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Mort de Katoucha: Devoir de mémoire 4 ans après





Mort de Katoucha: Devoir de mémoire 4 ans après
Quatre ans après la découverte du corps sans vie de Katoucha près du pont du Garigliano, à Paris, les passionnés du glamour se souviennent de ce coup de massure qu'ils vivent jusqu'à ce jour. C’est dans la nuit du 31 janvier au 1er février 2008 que le déjà singulier destin de l’ex-reine des podiums, icône de la « black attitude » et égérie d’Yves Saint Laurent a basculé. À l’issue d’un dîner bien arrosé dans le très branché restaurant de l’hôtel Costes, Katoucha se fait raccompagner par un ami au pied de la passerelle de La Petite Vitesse, la confortable péniche de son compagnon, l’artiste Laurent-Victor Cotte, amarrée au pied du pont Alexandre-III. Il est près de 2 heures du matin, il fait froid et il pleut. C’est la dernière fois qu’elle sera vue vivante.

Khadija Niane appelée Katoucha et "La Princesse Peuhle" née le 30 Décembre 1960- morte le 2 Février 2008 ,était l'un des premiers Top model d'origine Guinéenne et fille du grand historien Djibril Tamsir Niane. L'ancien top-modèle Katoucha était connu comme étant l'un des premiers mannequins noirs à défiler sur les podiums. Célèbre grâce à ses défilés pour Yves Saint-Laurent, également célèbre grâce au combat qu'elle menait contre l'excision.Dans les années 80 et 90, Katoucha a été l'un des tops modèles les plus célèbres au monde. L'égérie de «Monsieur» Yves Saint-Laurent, après avoir été celle d'Azzedine Alaïa et de Paco Rabane. Pendant une quinzaine d'années, la «Princesse Peule» s'est baladée sur le toit de l'univers, en première classe ou en jet privé entre Paris, New York, Rio et Singapour. Entre les bulles de champagne et les lignes de coke. Avant de se réinstaller, en 2006, à Dakar, où elle a monté sa propre maison de haute couture, forme de jeunes Africaines au métier de mannequin, et participe activement au combat contre l'excision et les violences faites aux filles africaines:

Comme elle l'analysait elle même:
"mes blessures ont mené ma vie et m'ont mené la vie dure. J'ai consciencieusement évité de prendre le temps d'en faire l'inventaire. Je m'étourdis pour ne pas voir mes béances ; je vis dans un wagonnet de montagnes russes. Ma vie a été une école de frivolité. Je suis resté dans le monde du paraître, pour ne pas aborder celui de l'être".

En septembre 2007, elle publie un livre, « Dans ma chair », où elle révèle son excision subie à l'âge de 9 ans. Elle avait crée l’association, KPLCE, Katoucha pour la lutte contre l’excision.
Elle était mère de trois enfants.

M.Cmr - Piccmi.com

Mardi 31 Janvier 2012 - 10:24



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