contenu de la page
Connectez-vous S'inscrire
PiccMi.Com



Les relations pouvoir-opposition en exergue



De nombreux quotidiens parvenus jeudi à l’APS font état d’une dégradation des relations entre le pouvoir et l’opposition incarnée par le Parti démocratique sénégalais (PDS), la formation de l’ancien président de la République Abdoulaye Wade et ses alliés.

Cette ‘’guerre totale’’ est parti d’un meeting tenu par l’opposition le 21 novembre dernier à Dakar, au cours duquel Me Abdoulaye Wade a proposé l'organisation d'une présidentielle en 2015 et la mise en place d'une commission de transition.

Il a également accusé de corruption des membres du cercle du pouvoir, en particulier le maire de Guédiawaye, Aliou Sall, de détenir frauduleusement 30% des actions d’une société pétrolière bénéficiaire d’un contrat de recherche et d’exploitation au Sénégal.



Les relations pouvoir-opposition en exergue
‘’La guerre des tranchées’’, affiche le quotidien Enquête, renseignant que l’ancien président de la République ‘’devra répondre à la sommation interpellative qui lui a servie, hier (mercredi), les avocats de Aliou Sall’’, frère de son prédécesseur Macky Sall.

‘’Wade sommé de répondre aujourd’hui’’ jeudi, indique L’As, en annonçant que Aliou Sall vient de déclencher une procédure judiciaire contre l’ex-président de la République. Il est ainsi demandé à Me Abdoulaye Wade ‘’d’apporter des éléments de preuve sur ses accusations, au plus tard aujourd’hui. Sinon, la procédure va se poursuivre’’.

Malgré tout, ‘’une frange importante des responsables libéraux a rencontré la presse pour réitérer et cautionner les propos de Me Wade sur une éventuelle présidentielle avant 2015. Oumar Sarr (coordonnateur du PDS) en a profité pour accabler le frère du présidant de la République’’, rapporte Rewmi quotidien.

Ils sont revenus ‘’plus amplement sur les accusations de détournement d’objectif ^portées sur la personne du frère du président de la République, Aliou Sall. Selon Oumar Sarr, Aliou Sall détient bel et bien 30% des productions d’hydrocarbures sur les blocs Saint-Louis et Kayar’’, rapporte Enquête.

Mieux, si l’on en croit Walfadjri, ‘’Wade brandit les preuves et exige une commission d’enquête parlementaire’’. ‘’Wade et ses alliés sont loin de reculer dans les accusations de vol portées contre Aliou Sall’’, réitérant que ce dernier détiendrait 30% des actions de la société Petro-Tim Sénégal, filiale de Petro-Tim Limited.

Ces leaders de l’opposition ‘’exigent la création d’une commission d’enquête parlementaire sur l’attribution des deux blocs de pétrole de Saint-Louis et Cayar et l’affaire Arcelor Mittal’’. Ils ‘’demandent des poursuites pénales contre le frère du chef de l’Etat, Aliou Sall, et ses +co-auteurs et complices+ supposés pour tirer l’affaire des blocs au clair’’, rapportent Le Quotidien.

‘’L’opposition regroupée autour du front pour la défense de la République (FPDR) est loin d’en finir avec le pouvoir actuel. Au sujet de l’affaire Petro-Tim, un plan de combat a été dressé et mènera, selon elle, à la transparence’’, constate Sud Quotidien.

En réaction, le président Macky Sall ‘’sort les armes non conventionnelles’’, en décidant notamment du rappel de l’aide de camp affecté à son prédécesseur, signale Waa Grand Place. De plus, Me Olivier Sur, avocat de Karim Wade, le fils de l’ancien président de la République, est ‘’effacé du programme de la Francophonie’’.

‘’Le locataire du palais a décidé de priver Wade de son aide de camp’’, note le quotidien Direct Info, parlant d’une première réponse au camp opposé. ‘’Qui connait le pape du SOPI sait qu’il est loin de capituler’’, commente ce quotidien, dans son billet du jour.

Pour le reste, le quotidien national Le Soleil assure que l’Etat ‘’a pris toutes les dispositions pour la réussite du Sommet’’ de la Francophonie, qui se tient à Dakar samedi et dimanche. L’Observateur est d’un tout autre avis, qui parle d’un ‘’Sommet des revers’’.

Aps




Jeudi 27 Novembre 2014 - 08:35



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.