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La Turquie Plus Forte, Tout Simplement



Eliminée en huitièmes de finale du Championnat du monde, l'équipe de France n'a pas été débordée par une ambiance survoltée mais plus simplement par une formidable Turquie qui peut viser très haut dans cette épreuve (95-77). Il faut désormais attendre l'été 2011 pour revoir les Bleus.



La Turquie Plus Forte, Tout Simplement
Dans son histoire, l'équipe de France a remporté plus de 70% de ses matches face à la Turquie (30 sur 42). Mais elle rejouerait celui-ci mille fois qu'elle n'en gagnerait qu'une poignée, et encore on voudrait bien connaître la recette pour y parvenir. Ce huitième de finale, et le score qui va avec, a illustré la différence entre deux mondes opposés. Celui d'une équipe turque en mission, qui a fait le plein de confiance au premier tour à Ankara, portée par un public enamouré et drivée de main de maître par Boscia Tanjevic. Et celui d'une sélection française coincée entre l'ombre des absents, qui laissent des postes trop justes à ce niveau, et ses propres tourments nés d'un été pénible avec cinq victoires en treize matches. Car oui, l'équipe de France est en vacances pour dix mois alors qu'on l'a à peine vu décoller le temps d'une victoire mémorable mais inutile contre l'Espagne, qui, elle, est en quarts de finale. Décoller et vite retomber dans un bruit de tôle froissée.

Turkoglu et Güler les fossoyeurs

Cette «équipe expérimentale», comme la résume Vincent Collet, n'a donc pas vécu bien longtemps. Celle de l'an prochain ne devrait pas lui ressembler tant que ça avec le retour de Diot, Parker, Mike Pietrus et Turiaf et les arrivées programmées de Beaubois, qui attend toujours son premier match en bleu, Séraphin et bien sûr Noah. On aurait bien aimé les voir ceux-là ce dimanche sous les yeux de 15 000 Turcs, dont l'équipe nationale de foot au grand complet. Les meneurs auraient par exemple permis de mieux manoeuver et les pivots de fixer face à une défense de zone 1-3-1 très attendue et effectivement diablement efficace. Tanjevic l'a sortie dès la sixième minute, alors que les Bleus résistaient (8-7).
Avec un Nicolas Batum complètement en dedans et un Ian Mahinmi perclus de fautes (cinq en sept minutes !), l'écart est monté (16-26, 13e) au fil des balles perdues par les Bleus, encore beaucoup trop nombreuses (7 dans le seul premier quart-temps, 17 au final). Vincent Collet espérait toujours réduire leur nombre mais avec cette équipe bâtarde, c'était un devoir trop compliqué. L'acte de décès de cette sélection d'un été a finalement été délivré par un 16-0 à cheval entre les deuxième et troisième quart-temps (28-53, 23e), l'écart montant jusqu'à +28 avec "Hido" Turkoglu (20 points, 4/7 à 3 points) et la star du jour, Sinan Güler (17 points), dans le rôle des fossoyeurs. Résultat, les Bleus devaient prendre l'avion lundi dès le petit matin à Istanbul pour arriver en France vers 13h00 et se séparer. Déjà.


Source Lequipe.fr

M.S.

Lundi 6 Septembre 2010 - 07:43



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