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Le visage qu’offre le SENEGAL d’aujourd’hui est alarmant à plus d’un titre *



Le samedi 22 novembre 1997, à 15h, Maître WADE, en ouvrant le Forum National pour l’Alternance disait : « Pour changer le pays, il faut changer de politique. Pour changer de politique, il faut changer les hommes.» Il citait François MITTERRAND. Les deux alternances, survenues en mars 2000 et mars 2012 ont réglé cette question.



Le visage qu’offre le SENEGAL d’aujourd’hui est alarmant à plus d’un titre *
Aujourd’hui le Sénégal, l’Afrique et (d’une manière globale) les pays pauvres (appauvris devrions-nous dire) sont à la croisée des chemins et font face aux multiples crises qui ont ébranlé moult certitudes. Il convient, dés lors, d’analyser objectivement la situation et d’en tirer les conclusions qui s’imposent. Cela va, peut-être, nous aider à sortir de l’impasse car les défis sont multiples. Et on se doit, de les relever tous.
« Ainsi les Sénégalais sont, aujourd’hui, comme ces soldats qui ont déjà quitté les campements et se trouvent au front, l’arme au pied. Prêts à affronter l’adversaire, avec la ferme volonté de triompher. La question ne se pose plus de savoir pourquoi ils sont là, mais quelle stratégie ils doivent adopter pour s’assurer la victoire.» Ces propos sont tirés du même discours que Maître WADE a prononcé le 22 novembre 1997 à l’E.N.D.S.S. Leur actualité traverse les deux siècles. Et l’adversaire reste toujours le même : pauvreté, sous développement.
Au début des années 60 SENGHOR disait, dans un de ses discours, que l’indépendance réelle était une lutte perpétuelle. Et que pour mener le pays au développement il fallait un type de SENEGALAIS NOUVEAU. Il ne l’a pas trouvé. Peut-être que SENGHOR, tel un albatros, volait trop haut pour ses concitoyens. Les SENEGALAIS d’alors, grisés par cette nouvelle souveraineté dont ils ne savaient (pour la plupart) quoi faire, ne percevaient pas, contrairement à SENGHOR, les mutations profondes qui étaient en train de s’opérer sur notre continent et sur notre planète.
Maître WADE lui emboîta le pas presque 40 après, en disant que face à tous les problèmes qui nous interpellent, il nous faut des SENEGALAIS techniquement compétents et politiquement conscients pour mener ce combat. Des gens qui, non seulement, maîtrisent parfaitement leur domaine de compétence mais pensent et agissent en mettant avant l’intérêt supérieur du pays. Pour le même objectif. Parce que, lui aussi a cherché à sortir son pays de ce traumatisme dans lequel veulent nous maintenir ces forces de l’ombre qui ne veulent pas, qui n’ont jamais voulu, d’une AFRIQUE DEBOUT.
L’éducation, la formation sont les piliers du développement d’un pays. La jeunesse leur cible. Cette jeunesse a besoin d’être accompagnée dans ses premiers pas. Par des adultes qui leur serviront de modèles (c’est notre devoir, notre mission), qui leur inculqueront les valeurs de notre culture et leur ouvriront les yeux sur le monde extérieur. Ce monde extérieur qui n’est ni meilleur, ni pire mais qui, peut-être, met en exergue des valeurs que nous ne connaissons pas ou que nous reléguons au second plan.
L’environnement (au sens large du terme) dans lequel cette jeunesse vivra doit être sain. Pour que cette jeunesse qui aura bénéficié d’une bonne éducation et /ou d’une bonne formation soit la base d’une nouvelle citoyenneté responsable et patriotique. La voie du salut. Par conséquent, nous ne pourrons plus continuer à cheminer comme on le fait depuis en ne se préoccupant que de nous-mêmes alors qu’on vit dans un ensemble très bien équilibré. Equilibre que nos lubies, nos fantasmes, nos ambitions personnelles, nos vies limitées dans le temps et dans l’espace ne doivent point fragiliser.
La jeunesse a besoin de modèles, de repères pour ne pas se perdre dans les méandres d’un univers, d’un monde, d’un village planétaire en prise à pas mal de tribulations. Et le visage qu’offre le SENEGAL d’aujourd’hui est alarmant à plus d’un titre : on cherche le citoyen !
Par Wagane Faye
Le titre est de la rédaction*

PiccMi.Com

Lundi 20 Novembre 2017 - 07:38



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