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[PICCMI EN QUÊTE D'INFO] Enlèvements et meurtres d’enfants : Des chiffres de la terreur… Le Sénégal en zone rouge



PICCMI.COM - Sacrée semaine vécue, avec l'enchaînement des crimes odieux contre les enfants qui a conduit au meurtre de trop ! Ce lundi 19 mars 2018, la découverte du corps du petit Serigne Fallou Diop à Rufisque, sauvagement abattu, a jeté de l’huile sur le feu. Un drame qui a secoué tout le pays et mis en branle des révélations sur un phénomène qui n’est pas nouveau mais qui a fini d’atteindre des proportions pour le moins inquiétantes, au point de mettre tous les acteurs aux aguets. Au moment où l’autorité de la police sort de sa réserve pour annoncer son entrée en guerre contre les « délinquants », désormais traqués.



C’est une des urgences de l’heure. Jamais phénomène n’a été aussi accablant. A travers le rapt d’enfants, le Sénégal vit une des pages les plus douloureuses de son histoire. Un regard nouveau sur 300.000 enfants qui errent dans les rues du territoire national, selon M. Bakhouma Guèye, acteur de la société civile et membre du Club Action Citoyenne. Depuis la France, ce militant et spécialiste des questions sociales déballe les chiffres, longtemps ignorés, comme pour se convaincre d’une prime responsabilité chez les autorités étatiques et acteurs de la protection de l’enfance. Selon lui, toutes les 8h, un enfant est kidnappé au Sénégal soit 1095 tous les 365 jours. Des échos qui donnent des frissons dans les rangs des populations. L’alerte est plus que jamais haute. « Il faut que l'Etat du Sénégal prenne très au sérieux cette question de maltraitance de nos jeunes enfants. Je suis très étonné que ce sujet ne soit pas posé lors des deux derniers Conseils des ministres », s’est-il indigné, visiblement ému par les événements et, par ailleurs, par l’ambiance qui prévaut actuellement au Sénégal.

Des disparitions, une vielle réalité bénigne

[PICCMI EN QUÊTE D'INFO] Enlèvements et meurtres d’enfants : Des chiffres de la terreur… Le Sénégal en zone rouge
De prime abord, les disparitions d’enfants ont semblé faire partie du tabloïd des sénégalais et ainsi, n’ont pas trop inquiété les populations. Dans les quartiers populaires, le phénomène a longtemps rythmé le quotidien de braves gens. Certains parents devaient s’en remettre à la bienveillance de quelque famille d’accueil, lorsque fatigués de rechercher leur enfant, ils rentraient juste au moment du coucher du soleil. Sans plus ! Plus tard, le môme, loin d’être perturbé, rejoignait le domicile familial où l’on ne s’inquiète pas outre mesure sur l’état du revenant. Et depuis toujours, la plupart a considéré cette situation de normal ou plutôt dans limites du prévisible. Car « Un enfant, on ne peut pas le retenir à longueur de journée sur une même place, il a besoin de s’épanouir, d’être avec les autres enfants et en vérité, la plupart du temps, c’est dans nos rues mais loin d’un quelconque danger vraiment qu’ils vaquaient tranquillement », soutient El Hadji qui regrette le bon vieux temps, une époque pourtant très récente où les gens semblaient être mieux occupés par les pesanteurs sociales. En effet, dans cet environnement austère, seuls les enfants pouvaient échapper à une certaine pression. Ils savouraient leur innocence… en pleine rue, aux yeux de tous ! Jusqu’à ce qu’un matin de 2017, il y a 8 mois, Amadou Misbabou Diallo, âgé seulement de 8 ans, a été retrouvé mort à Mbao Cité SDE. Son corps en état de décomposition avancé fut découvert dans une poubelle placée devant une maison par un vendeur qui rangeait ses marchandises. Que s’est-il passé ? La stupeur avait gagné l’opinion. De mémoire au Sénégal, c’était la première fois qu’un enfant avait été « ciblé », tué, puis jeté. Mais on était loin d’imaginer le scénario qui va être déroulé six mois plus tard.

De la délinquance dans l’air

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Au début, on croyait que cela ne se passait que chez les autres. En Afrique de l’Ouest, en Côte d’Ivoire plus particulièrement, on a souvent parlé, ces dernières années, de sacrifices humains pour justifier des meurtres sans aucune autre forme de délinquance apparente. Au Sénégal, même avec l’expansion de la drogue, des malades mentaux, des pédophiles et autres rejets de la société, on était loin d’imaginer que ce phénomène s’installerait pour prendre cette tournure : une criminalité orchestrée à l’encontre des enfants. Le 24 Février 2018, un tout jeune écolier est tué et sa tête emportée. Un meurtre à l’allure de sacrifice dans la ville sainte de Touba qui a secoué tout le peuple et donné des frissons au plus téméraire. Et puis deux jours après, alors qu’on ne s’était pas remis de cet acte ignoble, un autre enfant, Mariétou Doumbia, écolière à l’établissement public Moussé Seck de Petit Mbao, a été retrouvée morte et abandonnée dans un tas d’ordures. Elle a été bâillonnée puis violée. C’en est trop. La terreur a fait de la place dans l’espace public et la peur ainsi que l’angoisse s’emparent des populations. Dans un moment crucial, le Directeur de la Sécurité Publique dresse un sombre bilan. Deux meurtres à Touba et Rufisque, 5 tentatives d'enlèvements à Matam, Ouakam et Grand-Yoff sont dénombrés. Juste en trois petites semaines ! Le phénomène prend véritablement de l’ampleur et finit par installer la psychose comme jamais. « Nous soupçonnons l’existence de réseaux qui agissent pour des mêmes objectifs, même s’ils s’appuient sur des relais au niveau de chaque pays (Guinée, Mali, Côte d’Ivoire). Exactement comme dans le terrorisme », dira un journaliste d’investigation. Au moment où, sur les réseaux sociaux, l’indignation est à son comble avec des cas de témoignages et d’alerte aussi poignants les uns que les autres, en sus d’un nombre important de collectifs et mouvements d’indignation qui ont vu le jour. Dans la foulée, une deuxième marche pacifique est annoncée par le Collectif pour la protection de l’enfance (CPPE) qui ne lésine pas, cette fois, sur les moyens humains et matériels, pour venir à bout de ce fléau.

A nuit noire, règne du diable

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Dans ce tourbillon, plus possible de voir les enfants jouer dans la rue dans certains quartiers de Dakar, du moins pas le grand nombre. Sous le règne du diable, on a peur et on tremble. « A chaque coin de rue, on craint un enlèvement, c’est finalement devenu très très dur. Dans ma zone, pas plus tard qu’hier, on a reçu une alerte qui m’a mis la peur au ventre au point que j’ai quitté mon travail pour rallier la maison où mes enfants devaient passer tout l’après-midi alors qu’ils devaient retourner à l’école. J’ai dû me résoudre à les garder pour ne pas prendre de risques », confie une mère désespérée qui dit avoir, en outre, des troubles du sommeil depuis que ce phénomène fait le titre des journaux. Pour d’aucuns, il y a de quoi s’alarmer avec « certaines pratiques criminelles en vogue comme les trafic d’organe ». D’après A. Sagne qui tire sur la sonnette d’alarme, il est grand temps de surveiller les enfants et de ne plus les ignorer dans la rue pour finir dans ce qu’il qualifie de mauvaises habitudes. Sans quoi, « tous ces petits » risquent de payer de leur sang ce « grand règne du diable ». « Sans aucun doute, c’est le but de ces criminels. Le diable, en véritable langage occulte, est entré dans ce pays et enrôlé des esprits qui, finalement, sont aveuglés pour ne même plus voir ce qu’ils font. Ils ne sont certainement plus des gens normaux. Qu’est- ce qu’ils recherchent ? Peut-être même qu’ils ne sauront pas nous le dire. Des gens vous diront qu’ils voudront encore toute la fortune du monde, le pouvoir etc. Certainement ! C’est le plus probable d’ailleurs. Ce qui est sûr, c’est que ce phénomène a toujours existé. Les personnes ou les enfants enlevés ne sont pas revenus et ne reviendront peut-être jamais. La plupart du temps, c’était juste des disparus. Seulement, avec l’impact des réseaux sociaux, le mal est vilipendé et peut-être bien même que c’est ce qui accentue la provocation de ces forces occultes du mal. Ainsi, le mieux, c’est de se protéger soi-même et de mieux veiller sur sa progéniture car le phénomène a encore de beaux jours devant lui à moins que la volonté populaire et celle des autorités ne soient plus puissantes ». Si la négligence des parents a été tantôt indexée, la situation qui prévaut convainc de l’urgence d’agir, avec des dispositions beaucoup plus sérieuses. « Ils ne reculent devant rien. Ils possèdent de grosses voitures sans plaque ni matricule qui offrent de loin une vision de confort au moment où leur renfort entre dans les maisons pour effectuer la sale besogne. Je vous assure, je l’ai vécu sous mes yeux », témoigne un monsieur dont on a failli enlevé son fils de quatre mois des mains de son épouse. Cette dernière ne dut son salut qu’à la porte en grille de son appartement…qui se trouve à l’étage. Et dire qu’il avait d’abord cru à des « racontars de bonnes femmes ». Quid de la police qui arrive, en catastrophe, dans le sillon de la guerre devant la pression populaire et l’ampleur du phénomène.

Les Renseignements Généraux à la rescousse

« Je voulais rassurer les Sénégalais que les délinquants (voleurs d'enfants), où qu'ils se trouvent, seront traqués, interpellés et mis à la disposition de la justice(...). Notre objectif est de mettre fin à ce phénomène qui hante le sommeil des Sénégalais », déclare le Commissionnaire divisionnaire, Abdoulaye Diop qui lance ainsi ses équipes à la trousse des criminels, les plus recherchés en ce moment… avec la plus grande artillerie, précise-t-on. Même les Agents de police de proximité ainsi que des policiers en civils sont sollicités pour mieux veiller au grain. La police nationale engage donc sa parole et ce n’est la seule bonne nouvelle. Pour être sûre d’attraper les assassins de Fallou Diop et des autres enfants, elle a encore diligenté la « mise sur pied d'une task-force » depuis quelques jours. Un noyau dur qui regroupe la sécurité publique, la Dépaf, la Dsp, la Direction de la police judiciaire, sous la responsabilité et le commandement de l'autorité supérieure. Par ailleurs, elle mise plus sur l'efficacité des Renseignements généraux qui sont sollicités et plus que jamais impliqués. « Au niveau de Dakar, où nous sommes. Au niveau de l'autoroute, au niveau de certains points sensibles, dans les zones criminogènes, vous avez constaté que la présence de la police est très visible. Mais je peux vous assurer que les hommes qui ne sont pas en tenus sont beaucoup plus nombreux que les hommes en tenue. Parce que les hommes en tenue exercent les missions de service urbain, mais les hommes qui ne sont pas en tenue exercent les missions de renseignements et les missions de police judiciaire. Ce qui explique qu'au Sénégal, s'il se passe une délinquance, on arrive à interpeller les fauteurs de trouble en l'espace de quelques jours seulement », explique le commissaire Diop. Il appelle également la population et les journalistes à collaborer dans la lutte.


Picc Ramatou




PiccMi.Com

Mardi 27 Mars 2018 - 07:59



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1.Posté par securis le 27/03/2018 10:16

Pour la sécurité de vos enfants, investissez sur les caméras de vidéo surveillance en promotion. Possibilité de voir ce qui se passe dans votre maison à distance à partir de son téléphone portable ou que vous soyez.Tél : 77589 04 54 / 78 105 98 89.

2.Posté par garcia le 27/03/2018 15:49

Témoignage ! Je m’appelle Garcia, je veux partager avec vous mon histoire. Il y a de cela 3 mois environ, c'était le calvaire dans mon foyer. Les disputes entre mon mari et moi se répétaient jusqu'au jour ou il quitta la maison. Suite à cela j'en ai parlé avec une amie qui m'a donné les coordonnés d'un Marabout HOUNON AZE à qui je devais m'expliquer. Comme j'aime beaucoup mon mari j'ai contacté cet Grand T’Homme envoyer par Dieu pour m’aider qui m'a promis de me le faire revenir à la maison. J'ai donc suivie ces conseils et également fait des rituels. Exactement 3 jours après,mon époux est revenu en me suppliant de lui pardonner pour tout ce qu'il a pu me fait,et bien sure on s'est réconcilié. Ce fut un véritable miracle dans ma vie. Alors pour tous vos problèmes (ruptures amoureuses ou de divorce et L'Envoûtement Amoureux/L'entente Sexuel sur une Personne , Blocages Sentiments Amoureux Perdu , Sauvez/Protéger Son Couple , Annulé une Rupture/Séparation , Éloignement Rivalité/Jalousie ; Fidélité ) je vous conseille de faire comme moi. Je vous assure que vous trouveriez satisfaction ou résolution à vos problèmes. Pour cela voici ses coordonnées :
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