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Lutte contre la malnutrition en Afrique : Le Sénégal parmi les bons élèves (rapport du Panel Malabo Montpellier)



De nombreux pays africains, dont le Sénégal, le Ghana et l’Ethiopie, ont réussi à fortement à réduire la malnutrition au cours des 15 dernières années. Des réductions significatives entre 40 et 60%. Ces progrès, entraînés en partie par des actions et interventions de politique, montrent que la lutte contre la malnutrition en Afrique peut être gagnée, un fait que confirme le dernier rapport du Panel Malabo Montpellier.



Le rapport sera officiellement lancé au Sénégal jeudi 22 février 2018 dans un hôtel de la place. A cette occasion une conférence sur le thème "Comment mieux nourrir l’Afrique" sera organisée conjointement avec la Cellule de Lutte contre la Malnutrition (CLM) et HarvestPlus, un programme du Consortium CGIAR - facilité par l’Institut International de Recherche sur les Politiques Alimentaires- pour l’amélioration de la nutrition et de la santé.
Le rapport « Mieux Nourris : Comment l’Afrique peut-elle construire un futur sans faim ni malnutrition » publié par le Malabo Montpellier Panel, un groupe d’éminents experts africains et internationaux en sécurité alimentaire, analyse les décisions et actions de politique et interventions institutionnelles et programmatiques qui ont contribué à des réussites en matière de nutrition et tire des enseignements à l’intention des décideurs politiques, donateurs et autres intervenants.
Le Sénégal dans le peloton de tête en matière de lutte contre la malnutrition
A travers l’Afrique, la proportion de populations qui souffrent de la faim a baissé de 28% à 20% entre 1990 et 2015, bien que le nombre total continue à augmenter en raison de la croissance rapide de la population. Certains pays ont réalisé des progrès remarquables. Le Sénégal, le Ghana et le Rwanda, ont tous réduis le nombre de personnes souffrant de malnutrition et le nombre d’enfants souffrant de retard de croissance de plus de 50%. L’Angola, le Cameroun, l’Ethiopie et le Togo, ont atteint des réductions de plus de 40%.
Entre 2000 et 2016, le Sénégal a réalisé des progrès remarquables dans la réduction de la malnutrition. Son score GHI (Indice de faim dans le monde publie par l’IFPRI) a chuté de 38 en 2000 à 17 en 2016. La prévalence du retard de croissance a baissé de 30 pour cent à 19 pour cent dans la même période. Ces améliorations en nutrition ont été entraînées en grande partie par un engagement institutionnel et programmatique significatif du gouvernement Sénégalais.
Un engagement institutionnel
En se basant sur l’expérience du Programme de Nutrition Communautaire (1994–2000, la Cellule de Lutte contre la Malnutrition (CLM) a été créée en 2001 sous la coupole de la Primature. Elle apporte un soutien technique dans la définition et la mise en œuvre de la politique nationale de nutrition. La CLM coordonne ses activités avec sept Ministères – Santé, Education, Economie et Finance, Décentralisation, Commerce, Industrie et Agriculture – et l’Association Nationale des Conseillers Ruraux et les organisations de la société civile.
Un engagement programmatique

En 2002, le Programme de Renforcement de la Nutrition (PRN) a été lance par la CLM. Le programme vise à améliorer le statut nutritionnel et le développement sain des enfants de moins de cinq ans vivant dans les zones urbaines ou rurales pauvres du Sénégal, et à renforcer les capacités institutionnelles et organisationnelles de mise en œuvre et d’évaluation des interventions de nutrition. En 2006, une évaluation de l’impact du PRN a été réalisée en analysant les taux de malnutrition entre 2004 et 2006 dans des villages des régions de Fatick, Kaolack et Kolda et dans le cadre du programme PRN. L’évaluation a montré qu’entre 2004 et 2006 les taux de malnutrition ont baissé de manière significativement plus élevée dans les villages d’intervention (-34 pour cent) que dans les villages de contrôle (-21 pour cent).
Un autre programme, Yaajeende (Abondance), développe depuis 2011 des variétés fortifies de mil, de haricots et de patate douce, pour traiter les déficiences en micronutriments, y compris le fer, le zinc et la vitamine A. Yaajeende fonctionne dans les régions de Matam, Bakel et Kédougou depuis 2011 et a été introduit à Kolda en 2014. Il promeut également l’adoption d’une agriculture de préservation et des techniques de gestion durable des terres. L’évaluation à mi-parcours de Yaajeende a conclu que les ménages et individus vivants dans les zones d’intervention du projet ont connu plus d’améliorations dans leurs indicateurs de statut nutritionnel que ceux résidant dans les zones non concernées.

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Vendredi 16 Février 2018 - 16:14



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