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PATRONS DE PRESSE ET JOURNALISTES : L’absence de dialogue explique les relations tendues



Les relations entre les patrons de presse et les journalistes sont souvent empreintes de conflits. Selon les intervenants de la conférence organisée par la Convention des jeunes reporters (Cjr), portant sur le thème, l’ « absence de dialogue » est à l’origine de ce malentendu. Pour cela, ils invitent au « dépassement » et à la « tolérance » pour faciliter le développement de l’entreprise de presse.



PATRONS DE PRESSE ET JOURNALISTES : L’absence de dialogue explique les relations tendues
Il ne doit pas avoir d’opposition dans les relations entre les patrons de presse et les journalistes. C’est du moins l’avis du directeur de la Radio Futurs Médias (RFM), Mamoudou Ibra Kane dans une intervention au cours d’une conférence organisée, samedi 25 septembre dernier, par la Convention des jeunes reporters (Cjr). Sa conviction est qu’il est impertinent d’opposer les patrons de presse aux journalistes d’autant plus que c’est l’entreprise qui les transcende. « L’entreprise appartient à toutes les composantes de la structure. Si elle ne marche pas, rien ne marche. Il ne doit pas y avoir forcément de conflit entre les différentes composantes », a-t-il averti, reconnaissant ainsi l’existence des « relations contractuelles ». Pour M. Kane, les journalistes ne doivent pas se mettre dans la tête qu’ils sont plus amoureux de l’entreprise que les patrons de presse. « Le développement d’une entreprise de presse entraîne nécessairement celui de la presse dans son ensemble », a ajouté le patron de la Rfm. Un avis largement partagé par Madiambal Diagne, patron du groupe « Avenir communication » et par Saphie Ly Sow, ex-directrice de « Sud quotidien ».

M. Diagne est d’avis que c’est l’« absence de dialogue » qui est à l’origine des relations tendues entre les patrons de presse et les journalistes. « Les gens ne se parlent pas », a-t-il regretté précisant que les relations ne sont pas uniformes d’une entreprise à une autre. Le patron de l’« Avenir Communication » pense que les relations entre les deux entités doivent être « conviviales ». Pour ce faire, il faut qu’il y ait une « ouverture d’esprit » une « volonté de collaborer » de part et d’autre » au bénéfice du développement de l’entreprise.

M. Diagne a aussi rappelé les droits et les devoirs du patron de presse et du journaliste. Pour lui, l’employeur doit traiter ses employés à la hauteur des efforts qu’ils fournissent. La conviction de M. Diagne est que le patron de presse doit « veiller à ce que le minimum social que lui impose la morale et la loi soit respecté ». « Le patron de presse doit être accessible à ses employés au bénéfice de l’entreprise de presse », a conclu M. Diagne qui est d’avis que les employés ou leurs employeurs doivent faire preuve de « dépassement », de « tolérance » qui ne signifie pas « complaisance » pour pouvoir se « gérer les uns et les autres ». Saphie Ly Sow, ex-directrice de « Sud quotidien », pense que les patrons de presse et les journalistes doivent se mobiliser tous pour l’entreprise. Cela nécessite, selon elle, un « dialogue permanent » entre les deux entités.

Mme Sow a par ailleurs estimé que les deux parties doivent aussi partager des valeurs et adhérer à un « projet politique et éditorial » de l’entreprise de presse. A l’endroit des patrons de presse, elle a indiqué que ces derniers doivent remplir certains critères que sont une « capacité managériale », un « sens de leadership », une « générosité », etc. Elle a aussi regretté que ce soient les journalistes femmes qui sont les plus malmenées dans ces relations tendues entre patrons de presse et journalistes.

Souleymane D.SY et Pauline Thiandoum (Stagiaire)
Le Soleil

© PiccMi.Com - Le Magazine du Web Sénégalais

Samedi 9 Octobre 2010 - 06:25



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