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Les Super Eagles se sont brûlés les ailes



Première pour la Grèce. Menés au score par une formation nigériane entreprenante, les joueurs d'Otto Rehhagel ont su parfaitement profiter de l'expulsion de Kaita (34e), pour s'imposer (1-2), ce jeudi, dans le groupe B de la Coupe du monde 2010, grâce à des réalisations de Salpingidis (44e) et Torosidis (71e). Le "Bateau pirate" revient à hauteur de la Corée du Sud, sèchement battue par l'Argentine un peu plus tôt dans la journée (4-1), et de son adversaire du jour africain. La qualification se jouera le 22 juin, à 16 heures.



Les Super Eagles se sont brûlés les ailes
La feuille de match annonçait une partie de ping-pong, où les Grecs allaient subir face aux Nigérians, pour mieux contre-attaquer. Le sorcier Otto Rehhagel avait prévu son coup, en ressortant sa formation fétiche, un 5-4-1 ultra défensif où Papastathopoulos est placé devant la défense. Du côté des Super Eagles, la donne était plus simple: attaquer et mettre des coups du butoir dans la défense hellène. Lars Lagerbäck, pour l'occasion, jouait la carte de l'attaque en titularisant d'entrée Peter Odemwingie et le colosse d'Everton, Aiyegbeni Yakubu. Une tactique qui s'est avérée presque payante...


Le Nigéria d'attaque

En dépit d'une composition très défensive, le schéma tactique des Grecs permettait de créer des décalages sur les côtés et d'envoyer ainsi dans la surface des centres pour Gekas, attaquant de l'Eintracht Francfort. Mais trop imprécis, ils ne trouvaient que trop rarement la cible. De son côté, le Nigeria essayait vainement de créer les décalages, mais son imprécision dans le jeu long (0 passe longue réussie sur 4 dans le premier quart d'heure) éradiquait toute offensive dangereuse. Et pourtant, les hommes de Lagerbäck parvenaient à ouvrir la marque sur une balle longue. Après une faute de Papastathopoulos, qui écopait au passage du premier carton jaune de la partie, Kalu Uche tentait sa chance des 30 mètres et trompait le portier hellène Tzorvas, grâce à l'aide volontaire de Peter Odemwingie, qui feintait de dévier le ballon de la tête (15e, 0-1). Malgré cinq joueurs à vocation purement défensive, le laxisme de l'arrière garde hellène permettait aux Nigérians de se relancer dans la course à la qualification.

La pilule était dure à avaler pour les hommes de Rehhagel qui n'arrivaient à réagir qu'à de rares occasions. Lors de leur première participation, les Grecs étaient partis bredouille des Etats-Unis, encaissant la bagatelle de 10 buts en 3 matches. L'histoire semblait se répéter, quand Kyrgiakos, de la tête, ne trouvait pas le cadre (22e, 30e), ou que le gardien Vincent Eneyama s'interposait à deux reprises face aux attaquants (13e, 39e).

Mais un fait de match allait changer totalement la physionomie de la rencontre. Alors que le Nigeria semblait gérer son match tranquillement, Sani Kaita réalisait un geste insensé. A la lutte avec Sokratis, il "pétait un plomb" et exécutait un chassé sur le joueur hellène. Ce geste ne l'effleurait à peine, mais Papastathopoulos ne se faisait pas prier et s'écroulait. Monsieur Ruiz n'hésitait pas et sortait le rouge. Les Super Eagles devaient dès lors terminer la rencontre à dix. Otto Rehagel tentait le tout pour le tout et décidait de repasser en 4-3-3, comme ce fut le cas face à la Corée du Sud.

Vincent Eneyama retarde l'échéance

Un coaching gagnant puisque le "Bateau pirate", surnom donné à la Grèce en 2004 lors de son sacre européen, parvenait à trouver la faille par l'intermédiaire de Salpingidis, bien aidé par le Monégasque Haruna qui déviait le ballon dans ses propres filets (44e, 1-1). Cette réalisation peu orthodoxe est toutefois historique, car la Grèce inscrivait là son premier but de son histoire en Coupe du monde. Au retour du vestiaire, la Grèce poursuivait son travail de sape, mais Eneyama veillait au grain, notamment sur une nouvelle tête de Kyrgiakos (53e).

Le Nigeria faisait le dos rond face aux assauts grecs et tentait - un comble- de marquer sur contre-attaque. Quelques minutes après le retour des vestiaires, le K.O n'était pas loin. Gekas, en position de hors jeu, se présentait face à Eneyama, mais manquait une nouvelle fois le coche (58e). Sur la contre-attaque qui suivait, les Nigérians étaient à deux doigts de réaliser le hold-up, mais Obasi ratait l'immanquable en loupant le cadre alors que le but était vide (59e).

Eneyama, encore lui, sauvait les siens en réalisant une incroyable claquette sur une tête de Samaras (68e). Mais le portier nigérian gâchait tout quelques minutes plus tard. Sur une frappe anodine de Tziolis, le gardien de Tel-Aviv se loupait complètement en relâchant le ballon, et offrait ainsi le but à Torosidis (71e, 1-2). Cette erreur de main anéantissait les dernières chances nigérianes, qui devront battre la Corée du Sud et espérer une défaite de la Grèce contre l'Argentine pour sortir de la poule B. Quant aux Grecs, la résignation affichée face à la Corée du Sud a laissé place à l'espoir d'une première qualification pour les huitièmes de finale. Le match face à l'Argentine, dans cinq jours, aura donc pour valeur de finale avant l'heure pour des Hellènes qui se mettent maintenant à rêver...



Sources Lequipe.fr / Eurosport.fr / France Télévisions


M.S

Jeudi 17 Juin 2010 - 15:49



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