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Les Cimenteries du Sahel dans l'impossibilité d'écouler les 3/4 de leur production





Les Cimenteries du Sahel dans l'impossibilité d'écouler les 3/4 de leur production
Le président directeur général (PDG) des Cimenteries du Sahel (CDS), Latfallah Layousse, a révélé jeudi que cette entreprise dont les activités ont démarré en 2002 ne parvient pas actuellement à vendre les ¾ des 3 millions de tonnes de ciment qu’elle produit annuellement.

"Les CDS produisent 3 millions de tonnes de ciment, mais nous ne parvenons pas à vendre les 3/4 actuellement. Ce qui expose notre société à des difficultés dans l'avenir, alors que le ciment de la société Dangote n'est pas encore sur le marché’’, a-t-il à l’occasion d’une visite du ministre de l’Energie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye.

‘’Et si nous considérons l'avènement de Dangote, dans un ou deux ans, le Sénégal, avec ses trois cimenteries (SOCOCIM, CDS et Dangote), aura une production de 7,5 millions de tonnes de ciment", a fait remarquer M. Layousse.

Il a aussi rappelé au Ministre l'existence d'un projet de quatrième cimenterie pour le Sénégal dont le dossier dormirait dans les tiroirs.

"J'ai demandé à M. le ministre de revoir ce projet-là qui constitue un problème, parce qu'on n'a jamais vu aucun pays au monde, même industrialisés, où la capacité de production fait trois fois la consommation du pays", a-t-il dit.
Selon lui, la situation est inquiétante. Mais il dit faire confiance au Sénégal, au Président Macky Sall et à son gouvernement.

"Nous essaierons de nous battre comme tout le monde, afin de pouvoir exporter le surplus. Mais certainement avec beaucoup de difficultés, parce que le marché international n'est pas aussi facile que cela", a indiqué M. Layousse qui promet de tout faire pour diminuer le prix du ciment, afin qu'il soit accessible à tous les Sénégalais.


"J'ai évolué, par le passé dans le secteur immobilier et je sais que, au moment où les CDS n'étaient pas encore là, ce que nous rencontrions ne serait-ce que pour l'approvisionnement du marché en ciment. Aujourd'hui, on ne parle plus de rupture de ciment depuis longtemps. Cela veut dire que la production est suffisante voire excédentaire. Ce qui veut dire que le Sénégal est autosuffisant en la matière", a souligné Aly Ngouye Ndiaye.

M. Ndiaye estime qu'il faut consolider les acquis pour que le ciment puisse être vendu à des coûts acceptables. D'après lui, en dix ans, l'évolution du prix de la tonne de ciment n'a même pas atteint 10%.

APS

Vendredi 17 Août 2012 - 10:19



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