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LA TRADITION DU LAYLATUL KHADR PERPÉTUÉE À TOUBA : Sur les traces de Sokhna Maï





LA TRADITION DU LAYLATUL KHADR PERPÉTUÉE À TOUBA : Sur les traces de Sokhna Maï
De 1950 à 1999, Sokhna Maïmounatou Mbacké Bintou Khadim Rassoul a marqué de son empreinte la célébration du Laylatoul Khadr. Aujourd’hui ces héritiers poursuivent l’œuvre de celle qui fut la cadette de Serigne Touba, en organisant des manifestations aux Hlm de Touba avec Serigne Modou Mahfouz, derrière la Grande Mosquée chez Sokhna Bali, l’ainée de la dévote, et à Darou Karim, fief de Serigne Massamba Mbacké. Pour cette année, des centaines de bêtes ont été sacrifiées afin de proposer de bons « ndogous » aux milliers de personnes qui ont afflué vers Touba.

Les mourides du monde ont célébré dans la nuit du jeudi 9 Août au vendredi 10 le Laylatoul Khadr. Un événement exceptionnellement commémoré par la famille de Sokhna Maïmounatou Mbacké Bintou Khadim Rassoul. Le Magal est l’occasion pour les uns et les autres de prendre part aux récitals de Coran, aux déclamations de khassidas et à la distribution de repas pour les besoins de la coupure du jeûne. Les principales concessions qui ont abrité les manifestations phares de cet événement sont la Résidence Laylatoul Khadr de Sokhna Maï aux Hlm, sous la houlette de Serigne Modou Mahfouz Mbacké, la demeure de Sokhna Bali Mbacké derrière la grande Mosquée, le quartier Darou Karim, fief de Serigne Massamba Mbacké et, naturellement, la Grande Mosquée, point de convergence de la majorité des mourides ayant fait le déplacement. Pour cette année 2012, les engagements de l’État ont été respectés dans leur majeure partie. Toutefois, il a été déploré l’absence notoire des services des Eaux et Forêts dont la promesse de mettre à la disposition de la famille du bois mort n’a pas été tenue.

Sokhna Maïmouna Mbacké, une femme identifiée au Laylatoul Khadr

Les mourides du monde ont fini de lier son nom à la célébration de la nuit du Laylatoul Khadr. A juste raison, pourrait-on dire, puisque la cadette de Cheikh Ahmadou Bamba a commencé à célébrer cette nuit entre 1950 et 1952. Des sources concordantes racontent qu’à l’origine, alors qu’elle se trouvait à Darou Minane, elle avait choisi de préparer des repas à base de poulets (deux) pour l’offrir au nom de son vénéré père, retourné vers son Seigneur depuis 1927. A partir de ce jour, Sokhna Maï, consciente de l’importance que vouait son père à cette nuit du Laylatoul Khadr, se résolut à investir tous ses moyens afin de marquer de son empreinte la célébration du Laylatoul Khadr le restant de sa vie. Ainsi, jusqu’à 1999, jamais cette nuit n’a été passée sous silence dans la cité religieuse. Mis à part les repas copieux qu’elle offrait aux musulmans en abattant un nombre incalculable de bœufs, de moutons, de chameaux, de poulets, Sokhna Maïmouna Mbacké faisait lire le Coran plusieurs centaines de fois à travers les 400 lieux de prières qu’a compté Touba en son temps. L’histoire raconte qu’un jour, en offrant à son frère Serigne Fallou Mbacké les repas qu’elle avait préparés pour célébrer cette nuit bénite, elle n’avait épargné aucun de ses biens matériels. « J’avais préparé ce repas pour Serigne Touba afin de marquer cette nuit bénite. Sachant que vous êtes Serigne Touba pour avoir l’honneur, aujourd’hui, de le représenter sur terre, alors j’ai pensé n’avoir rien de mieux à faire que de vous les apporter », disait Sokhna Maï à son frère, Serigne Fallou. Ce dernier, acceptant à bras ouverts le don, devait lui prédire un avenir radieux pour son geste.

Sokhna Maïmounatou, « Un Livre Saint ambulant »

Nombre astronomique de lecture du Saint Coran tous les jours, prières du jour, rigoureusement respectées, éducatrice hors pair, docte sans pareille, une soufi aguerrie, Sokhna Maïmounatou Mbacké était de loin différente de ses contemporaines. De Darou Moukhty en passant par Darou Wahab, Sokhna Maï a formé des centaines de femmes à l’apprentissage du Saint Coran. Durant toute sa vie, elle a voué un respect profond à ses frères qu’elle considérait comme ses marabouts. Des sources racontent d’ailleurs, qu’elle avait fait son pacte d’allégeance successivement à Serigne Modou Moustapha Mbacké, Serigne Fallou Mbacké, Serigne Abdou Lahad, Serigne Abdou Khadre et Serigne Saliou avant de quitter ce bas-monde en 1999. Elle fut une grande agricultrice. Ces champs étaient situés dans les parties Est et Ouest de Touba. Les produits tirés de cette activité étaient exclusivement destinés à ces « adiyas » (dons) et à la préparation du Laylatoul Khadr. Elle tenait aussi une embouche bovine dont la qualité des bêtes était reconnue de tous. Elle fut, à tous les points de vue, une femme exceptionnelle.

L'Office

Vendredi 10 Août 2012 - 08:05



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