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POUR AVOIR BOXE SON BAILLEUR : Alla Dieng de l'Unacois reste en prison et sera fixé sur son sort vendredi



Attrait à la barre pour coups et blessures volontaires par Moustapha Cissé son bailleur, Alla Dieng risque un mois avec sursis et le franc symbolique au plaignant. L'affaire jugée hier au Tribunal des flagrants délits de Dakar a été mise en délibéré pour ce vendredi 29 juillet.



POUR AVOIR BOXE SON BAILLEUR : Alla Dieng de l'Unacois reste en prison et sera fixé sur son sort vendredi
Attrait mardi dernier à la barre du Tribunal des flagrants délits de Dakar pour coups et blessures volontaires, le Secrétaire général de la section de Dakar de l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois), Alla Dieng, qui est en détention préventive, avait vu son procès renvoyé à la date d'hier pour comparution de la partie civile et des témoins à charge. Hier, partageant la barre avec le plaignant et entourés des témoins, les deux protagonistes ont été entendus au fond. Et si le tribunal suit le réquisitoire du représentant du ministère public, Alla Dieng risque d’être condamné à un mois avec sursis. En sus de la sanction pénale, Alla Dieng devrait allouer à la partie civile le franc symbolique puisqu'elle ne réclame pas de dommages et intérêts. Le verdict sera connu le vendredi 29 juillet.
Les faits qui ont valu à Alla Dieng sa comparution remontent au 11 juillet dernier. Locataire dans un immeuble du plaignant, aux Hlm, il est resté jusqu'au 10 du mois courant sans s'acquitter de son loyer. A cette date, le bailleur Moustapha Cissé l'a interpellé au téléphone pour réclamer son argent. Mais Alla Dieng lui a raccroché au nez. Un écart de comportement qui n'a pas plu à Moustapha Cissé. Dès le lendemain, à 8 heures, précisent les termes de la procédure, il a rappliqué dans l'appartement de Alla Dieng pour une explication. Un déplacement qu'il ne devait pas effectuer. Puisque, une fois la question de l'argent évoquée, le dialogue a tourné au vinaigre. Alla Dieng arguant que le payement était trimestriel et non mensuel.
Toutefois, au lieu de 150 000 francs, comme convenu, il a proposé à Moustapha Cissé la somme de 100 000 francs en demandant la prorogation de l'échéance. Ce qui n'a pas été du goût du bailleur qui a voulu vaille que vaille rentrer dans ses fonds. Il s'ensuivit un échange de propos aigre-doux au cours duquel Alla Dieng a pris le dessus sur son antagoniste qui s'en est sorti avec la mâchoire presque déboîtée. Suffisant pour que Moustapha Cissé se fasse consulter par le docteur Aliou Niang de l'hôpital de Fann qui lui a délivré un certificat médical faisant état d’une Interruption temporaire de travail (Itt) de 21 jours. Il avait ensuite déposé une plainte contre Alla Dieng pour coups et blessures volontaires.

La partie civile contre toute attente a réclamé le franc symbolique


Hier, lors des débats d'audience, Alla Dieng a nié systématiquement les faits qui lui sont reprochés. Maintenant sa position, il a affirmé à la barre que c'est le plaignant qui, en premier, a été porteur d'un coup de poing avant d'évoquer la légitime défense. Mais c'était sans compter avec les déclarations constantes de la partie civile corroborées par les témoignages à charge. L'avocat de la partie civile, convaincu de la culpabilité du prévenu, a réclamé le franc symbolique. A sa suite, le parquet a requalifié les faits en violence et voie de faits. Poursuivant, il a requis un mois assorti de sursis. Quant au conseiller de la défense, il a plaidé la clémence en se retranchant tout comme son client sur l'excuse de provocation. Fort de toutes ces constatations, le Tribunal a mis l'affaire en délibéré au 29 juillet tout en rejetant la demande de mise en liberté provisoire formulée par la défense.

Gaston MANSALY (Stagiaire)


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Jeudi 28 Juillet 2011 - 14:58



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