contenu de la page
Connectez-vous S'inscrire



La dépouille du dernier roi du Burundi





La dépouille du dernier roi du Burundi
Avant-dernier roi de la dynastie Ganwa qui a régné sur le Burundi pendant plus de trois siècles, Mwambutsa IV a accédé au trône en 1915, à l’âge de 3 ans. Le Burundi était alors un protectorat allemand avant de passer sous celui de la Belgique après la première Guerre mondiale. Le fils de Mwambutsa IV, le prince Louis Rwagasore, fut assassiné en 1961 à cause de son combat pour l’indépendance du pays, indépendance qui fut proclamée en 1962. Le Burundi devint alors une monarchie constitutionnelle dont le roi était Mwambutsa IV. Mais en juillet 1966, il fut destitué par son deuxième fils, Charles (Ntare V), âgé de 19 ans, lui-même déposé quelques mois plus tard lors du coup d’Etat qui mena à l’instauration de la République. Mwambutsa s’est alors exilé en Suisse où il y vécut jusqu’à sa mort en 1977. Il a été inhumé dans la périphérie de Genève.

Dans son testament, le Roi s’est clairement opposé à ce que sa dépouille soit transférée au Burundi ou dans un autre pays. Or, le gouvernement du Burundi a sollicité tout récemment auprès des autorités suisses le retour de la dépouille du Roi, dans le cadre des festivités du cinquantenaire de l’indépendance du pays.

Au moment d’écrire ses lignes, la dépouille du Roi a été exhumée, mais le Conseil d’Etat de Genève a suspendu la délivrance du laisser passer mortuaire, suite aux démarches initiées par la nièce du Roi, la princesse Esther Kamatari.

Fille du frère du Roi et ancien mannequin international, Esther Kamatari a transmis aux autorités helvétiques le testament de Mwambutsa, et a mis en avant le respect de la mémoire du Roi. Le retour de la dépouille du roi était prévue le 23 mai et son inhumation le 25 mai à Muramvya, où il avait été intronisé.

Source: Tribune de Genève


Lundi 11 Juin 2012 - 15:51



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.