contenu de la page
Connectez-vous S'inscrire



OFFRE OU CESSION DE CHANVRE INDIEN : Sadibou Kane et son ami Abdoulaye Gningue vont séjourner 2 ans en prison



Malgré ses diverses tentatives de blanchir son ami Abdoulaye Gningue qui, selon lui, n’a eu que le malheur d’avoir répondu à son invitation à lui fournir le numéro de téléphone d’une de ses connaissances qui se trouve être son fournisseur, Sadibou Kane a vu sa demande être rejetée par le parquet. Poursuivis dans une affaire de détention de chanvre indien, ils écopent de 2 ans de prison ferme.



OFFRE OU CESSION DE CHANVRE INDIEN : Sadibou Kane et son ami Abdoulaye Gningue vont séjourner 2 ans en prison
Sadibou Kane, menuisier de 28 ans, célibataire et père d’un enfant, et son ami Abdoulaye Gningue, 28 ans, marchand, célibataire sans enfant, vont passer les deux prochaines années en prison. Ils étaient poursuivis pour offre et cession d’une quantité de chanvre indien de 250 grammes et deux cornets, en vue d’une consommation personnelle. Tout est parti de l’arrestation du jeune menuisier, pour détention de «yamba» dans son atelier.
Revenant sur les circonstances de son arrestation, S. Kane dit avoir été arrêté par un policier en civil qui était venu marchander avec lui des meubles. «Au cours de leur marchandage, il a proposé de me les acheter à 200 000 F Cfa, j’ai refusé son offre et lui ai dit que je vendais le salon à 250 000 F Cfa. C’est ainsi qu’assis sur le canapé, il a aperçu les deux cornets de chanvre indien», narre le jeune homme qui se dit chef d’atelier de menuiserie. Il ajoute avoir été arrêté vers 17 heures ce jour-là. Ce, après avoir refusé de donner 50 000 F Cfa au policier qui lui avait au préalable réclamé ce montant en échange de sa liberté.
«À la police, c’est après avoir été roué de coups que j’ai conduit les agents chez mon dealer. Ne le trouvant pas sur place, je me suis souvenu que j’avais fait sa connaissance chez A. Gningue, un ami. C’est ainsi que j’ai appelé celui-ci pour qu’il me donne son numéro afin que je puisse localiser mon dealer. Et sous escorte de la police, je me suis ensuite rendu à la rue 22 de la Médina, où la police a appréhendé mon ami, le prenant pour le fournisseur», témoigne-t-il.
Sadibou Kane, qui a reconnu avoir été trouvé en possession de deux cornets de chanvre indien, a souligné qu’il se payait chaque semaine de l’herbe qui tue pour une valeur de 15 000 F Cfa, soit 250 grammes de «yamba», conformément à sa déclaration dans le procès-verbal. Ce que n’a pas confirmé le Kane, qui indique ne s’en être payé qu’une valeur de 1000 F Cfa pour sa consommation. Il a aussi indiqué qu’Abdoulaye Gningue a été appréhendé après avoir été pris pour «Assane», son dealer.
Mettant à l’index le sieur S. Kane, le président lui a signifié que c’est après son arrestation que la police, qui voulait ferrer son fournisseur, lui a intimé l’ordre de passer depuis son téléphone portable une autre commande de 250 grammes. Suite à cela, le prévenu A. Gningue a été appréhendé. Contrairement à son «compère» Sadibou, Abdoulaye Gningue a catégoriquement nié être consommateur et avoir vu cette quantité de drogue dont la police lui attribue la propriété.
Le procureur, non convaincu des dénégations des deux prévenus, les a réprimandés. Il a plaidé leur culpabilité et a requis à leur encontre 2 ans de prison ferme ainsi que la destruction du chanvre indien. L’avocat de la défense, quant à lui, a affirmé que rien n’explique que Sadibou veuille blanchir A. Gningue et aller purger tout seul 2 ans de prison ferme. Enfonçant le clou, il a demandé la relaxe d’Abdoulaye Gningue au bénéfice du doute. Encore que lui ne cesse de nier ce dont on l’accuse.
Le tribunal vidant l’affaire, a déclaré les deux prévenus coupables et les a condamnés à 2 ans de prison ferme.
Youssoupha MINE

source Populaire


Mardi 6 Septembre 2011 - 14:16



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.