contenu de la page
Connectez-vous S'inscrire
PiccMi.Com



LA CHRONIQUE SPORT DE NDOBINE - Road to Russia : les dangereux atermoiements de la Fédération Sénégalaise de Football



Le coup d’envoi du Mondial 2018, la plus célèbre compétition sportive au monde, sera donné le 14 juin prochain en Russie. Sur les starting-blocks, il y aura 32 nations gâtées par le sort. Mais avant cette grand-messe du football, les pays qualifiés passeront par la case départ : la préparation. Celle-ci se matérialise inexorablement par l’organisation réfléchie de matchs amicaux en fonction du profil des adversaires au premier tour. Ces sparring-partners de choix sont indispensables pour jauger le niveau d’une équipe, déceler des manquements, établir la liste des 23 joueurs et peaufiner des stratégies gagnantes.



Photo d'illustration
Photo d'illustration
Après le tirage au sort de la phase finale intervenu le 1er décembre dernier, le compte à rebours a été lancé. Et les fédérations concernées par cette joute doivent se montrer efficientes. En effet, il leur revient de concocter un programme « exquis », gage de performance pour les sélections. Une mission délicate qui requiert des fédéraux un certain nombre de compétences. La fédération agit, le plus souvent, en collaboration avec des match-makers qui jouent le rôle d’interface. Les frais d’organisation d’une rencontre sont supportés par l’un des pays ou les deux. C’est selon.

Si des contrées proactives comme la France et l’Espagne ont déjà tout planifié. On ne peut pas en dire autant pour le Sénégal. Notre pays va disputer la seconde Coupe du monde de son histoire. Seize longues années après la mirifique épopée de 2002. Mais la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) décriée suite à la signature du contrat d’équipements avec la firme Puma, étale encore ses carences dans la gestion de la préparation des Lions de la Téranga. Plus les jours passent et plus on s’inquiète pour le Sénégal qui, faute de matchs face à des équipes intéressantes, risque de se rabattre sur des seconds couteaux. Depuis deux mois, la structure dirigée par Me Augustin Senghor annonce de potentiels adversaires pour Aliou Cissé (Costa Rica, Roumanie, Ecosse, Pérou, Irlande, Croatie…). En vain.

Il fallu attendre la visite officielle du Grand-Duc de Luxembourg au Sénégal pour que la FSF puisse enfin officialiser sa première affiche. Un ouf de soulagement des uns qui laisse sans voix les autres. Sans doute plus connaisseurs de la question. Car le Luxembourg n’a pas le même style de jeu que la Pologne, seule formation européenne du groupe H que le Sénégal partage aussi avec la Colombie et le Japon.

L’on dira que le Sénégal, pays pauvre, ne dispose pas de manne financière conséquente pouvant lui permettre d’avoir tout ce qu’il veut. Mais le danger serait de se satisfaire d’une préparation tronquée. Dans le sport de haut niveau, les résultats ne tombent pas du ciel. Ils sont généralement les fruits de politiques sportives dispendieuses mais raisonnées. Si le Sénégal ne veut pas faire de la figuration au pays des Tsars, la FSF doit rectifier le tir pendant qu’il est temps. La balle est dans son camp.


Mercredi 31 Janvier 2018 - 13:02



Dans la même rubrique :
< >

Nouveau commentaire :
Twitter

Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.