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LAURENCE GAVRON, REALISATRICE : Première Toubab à l’Hémicycle ?





LAURENCE GAVRON, REALISATRICE : Première Toubab à l’Hémicycle ?
Sa fiche d’identité se décline comme suit : Nom : Gavron. Prénom : Laurence. Age : 57 ans. Nationalité : Sénégalaise. Dans les listes du mouvement Tekki, on pioche à la 28e position, une tête bien familière au monde de la Culture sénégalaise : Laurence Gavron. La Française d’origine, candidate à la députation, voit dans son investiture une réponse politique à son engagement militant. Une sorte de redevance envers le Sénégal, son pays d’adoption qui lui a tout donné et à qui elle pense avoir beaucoup à donner. «Mon investiture sur les listes du mouvement Tekki est un prolongement de mon travail sur la Culture sénégalaise et de mes prises de position dans mes livres. Cela s’est fait presque par hasard. J’avais de la sympathie pour Mamadou Lamine Diallo qui m’a été présenté par un ami commun. Je lui ai dit que j’allais voter pour lui et avec la loi sur la parité, je lui ai dit que j’étais prête à le soutenir et à m’engager à ses côtés. C’est ainsi que j’étais été investie sur les listes», confie-t-elle, une large banane auréolant son visage taillé en couteau. Tignasse d’un roux vif, moulée dans une robe en Wax, la candidate de Tekki ne touche plus terre. Depuis plus de 5 mois qu’elle a adhéré au mouvement cornaqué par Mamadou Lamine Diallo, elle est en perpétuelle lévitation. Au point que même le fait de constituer une «curiosité» ne la houspille plus. Même si, elle confesse que cela l’agaçait un chouia, au début. De sa première descente sur le terrain politique, elle garde le souvenir cocasse d’avoir été, le temps d’un meeting, l’objet de toutes les interrogations. Le mystère qu’il fallait percer, la nouveauté du mouvement Tekki. Elle raconte : «Les populations étaient curieuses de me voir et chacun cherchait coûte que coûte à m’approcher ou à me parler. Cela m’énervait et m’amusait à la fois. Mais, aujourd’hui, j’ai l’habitude.»

Une fois élue, la «Sérère Bouxess», comme elle aime se faire appeler, deviendra la première femme blanche député dans une Assemblée sénégalaise. Le défi la séduit et la fait même sourire. Pour cette bourgeoise née dans le Marais et élevée dans le XVIe arrondissement de Paris, accéder à une telle station sera une première pour elle, mais aussi pour le Sénégal. «Je serai très fière d’être la première Blanche à être élue à l’Assemblée nationale. En Europe, cela est devenu chose courante de voir une Assemblée cosmopolite. On voit beaucoup de gens qui occupent des postes de responsabilité et qui sont issus de la diversité», dit-elle. Une fois à l’Assemblée, «Lolo» nourrit le projet ambitieux d’être l’avocate du monde de la Culture. Comme une ligne de conduite à suivre, elle liste ses projets. «D’abord, il faudra veiller à la conclusion des Assises nationales. Mais, il faut aussi une bonne politique culturelle, car il y a beaucoup d’artistes, d’écrivains et de musiciens qui vivent mal de leur art, malgré leur grand talent. Et j’espère que le ministère de la Culture veillera à amplifier ces arts. Il y a énormément de choses à faire mais, je ne pense pas que je vais tout régler car, je ne suis pas omnipotente», précise-t-elle, évacuant toute prétention. Un beau programme pour la réalisatrice et auteure de plusieurs romans («Boy Dakar», «Le marabout de ficelle» et «Hivernage»). En attendant que Tekki trouve la voie de la… Victoire !

L'Observateur

Mardi 26 Juin 2012 - 19:33



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