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La Serbie a souffert



Vice-championne d'Europe en Pologne l'an passé, la Serbie a connu toutes les misères du monde pour se débarrasser de son voisin croate (73-72), samedi, en huitièmes de finale du Mondial 2010. Emmenés par un Nenad Krstic décisif en fin de rencontre, les jeunes loups de coach Ivkovic prennent ainsi rendez-vous avec l'Espagne, qui a dominé dans la soirée la Grèce de huit points (80-72).



La Serbie a souffert
Tous les observateurs annonçaient un premier huitième de finale explosif et très physique, cela n'a pas manqué entre ces deux nations voisines ! Mais dans le plus grand respect, contrairement aux antagonismes des derbies précédents. A l'intérieur, les grandes tiges ont brassé énormément d'air, laissant beaucoup d'influx et de lucidité autour du cercle. En conséquence, c'est le turnover qui a fait la différence entre les deux pays des Balkans, et à ce petit jeu-là, la jeune génération serbe, qui a tout ramassé dans les catégories inférieures, s'est montrée plus complète et plus solide que sa rivale, encore trop dépendante de son cinq majeur. Car côté serbe, la menace peut venir de partout ! Lorsque l'habituel leader d'attaque, Milos Teodosic, est en dedans, comme c'est le cas samedi (3 points à 1/7, 4 balles perdues), le secteur intérieur prend le relais avec un tandem Krstic-Perovic très adroit (26 unités à eux deux). Des forces vives qui ont permis à la Serbie de prendre la mesure de la Croatie en fin de partie (73-72), laissant espérer des lendemains meilleurs avec un prochain tour annoncé contre le champion d'Europe espagnol. Le bourreau du dernier Euro polonais.

Comme face à l'Argentine, lors de leur précédent duel, leur donnant le droit de prendre la première place du groupe (84-82), les Serbes laissent l'initiative à leurs homologues croates, auteurs d'un début de rencontre canon. L'hyper-activité de leur meneur de jeu explosif Roko-Leni Ukic et un rendement supérieur dans la raquette permettent ainsi aux protégés de Josip Vrankovic de prendre rapidement l'avantage au score (11-16, 6e puis 13-20, 8e). Le temps pour Milos Teodosic de prendre la mesure de la défense en zone adverse et de donner quelques caviars à ses intérieurs pour revenir progressivement dans ce premier quart-temps, avant de s'incliner sur un dernier tir primé du pivot Kresimir Loncar (19-27, 10e). Ces vingt-sept points encaissés en dix minutes sonnent comme un vrai message d'alerte pour le vice-champion d'Europe qui reprend progressivement les choses en main, grâce notamment à l'entrée en jeu de l'arrière du Panathinaïkos, Milenko Tepic, véritable stabilisateur de jeu (27-29, 14e). Un festival offensif, peut-être trop beau, qui laisse place aux premières vendanges avec un vrai trou noir pour les deux formations qui sont au coude à coude à la pause (34-36). La première conséquence d'une première partie de match marquée par l'énergie déployée par les acteurs de ce choc très équilibré.


Krstic fait la différence



Dans ce contexte, tous les petits détails ont leur importance, et le retour de Krstic, après ces trois matches de suspension, est une vraie bouffée d'air frais pour la Serbie. Points près du cercle, travail de sape, provocation de fautes, le pivot titulaire des Thunder d'Oklahoma City use le cinq adverse et met sous morphine le manque de fluidité du jeu de sa formation. Pourtant, même si l'on sent la partie sur la bascule, les partenaires de la gachette Bogan Bogdanovic continuent de s'accrocher aux basques de leurs voisins (47-46, 27e), avant le réveil tardif de Teodosic en fin de troisième quart-temps (54-50, 30e).

Malgré tout, les maladresses techniques affluent sur le parquet d'Istanbul et tendent à faire croire que les Croates ont une occasion en or de rallier les quarts de finale de ce Mondial. Chose qui ne leur plus était arrivé depuis 1994 et une belle troisième place. Impression vite effacée par un lay-up plein de grâce de Aleksandar Rasic puis un shoot à trois points de Milan Macvan (64-57, 36e) qui donnent un avantage irrémédiable au double champion du monde. Car le final aux couteaux, riche en rebondissements, restera la propriété d'une équipe serbe, que l'on a connu beaucoup plus sereine et séduisante dans le passé mais également dans le tournoi.


Source Sports.fr

Moustapha Sakho

Samedi 4 Septembre 2010 - 16:14



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