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La politique et la question de la transhumance en exergue



Les quotidiens parvenus samedi à l'APS continuent d'entretenir le débat sur la transhumance politique, en partant de la position exprimée sur cette question par le président de la République, Macky Sall, lors de sa dernière conférence de presse à Kaffrine.



La politique et la question de la transhumance en exergue
"Le Grand oral du président de la République face à la presse nationale ce jeudi à Kaffrine pour tirer le bilan de sa tournée économique à Kaolack suivie d'un conseil des ministres décentralisé dans le Ndoucoumane continue de susciter un large débat dans le pays", observe le Témoin quotidien.

"Avec le décalage, ajoute ce journal, si le chef de l'Etat s'en est pris globalement de bonne manière, il reste que des dérapages ont été notés dans la prestation de Macky Sall", concernant notamment sa position sur la transhumance politique.

"Le chef de l'Etat a fait l'apologie de la transhumance (…)" lors de cette rencontre avec des journalistes. "Pourtant, candidat de Macky 2012, il avait invité, sur Walf TV, à mettre de l'éthique dans la politique. Sa position sur la question a changé parce qu'il se trouve dans une autre position", rapporte le journal Le Quotidien.

Ce changement de position "est loin de faire l'unanimité chez certains acteurs et observateurs de la scène politique sénégalaise", dont Abdoulaye Wilane, maire de Kaffrine et responsable du Parti socialiste (PS), allié de l'Alliance pour la République (APR, au pouvoir).

‘"Un homme qui se renie, un homme qui n'a pas de parole n'atteint même pas le rang d'un animal ou de la bête sauvage", tranche Abdoulaye Wilane dans des propos relayés par le même journal et qui peuvent se considérer comme un argumentaire sans équivoque contre la transhumance.

De toutes les manières, le président de la République "ne peut pas nous vendre la transhumance comme une valeur", souligne Fadel Baro, coordonnateur du mouvement citoyen Y'en a marre, à la Une du quotidien Le Populaire.

De leur côté, les alliés du chef de l"Etat "tempèrent" et "soufflent le chaud et le froid", renseigne L'Observateur. "Tantôt on a l'impression qu'ils sont d'accord avec Macky Sall sur la transhumance, tantôt on pense qu'ils ne partagent pas ses propos", selon le journal.

De toutes les manières, Macky Sall assure devoir son accession au pouvoir au "daaka" de Médina Gounass, où se tient une retraite spirituelle annelle, dans le département de Vélingara (sud), rapporte L'Observateur.

Mais pour la prochaine présidentielle, il "ne sera même pas au second tour", affirme son prédécesseur, Abdoulaye Wade, cité par La Tribune. Selon Me Wade, Macky Sall "est trompé par les RG (Renseignements généraux)".

Le quotidien Walfadjri retient lui que Macky Sall a dévalué sa fortune, revenant sur des déclarations du chef de l'Etat lors de sa conférence de presse de Kaffrine. Le journal note que suivant ses dires, les avoirs du président de la République passent de 8 à 2 milliards de francs CFA entre 2012 et 2015.

"Le patrimoine du chef de l'Etat a fondu sous le soleil de Kaffrine. Estimée au début à 8 milliards" de francs CFA, "le président de la République révèle qu'il pèse moins de deux milliards", écrit ce journal.

Loin de ce sujet, le quotidien national Le Soleil rapporte que le khalife de Médina Gounass, Thierno Amadou Tidiane Bâ, "exhorte les jeunes à retourner à l'agriculture". Il a fait cette déclaration en présence du chef de l'Etat, venu à cette rencontre religieuse annuelle.

Selon Le Soleil, Macky Sall a assuré au marabout de Médina Gounass que son ambition pour cette cité religieuse "dépasse la modernisation" qu'il y a déjà entamée.


Samedi 18 Avril 2015 - 10:36



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