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Ndobin de Amadou Saalum Seck : Un thriller à redondance sociale


La fiction ‘Ndobine’, dénonce le phénomène de la pédophilie, un danger qui prend de l’ampleur de nos jours.Sorti en 2010, ce deuxième long métrage de Amadou Saalum Seck a été projeté, samedi, au Bada Ciné sur initiative de l’Association sénégalaise de la critique cinématographique.




Ndobin de Amadou Saalum Seck : Un thriller à redondance sociale
Le film Ndobine, dernier long métrage du réalisateur Amadou Saalum Seck, est tourné à Saint-Louis. Entre le Pont Faidherbe et la plage de l’Hydrobase, le commissariat de police et autres endroits de la ville. Le thème principal est relatif au phénomène de la pédophilie qui sévit dans cette région ainsi que dans toutes les autres contrées du Sénégal, comme en relatent tous les jours la presse. Mais Amadou Saalum Seck ne met pas seulement en garde la société sur ce danger. Il alerte sur le phénomène des enfants de la rue et dénonce les comportements inhumains, de manière générale, et les violations des droits des enfants.
Le jeune Sakhir, retenu en classe par son maître, ne rentre pas à la maison. Sa sœur rencontrée dans la rue lui fait comprendre que son père va le corriger dès son retour. Il fugue et reste toute l’après-midi sans faire signe de vie. Sa mère, inquiète, alerte la Police et cherche au niveau de la morgue de l’hôpital. Elle va également recourir aux services d’une voyante. Le père, de son côté, va à la plage pour le chercher.

A la radio, on annonce la disparition de Sakhir. Et un griot sillonne les rues du quartier avec son tam-tam pour demander à celui qui a enlevé le garçon de le remettre à ses parents. Le maître est accusé. Les recherches aboutissent à la découverte d’un corps d’un enfant presque calciné. Il est présumé être celui de Sakhir. Mais non, c’est celui d’un autre enfant. Sakhir Lô finit par être retrouvé sur le pont Faidherbe par l’employé de la radio ayant fait l’annonce de sa disparition. Il fuyait le pédophile qui était à ses trousses. Ce dernier s’est évadé dans la ville. Une fin ouverte voulue par le réalisateur qui tient à montrer que le danger est quasi permanent.

Le film de Amadou Saalum Seck est enveloppé par cette enquête de police. Ce qui le classe parmi les films noirs. Mais la thématique sociale a pris le dessus sur le style.

Ndobine, 65 minutes, réalisé en 2010 a eu une enfance difficile. Selon son réalisateur, la fiction a été tournée en 2001 et le montage bouclé en 2010. La raison de ce long retard est le manque de finances. ‘Cela reflète très directement la situation de notre cinéma, nous avons des difficultés à faire un film’, a dit Amadou Saalum Seck après la projection, initiée par l’Association sénégalaise de la critique cinématographique. Selon lui, le manque d’accompagnement n’encourage pas à faire un film.

Ndobine est le deuxième long-métrage du réalisateur après Saaraba sorti en 1998. Ndobine a été sélectionné au dernier Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou.

Fatou K. SENE
WALF




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