroute etc., mais autour du ‘’PAACO’’ du pouvoir (partage du gâteau). Qui peut mettre le doigt, sur une ou des banques à capitaux majoritairement privés ou publics sénégalais ?
Il faut se comporter comme des rigollots, pour faire croire aux sénégalais, qu’on peut régler le problème du chômage endémique dans notre pays, sans donner un coup de pied à la fourmilière des ‘’niches’ ’bien gardées par les exploiteurs de notre économie et des travailleurs.
Ceci dit, des questions méritent d’être posées, au regard du contexte trouble et du bouillonnement politique qui mobilise beaucoup d’acteurs de secteurs d’activités de la vie nationale, à l’approche de l’élection présidentielle. Chacun veut se positionner, exhiber ses ‘’biceps politiques’’ et montrer qu’on est ‘’porteur de voix’’, ou et ‘’leader des masses’’.
Commençons par la première question relative aux coups de bec entre la LD et l’Apr. Pour dire que si, par exemple, la Ligue Démocratique (Ld), avait, aujourd’hui, son Secrétaire général, le Pr. Mamadou Ndoye, à la tête d’un ministère tel que le (‘’Ministère des Infrastructures et de l’économie solidaire’’), dans le gouvernement de Macky , son Parti allait-il sortir son sabre du fourreau ? La charge ne devrait-elle pas être sonnée, dès les tergiversations de l’Apr, devant son refus d’appliquer le principe de ‘’gagner ensemble et gouverner ensemble’’. Personne n’a entendu le Parti de Bathily s’offusquer des dérives rampantes observées par tout le monde et dont il stigmatise actuellement. Pourquoi attendre que maintenant pour élever la voix ? Se focaliser sur ‘’l’accaparement’’ du pouvoir par la famille du chef de l’Etat, a tout l’air du : ‘’ il ne faut pas manger et nous abandonner. Un poste ministériel ne nous suffit pas’’.
Maintenant que, après ce ‘’Bombal ganaaw (un coup d’éponge au dos), de Ndoye, comme il appelé familièrement, en faveur du gouvernement de Macky, suite à l’audience qu’il lui a accordée, le 14 mai, courant et l’assurance donnée par ce dernier de régler le cas de Moussa Sarr, lex-directeur de cabinet du ministre Khoudia Mbaye(Ld), peut être que tout rentrera dans l’ordre :‘’Nous avons salué ce qui a été fait par le régime en place pour augmenter la croissance économique du pays par ce qu’il a hérité d’une situation difficile. Nous avons aussi salué la redistribution des richesses à travers les bourses sociales, entre autres questions’’. (Quotidien l’As du15 mai 2015). Chacun jugera !!!
Il semble que feu Thomas Sankara (toujours vivant dans le cœur des africains), aurait dit un jour, à un de ses collaborateurs au moment du conflit avec certains de ses amis : ‘’Tu sais, le fond du problème, c’est que je les empêche de bouffer !!!’’
Nous pensons que, généralement, le fond du problème en Afrique, c’est également ça, la corruption !
Cela dit, du point de vue éthique, comme le disait un ministre français ( et Khoudia, elle, ne s’y est pas trompée), un ministre ‘’ ça la ferme ou ça démissionne’’. Tant il est vrai que, comme le dit un adage de chez-nous, on ne ‘’devrait pas aimer la sauce de la salamandre et détester sa chair’’( bëgg mbët, te di naan ça neex ma). Même dans le gouvernement des enfants, cette règle s’applique. A fortiori dans celui de la Coalition BBY (Benno Bokk Yaakaar), où la concertation, pour débattre des vraies questions d’orientions économiques du pays (découlant des ‘’Assises nationales’’), n’est pas de mise. Donc, qui peut empêcher un esprit retors, de penser que cette ‘’crise’’ a tout l’air d’une crise provoquée ?
Concernant les rapports heurtés entre l’Apr et le Ps, pour ne citer que ces grands jongleurs futés, dans ce jeu de dupes, disons qu’on n’est toujours pas loin du jeu opportuniste. L’Apr ne veut pas prendre l’initiative de la rupture et avoir les masses sur le dos. Au même moment où il ne veut pas entendre parler d’une ‘’Direction politique unifiée’’, de conférence des leaders, pour ne pas perdre le contrôle sur les ‘’décisions politiques de souveraineté’’. Le Ps, au fur et à mesure que Macky accumule des déboires politiques vers 2017 ou 2019, est habité du ‘’syndrome du réflexe de Bukki’’(Hyène) et croit intensément à sa chance de revenir aux affaires. (1) Usant de diplomatie que leur a enseigné certainement leur leader, diplomate de carrière, le Ps dit, tantôt, qu’il est dans BBY et avec Macky, tantôt il indique qu’il aura un candidat pour la présidentielle, à venir. Le fait d’entretenir ce flou, en soufflant le chaud et le froid, participe d’une stratégie ambivalente bien murie. Car elle favorise ’’ l’ami Macky’’ et dessert le Ps. Ou le contraire. L’autre pendant de cette stratégie, est de garder les acquis du pouvoir (les 2 gâteaux ministériels, en vue de maintenir une certaine santé financière, au cas où), d’une part. D’autre part, brider l’ardeur les ‘’rebelles trop ambitieux’’ (Aissata Tall, Khalifa Sall, (le néo-prêcheur et ‘’néo-républicain bizarre’’, souteneur d’Alioune Sall, le frère du président de la République). Un de coup de pouce, semblable à celui de Niasse.
Voilà, chers amis et compatriotes, les travers qui brouillent, polluent depuis des decennies ,le paysage politique sénégalais. Il s’y ajoute que la corruption est venue consolider cette situation qui n’épargne, ni parti politique (d’ailleurs, depuis qu’il a été question de ‘’financement des partis, leur cote a flambée à la (‘’bourse’’ des valeurs… financières, avec ‘’200 partis’’), ni syndicat, ni ONG, ni groupes confessionnels. Ce qui fait que les ONG occidentales (on dirait Berlin 1895), se disputent notre territoire allant jusqu’à proposer parfois, les thèmes des colloques ou Séminaires. Mais des thèmes qui n’aident jamais à former une ‘’conscience politique d’homme exploité’’, comme disait Nougbonowé. Au contraire, c’est toujours des ‘’thèmes soporifiques’’, pour ‘’prêts-à-répéter’’, sortis des tiroirs des bureaux des ronds-de-cuir du Fmi et de la Banque Mondiale. Ainsi, Chacune d’elles , a son ‘’Ong’’ à parrainer au Sud. Et au Sénégal, on note particulièrement le dynamisme des allemands. Par exemple, Frederik Newman, parraine les libéraux, Frederick Herbert, les socialistes, Rosa Luxembourg, ‘’la’’ gauche ou ‘’l’extrême gauche’’. Oxfam d’Angleterre, ‘’Oxfam, Y Z’’, Usaid, Georges Soros, les officines de la Françafrique, ne sont pas en reste. Tous, ont leur ONG, leurs ‘’OC’’ (organisations citoyennes). Et curieusement, chacune de ces Ong des tropiques veut être jaloux de son ‘’indépendance et de sa souveraineté’’. Il faut dire, tout de même, que beaucoup de leurs animateurs ont une conception bizarre du militantisme. Surtout certains de ceux, se réclamant de la ‘’gauche’’. Ils ont ‘’ le cœur à gauche et la poche droite’’, comme disait l’autre. Certains parmi eux qui avaient misé sur ‘’l’entrisme’’ et ‘’le réalisme’’ avec des arguments ‘’economicistes’’ ou ‘’contexcicistes’’, après avoir amassé mousse au pouvoir, ont, tous privatisé le ‘’butin’’. Ils n’ont pu réaliser rien du tout pour le Parti. Ni, infrastructures, ni ‘’Ecole du Parti’’ encore moins une… ‘’salle de conférence’’, ni organe de presse, ne figurent à l’actif du Parti grâce à leurs apports. Par contre, en Europe (Belgique), un parti, ‘’petit’’, dans la tête de ses adversaires, mais Grand et respecté chez les Belges, Le PTB (Parti des Travailleurs de Belgique, pour ne pas le nommer, qui est à mille lieues des ‘’lambris du pouvoir’’, du gouvernement de sa Majesté , est arrivé à édifier son propre siège, disposer d’une imprimerie, des organes de presse et d’autres équipements, par la grâce des contributions de ses militants et sympathisants. Ceci pour montrer qu’on ne peut pas vouloir être à l’abri de la corruption, avoir son indépendance d’esprit et d’action, sans pour autant tourner le dos à l’opportunisme.
On ne dit pas zéro aide, zéro coopération, dans l’absolue. Mais tout parti, qui ne compte pas sur ses propres forces , d’abord, sera tout ou tard, à la solde d’autres forces. Beaucoup de partis qui l’ont appris à leurs dépens ont, dégénérés.
Un leader d’un ‘’parti sénégalais de gauche’’, ne s’est pas encore relevé de sa célèbre bourde, après avoir fait l’apologie de la corruption. Le Parti que nous avions, mis sur pied avec lui et avec de valeureux militants politiques, en 1980, et où nous avions siégé au Bureau Politique, pendant 10 ans, gagné par l’opportunisme, a éclaté en plusieurs morceaux. En quatre, plus précisément !
Notre souhait, sincèrement, en quittant ce parti, en 1998, n’était pas de le voir partir en lambeau, et d’assister un de ses ex-leaders et membres fondateurs, dialecticien de son état, pour ne pas dire philosophe, ‘’Damel’’ (Roi) dans l’âme, devenir le porteur de sceau des libéraux. ‘’Révolutionnaire’’, en paroles, notre gars, a dit un jour, chez un certain M. Diack, à Dieuppel (nous pensons que l’anecdote peut être déclassifiée, après 40 ans) : ‘’Un artiste qui met son talent au service de l’exploiteur de son peuple, doit être exécuté sommairement ! ‘’.
Pour terminer disons que , si cette situation perdure, du fait de l’opportunisme et des égos que nous courrons ( souvenons-nous, des gars de Benno Sggil Senegal, incapables de s’entendre sur un candidat), c’est de voir embarquer les sénégalais contre leur gré, non pas dans ce jeu de pingpong que l’on observe entre la droite et la ‘’Gauche‘’, aux Etats-Unis et en France, mais dans un spécial ‘’Wax waxeet (se dédire) national’’ : C’est-à-dire, faire revenir au pouvoir, le Ps en 2017 ou en 2019.
Etant entendu que les électeurs, n’ont pas encore oublié les fraiches gaffes politiques du Pds d’Abdoulaye Wade, miné en ce moment, par des contradictions multiples et inextricables.

Dakar, le 15 mai 2015.
Ababacar Fall-Barros
Ancien conseiller municipal.


Mercredi 20 Mai 2015 - 10:53



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