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Pape Dieng : "L’éloquence d’Idrissa Seck et de Cheikh Bamba Dièye ne séduit que la jeunesse qui conteste la politique de Macky Sall"



Le Directeur général de la SONACOS, Pape Dieng a, dans un entretien exclusif au quotidien l’AS, procédé à une analyse du comportement de l’électorat sénégalais qui, en général, constate-t-il, "fait un vote utile" et a fait remarquer qu’ « aucun président n’a perdu pour un second mandat". Auparavant, il a sévèrement taclé Idrissa Seck, leader de Rewmi et de Cheikh Bamba Dièye, patron du Fsd/Bj, qui se sont distingués ces derniers temps contre le régime en place.



"Je crois que les Sénégalais connaissent MM. Idrissa Seck et Bamba Dièye. Ils ont en commun leur éloquence verbale qui peut séduire une partie de la jeunesse qui ne soucie pas de son avenir mais de contester la politique menée par le président Macky Sall. Eux non plus, ne présentent pas de projet alternatif au Pse.
Et Pape Dieng de procéder au diagnostic du comportement de l’électorat sénégalais. Il analyse : "Si on fait un peu d’histoire, on peut tirer quelques constats de la pluralité des candidats aux élections : les Sénégalais votent utile. En effet, quel que soit le nombre de candidats, les 3 ou 4 premiers totalisent autour de 90% des voix lors de chaque élection. Ensuite le sortant est toujours classé en tête au premier tour, il bénéficie de la prime du sortant. Enfin, aucun président n’a perdu pour un second mandat".
"A partir de ces constats et des résultats des dernières élections législatives, explique-t-il, on peut classer les pôles capables de recueillir l’essentiel des suffrages des Sénégalais. Il y a : Benno Bokk Yakaar qui regroupe l’Apr, le Ps, l’Afp, la Ld, le Pit et leurs alliés ; le pôle autour du Pds, le pôle de Manko Taxawu Senegal ; le pôle de PUR et le pôle autour des autres candidats qui font environ 10% des électeurs.
"Pour le moment, ces pôles qui font face à Benno Bokk Yakaar arriveraient difficilement à réunir la majorité des électeurs et en plus, nous sommes en politique. Tout le monde calcule, et pour cette raison, aucun des candidats de l’opposition n’a intérêt, s’il ne gagne pas, à faire élire un autre candidat qui pourrait faire dix ans au pouvoir en lieu et place de Macky Sall qui ne pourra plu se représenter en 2012 s’il gagne l’élection de 2019. Je pense que si l’élection présidentielle devait se dérouler dimanche prochain 17 mars 2018, le président Macky Sall serait réélu au premier tour. On verra d’ici à février 20169 comment la situation va évoluer", soutient-il.

PiccMi.Com

Mardi 13 Mars 2018 - 16:29



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