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LES QUOTIDIENS METTENT EN EXERGUE LA COLÈRE CONTRE JEUNE AFRIQUE



Les quotidiens évoquent des sujets sociétaux et politiques, dont la colère des mourides envers le journal Jeune Afrique. Des musulmans sénégalais, des mourides pour la plupart, ont tenu des manifestations ce weekend, à Dakar et dans d’autres villes du Sénégal, en guise de protestation contre une caricature de Cheikh Ahmadou Bamba (1853-1929) publiée par l’hebdomadaire basé à Paris. Le dessin de presse représentant le fondateur de la confrérie des mourides est jugé blasphématoire.



LES QUOTIDIENS METTENT EN EXERGUE LA COLÈRE CONTRE JEUNE AFRIQUE
"Les mourides crachent du venin sur JA (Jeune Afrique, Ndlr)", titre le quotidien Enquête, annonçant que le journal est déclaré "persona non grata" au Sénégal par les manifestants.

"Il faut qu’on respecte les gens, pour que l’humanité vive en paix. Cheikh Ahmadou Bamba ne mérite pas ça. C’est une personne qui a passé toute sa vie à construire des mosquées et à enseigner le Coran", rapporte Enquête, citant l’un des manifestants, l’imam Mbaye Niang, député à l’Assemblée nationale du Sénégal.

Dans la capitale, des manifestants ont "demandé l’interdiction de la vente du journal au Sénégal", rapporte Le Populaire, se faisant l’écho des propos du porte-parole des tidjanes, Abdoul Aziz Sy Al Amine, qui a dénoncé "cette provocation insupportable" de Jeune Afrique.

La caricature dénoncée illustrait le phénomène du port de sacs à main de femmes par une partie de la gent masculine sénégalaise, qui a récemment défrayé la chronique au Sénégal. Elle a été retirée du site Internet du journal, qui a publié une lettre d’excuses.

"On ne se servira pas de moi pour offenser Bamba (Cheikh Ahmadou Bamba, Ndlr)", titre La Tribune, citant un jeune artiste-musicien accusé d’être l’inspirateur de ce phénomène de mode.

Pour se donner bonne conscience, ce dernier a "détruit" son sac à main en public, lors d’une manifestation organisée au Grand Théâtre de Dakar, selon plusieurs quotidiens. "Un geste salué (…) par un tonnerre d’applaudissements", souligne La Tribune.

Une partie des journaux a accordé la priorité à d’autres sujets.

Le Quotidien règle son compte à cette "Orange pourrie", en affirmant que la société offrant des produits de téléphonique mobile sous la marque Orange pratique les "fausses déclarations".

Elle a "sous-évalué ses recettes sur le mobile d’au moins 400 milliards de francs CFA, en trois ans", en plus de s’adonner à "l’externalisation" de ses services "pour ne laisser qu’une coquille vide au Sénégal", écrit le journal.

Sud Quotidien consacre un dossier à la politique menée par le gouvernement pour rendre le Sénégal autosuffisant en riz, l’une des céréales les plus consommées au Sénégal et largement importée par le pays.

"Je doute qu’on puisse arriver à une autosuffisance en riz, en 2017", affirme l’ingénieur agronome Rokhaya Daba Fall, dans une interview publiée par le journal.

Le Soleil se fait l’écho de l’appel lancé par le président Macky Sall, pour qui, "il est temps que l’Afrique parle d’une seule voix".

"Il y a lieu d’être optimiste sur l’avenir de l’Afrique. Nous avons une unité politique, nous avons des programmes économiques communs", a souligné le chef de l’Etat sénégalais lors du sommet de l’Union africaine, ce weekend, à Addis-Abeba (Ethiopie), pour louer l’élan de solidarité chez les dirigeants africains.

L’Observateur publie une interview de Toussaint Manga, le secrétaire général de l’Union des jeunesses travaillistes et libérales (UJTL), affiliée au Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition). "De la prison, on sait que les Sénégalais souffrent. Des détenus m’ont confié que leur situation est meilleure en prison qu’à l’extérieur", déclare M. Manga, qui vient de passer plusieurs mois à la maison d’arrêt et de correction de Rebeuss, à Dakar.

Aps


Lundi 1 Février 2016 - 08:54



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