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La fin des illusions !



Il n'y a pas eu de miracle ! Moribonde depuis de longs mois, l'équipe de France a coulé jeudi à Polokwane, victime logique d'un séduisant Mexique qui a quasiment décroché son billet pour les huitièmes de finale (2-0). Incapables de créer du danger, promenés par les hommes de Javier Aguirre, les Bleus sont tout près de la sortie avant de jouer l'Afrique du Sud le 22 juin, puisqu'un nul entre l'Uruguay et le Mexique les renverrait à la maison.



La fin des illusions !
Les Bleus n'avaient jamais perdu contre « La Tricolor » en six confrontations, dont trois en Coupe du monde avec au compteur deux victoires (1930, 1954) et un nul (1966). Et ce n'était certainement pas le soir de contrarier la statistique. En s'inclinant jeudi à Polokwane face au Mexique (0-2), les hommes de Domenech ont dit adieu, sauf miracle, à la Coupe du monde 2010, deux ans après un Euro suisse calamiteux. "Quand on s'est retrouvé dos au mur, on s'en est toujours sorti", rappelait Evra la veille. Pas cette fois-ci, hélas.

Plutôt à son avantage contre l'Uruguay la défense bleue a montré, au contraire, dans cette deuxième journée du Mondial, une fébrilité qui lui aura finalement coûté très cher.

Les Français obtiennent bien un corner après trois minutes de jeu suite à un une deux Evra-Malouda (3e) mais le capitaine des Bleus offre aux Mexicains l'occasion de répondre en n'appuyant pas sa passe en retrait pour Lloris, obligé de dégager au plus pressé devant Giovani (5e). Derrière, le coup franc lointain de Ribéry termine sa course directement dans les gants de Perez (6e). Le Mexique répond par Giovani qui, parti dans le dos de la défense bleue, force trop sa reprise dans la surface. La France s'en sort encore très bien (8e), comme sur ce tir au dessus signé Franco qui s'était joué d'Abidal (11e).


Gignac, Valbuena pour rien

La combinaison sur coup franc Malouda-Diaby-Ribéry déstabilise bien les Mexicains mais le centre du Munichois est trop puissant. Et les Bleus connaissent un souci avec Salcido trop souvent libre de ses mouvements dans cette première période à l'image de son tir croisé de la 18e, de peu à gauche du cadre. Encore sans opposition, le joueur du PSV, après avoir enrhumé Sagna, inquiète à nouveau Lloris sur un pointu que le gardien de Lyon repousse en boxant le cuir (27e).

Le pressing haut des Français effectué en début de rencontre semble bien loin et les hommes d'Aguirre commencent à faire courir la balle sans pour autant la confisquer. La dernière occasion du premier acte est pour Anelka dont le tir timide est une formalité pour Perez (44e). Après un énième coup franc direct gâché par les hommes de Domenech, le contre mexicain est stoppé irrégulièrement et volontairement par Toulalan coupable d'une faute sur Franco. Le Lyonnais reçoit son deuxième carton jaune de la compétition et ne jouera pas contre l'Afrique du Sud. Gignac, lui, entre dès le début de la seconde période à la place d'Anelka et en deux minutes, les Mexicains sont avertis à deux reprises pour des fautes sur Malouda (Juarez, 48e, et Moreno, 49e).


Blanco toujours vert

La fin des illusions !
Le Guyanais semble dans un bon soir, sa frappe du droit force Perez à la claquette (53e), imité ensuite par Ribéry du gauche (55e). La bataille du milieu est toujours intense et il ne faut pas être avare d'efforts pour garder le ballon. Marquez s'essaie alors de loin, dans les bras de Lloris (63e). Une minute plus tard, la défense française joue mal le hors-jeu et laisse Hernandez tout seul devant Lloris qu'il dribble sans difficulté (64e). 1-0 pour « La Tricolor », Domenech lance Valbuena à la place de Govou (69e). Gignac se trouve enfin en position de tir, mais sa frappe est trop enlevée (74e). Les Bleus ont du mal à réagir et les Mexicains ont le beau rôle avec des espaces désormais ouverts. Et des énormes quand Barrera se lance dans un raid avant d'être déséquilibré dans la surface par un tacle glissé d'Abidal.

Le penalty est transformé par ce bon vieux Blanco (37 ans) à un petit quart d'heure de la fin (2-0, 79e). L'affaire est pliée et Javier Aguirre peut lever le poing. "On jouera comme si c'était le dernier match.", avait promis le sélectionneur mexicain. Il n'en reste qu'un aux Bleus dans cinq jours face à l'Afrique du Sud. Pourra-t-on encore parler de match pour l'honneur ?


Moustapha Sakho

Jeudi 17 Juin 2010 - 19:01



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