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PROCES DIRECTEUR 2STV CONTRE ME MBODJ :Le procureur a requis 6 mois sursis contre Abdou Ndiaye





PROCES DIRECTEUR 2STV CONTRE ME MBODJ :Le procureur a requis 6 mois sursis contre Abdou Ndiaye
Ce procès était très attendu entre l’avocat Me Amadou Moustapha Mbodj, et Elhadj Ndiaye, directeur de la 2Stv, son fils Abdoul Ndiaye et son employé Cissé, tous trois poursuivis pour coups et blessures volontaires, injures et menace de mort. L’affaire retenue par le président Moustapha Diouf a été jugée en l’absence du plaignant et des 95 avocats qui s’étaient constitués pour défendre les intérêts de leur confrère. Me Ndiaga Sy avait formulé une demande de renvoi introduite au bureau du premier président du tribunal pour deux points, mais fut finalement retenue. « Nous attendons actuellement la réponse, en attendant demandons le renvoi l’audience », plaide Me Sy. Le président Moustapha Diouf qui n’était pas de cet avis, a retenu ladite audience à l’absence de la partie civile et ses conseils. Le jugement est mis en délibéré pour le 15 novembre prochain.

En l’absence du plaignant, Me Amadou Moustapha Mbodj et ses avocats, les prévenus Elhadj Ndiaye né en 1952 à Matam, son fils Abdou Ndiaye et Ousmane Cissé étaient seuls à la barre. Interrogés sur les faits pour lesquels ils ont comparu à la barre de l’audience spéciale de ce jeudi 23 août, ils ont toujours tour à tour répondu. Elhadj Ndiaye a minutieusement relaté l’incident qui eu lieu le soir du 25 février 2011 à la RTS entre lui et la partie civile. La rencontre sur le plateau de la RTS avait pour objet de porter un rectificatif concernant la signature du combat de lutte entre Bathie Seras et Boy Kaïré. « J’avais signé le contrat avec Nicolaï Luc pour la tenue de ce combat, j’ai été encore surpris d’entendre que le même promoteur a signé un contrat avec une autre télévision, à l’occurrence la Tfm, pour la retransmission de ce même combat. J’ai alors décidé de faire un point de presse sur le plateau d’une chaîne nationale, à cet effet j’ai choisi la RTS et nous avons pris rendez-vous avec Babacar Diagne le directeur pour la tenue de ce point de presse et non un débat ». Et, il poursuit : « à ma grande surprise quand je suis arrivé avec mon équipe, j’ai été attiré par la présence de Me Amadou Moustapha Mbodj, je ne savais même pas qu’il est le conseil de Nicolaï Luc. Mais une fois que j’ai constaté que ce n’était plus un point de presse compte tenu du public présent, j’avais décidé de quitter, dès lors je suis devenu l’objet d’attaque de la part de Me Mbodj, qui m’a traité de tout les noms d’oiseaux : poltron, fuyard, inculte, niveau d’instruction sans importance, c’était dans la salle d’attente, contraint par les gens, nous nous sommes résolus à faire face à ce débat. J’ai lu le contrat suivi par d’autres et Me Mbodj dans sa lecture faisait état de l’abrogation du contrat, alors je l’ai corrigé, en lui faisant remarquer qu’il n’est écrit nulle part que le contrat a été abrogé. Ma remarque a mis l’huile sur le feu. En plein plateau l’avocat m’a abreuvé d’un torrent d’injures, me traitant de fils adultérin. « Espèce de Baol-Baol, vous ne connaissez rien », finira-t-il par dire. A la suite de cela, le président Moustapha Diouf suspend l’audience pendant 5 minutes. A la reprise, Elhadj Ndiaye poursuit : « je me suis senti vexé, je m’apprêtais à l’attaquer mais enfin de compte j’ai pu garder mon sang-froid. Mais mon fils Abdou Ndiaye, qui était à côté a réagi en lui donnant une gifle, personnellement je ne l’ai pas touché ». Abdou Ndiaye a reconnu avoir donné juste une gifle à l’avocat qui avait insulté son père. « Je n’ai pas souvenance de l’avoir blessé », affirme le fils de Elhadj Ndiaye. Ousmane Cissé a tenu la même version que son patron Elhadj Ndiaye, en affirmant n’avoir pas agressé l’avocat. Abdoulaye Bâ employé de Elhadj Ndiaye comparu à titre de simple témoin, est revenu sur le déroulement de la rixe. Il a précisé qu’il est intervenu pour séparer Abdou Ndiaye et l’avocat. En l’absence de partie civile, le procureur dans son réquisitoire n’a pas manqué de souligner les chefs de poursuites contre les prévenus, coups et blessures volontaires, injures et menace de mort. Pour le représentant du ministère public, ce débat devait être mené de façon intellectuelle et non le contraire mais il a mis en doute l’authenticité du certificat médical établi qui fait état de quatre blessures ayant entrainé une incapacité temporaire de travail de 10 jours. « Je ne saurais retenir la responsabilité pénale des mis en cause, cette situation reste une honte pour le Sénégal », avoue le défenseur de la société. Sous cet angle, le maître des poursuites a requis la relaxe pour Elhadj Ndiaye et Ousmane Cissé, par contre six mois avec sursis contre Abdou Ndiaye pour coups et blessures volontaires. Les conseils des prévenus Mes Fatoumata Sall, Gaël Bâ et Baboucar Cissé, ont tout bonnement plaidé la relaxe pure et simple pour Elhadj Ndiaye et de Ousmane Cissé, avant de demander au tribunal de faire une application bienveillance de la loi pour Abdoul Ndiaye. « Voilà, c’est la montagne qui a accouché d’une souris », a martelé Me Sall, en reprochant à leur confrère d’être sorti de son cadre d’avocat. « Il y a eu excuse de provocation, un fils digne de ce nom doit avoir la réaction de Abdoul Ndiaye, qui a agi à la place de son père », a ajouté Me Sall. Me Gaël Bâ a tenu le même son de cloche. Me Baboucar Cissé a regretté que son confrère soit la partie civile, « il aurait dû intervenir d’une façon intellectuelle dans son cabinet sans violence. J’ai constaté que tout le barreau s’était constitué pour Me Moustapha Mbodj, d’ailleurs c’est ce qui m’a poussé à me constituer pour les prévenus. Un point de presse s’est transformé en débat, Nicolaï Luc a choisi la violence. Leur absence porte atteinte à leur honneur. Je demande la relaxe pure et simple d’Elhadj Ndiaye et Ousmane Cissé, par contre de faire une application bienveillante de la loi pour Abdou Ndiaye », a plaidé Me Cissé. Le jugement est mis en délibéré pour le 15 novembre prochain.

L'office

Vendredi 24 Août 2012 - 10:51



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