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Manœuvres à la Présidence

LES MINISTRES ENCORE CONVOQUÉS APRES UN CONSEIL INSTAURANT UN TICKET A LA PRESIDENTIELLE



À la suite de l’adoption en conseil des ministres, tel qu’écrit dans le communiqué, du projet de loi instaurant un ticket élu au suffrage universel, les ministres ont encore été « appelés » vers les coups de 21 heures pour « poursuivre les discussions ». En vérité, le projet de loi examiné et adopté quelques heures avant cette deuxième rencontre comporte plusieurs zones d’ombre. A moins qu’il ne soit retouché, le projet de loi adopté dans un premier temps va « dépouiller » le président du Sénat de ses prérogatives de suppléance. Seule certitude : le colistier de Wade ne sera ni Karim Wade, ni Pape Diop qui risque encore une fois de faire les frais de ce projet, à moins que la seconde rencontre d’hier ne serve à « réécrire » quelques lignes du texte initial. Pour la Présidence, le projet mettra fin aux débats sur les accusations de succession monarchique.



Manœuvres à la Présidence
Alors que les ministres étaient dans leurs bureaux hier à la suite de la rencontre du Conseil des ministres qui instaurait un ticket élu au suffrage universel, ils ont été encore…convoqués à 21 heures pour une sorte de « deuxième conseil » qui suivait son cours encore, au moment où nous mettions sous presse vers 23 heures. L’As avait appris quelques heures plus tôt, de sources autorisées, que le Président voulait poursuivre le débat autour du projet de loi Constitutionnelle instituant le ticket de l’élection simultanée du Président et du vice-Président, examiné et adopté quelques heures auparavant. Il semble qu’au sommet, on se soit rendu compte de plusieurs zones d’ombre qui figuraient sur le projet de texte qui n’avait pas pris en compte certains facteurs. Pour dire qu’on risque d’assister à la retouche de la première mouture ou à une « relecture » pure et simple du projet. On en saura sans doute plus dans les prochaines heures.

Lors du « premier » conseil, L’As a appris que c’est Me Wade lui-même qui avait tenu à faire part aux ministres des minutes du projet. Des sources autorisées informent ainsi que le Président a affirmé que cet énième changement dans la Constitution « mettrait fin aux débats sur une succession monarchique ». Pourtant, cette idée a germé dans la tête de Me Wade depuis ses fameuses audiences avec Idrissa Seck. À l’époque d’ailleurs, il en avait fait part à certains proches estimant que ce serait un choix judicieux si jamais sa candidature était…refusée. Pour dire que ce changement serait aussi du pain béni pour Wade, si jamais le Conseil constitutionnel refusait de valider sa candidature.

Les mêmes interlocuteurs renseignent que le projet (en tout cas celui qui avait été soumis aux ministres lors de la première rencontre) s’accaparait des prérogatives du président du Sénat. En effet, en cas d’empêchement du chef de l’Etat, c’est le vice-Président qui assurera l’intérim si les modifications sont retenues in fine. À moins donc qu’il ne soit ce candidat à la vice-présidence, ce que des sources proches du chef de l’Etat écartent, Pape Diop sera encore l’agneau du sacrifice de cet énième changement en vue de la Constitution. Mais il semble que cette donne pose problème, puisqu’elle devrait aussi conduire à une retouche des textes qui régissent le Sénat. Est-ce le facteur qui avait été oublié ?

Nos interlocuteurs croient savoir que le « vice-Présidentiable » ne sera pas Karim Wade. « Il est exclu d’office de la course », renseignent des sources autorisées. Alors qui sera l’heureux élu du côté libéral ? Pour le moment, le chef de l’Etat n’a fait aucune confidence sur ce sujet à ses proches. Tout au plus, avant-hier à 19 heures, le Président a eu une séance de travail avec Pape Diop, Mamadou Seck, Souleymane Ndéné Ndiaye et Cheikh Tidiane Sy qui sont en quelque sorte concernés par cette nouveauté ; le Département de la Justice devant défendre le projet. N’empêche qu’hier, les dents grinçaient au sommet du Pds et pour cause. En dehors de ces quatre responsables et bien sûr de Karim Wade, aucun responsable du Pds n’était informé de ce projet. Or, c’est le Pds qui est appelé à porter la candidature de ce ticket. Pour ne pas dire qu’un malaise était perceptible sous le ciel libéral.

Cheikh Mbacké GUISSE
L'AsQuotidien.Info

PiccMi.Com

Vendredi 17 Juin 2011 - 09:44



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