contenu de la page
Connectez-vous S'inscrire



Paris - un incendie criminel détruit les locaux de Charlie Hebdo : Le journal s'apprêtait à sortir cette semaine un numéro spécial, rebaptisé pour l’occasion «Charia hebdo», dans lequel Mahomet était promu «rédacteur en chef»





Paris - un incendie criminel détruit les locaux de Charlie Hebdo : Le journal s'apprêtait à sortir cette semaine un numéro spécial, rebaptisé pour l’occasion «Charia hebdo», dans lequel Mahomet était promu «rédacteur en chef»
Un incendie d'origine criminelle a détruit en partie les locaux de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, situés 62, boulevard Davout (XXe arrondissement), dans la nuit de mardi à mercredi. Le journal s'apprêtait à sortir cette semaine un numéro spécial, rebaptisé pour l’occasion «Charia hebdo», dans lequel Mahomet était promu «rédacteur en chef»

Une façon pour le journal satirique de «fêter» à sa manière la victoire du parti islamiste Ennhada en Tunisie.

Un cocktail molotov est à l'origine du sinistre, selon le témoignage du directeur de la rédaction Charb, recueilli ce matin sur France Info. Le sinistre, qui s'est déclenché aux alentours de 1 heure du matin, a été rapidement éteint, mais les dégâts seraient importants en ce qui concerne le matériel, selon Charb.

Selon le médecin urgentiste et chroniqueur du journal, Patrick Pelloux, joint sur place par l'AFP, le cocktail molotov aurait été lancé «sur la devanture et aurait mis le feu au système informatique». L'incendie n'a pas fait de blessés. En parallèle, le site internet du journal a été piraté. Selon Europe 1, deux suspects auraient été aperçus à proximité du journal, mais n'ont pas pu être interpellés.



«On n'a plus de journal»

«Quelqu'un a balancé un cocktail molotov sur le journal, ça s'est embrasé et on n'a plus de journal, a expliqué Charb, précisant que les locaux eux-mêmes ont peu souffert. En revanche, «tout le matériel qui nous sert à faire le journal a été détruit ou a fondu. On ne peut pas, au jour d'aujourd'hui, faire un journal. Il va falloir que l’on trouve dans l’urgence des locaux et du matériel pour sortir la semaine prochaine», lance-t-il sur BFMTV.

«Quoi qu'il arrive, on sortira... Il n'est pas question de renoncer». Charb confirme que le numéro «Charia hebdo» sortira bien et précise : «La police m’a signalé que d’après un témoignage qu’on leur a fait, on a vu deux individus partir des locaux peu de temps après le déclenchement de l’incendie. L’incendie qui a été provoqué par, visiblement, un cocktail Molotov qui a été balancé par une vitre brisée.»

Le directeur de la rédaction de l'hebdomadaire va porter plainte. Il établit un rapport direct entre l'incendie et l'annonce de ce numéro spécial. «On avait reçu des menaces après l’annonce de la sortie du journal mais personne n’a vu ce journal. Les incendiaires n’ont pas lu ce journal, personne ne sait ce qu’il y a dans ce journal à part ceux qui l’achèteront ce matin. Les gens ont réagi violemment sur un journal dont ils ignorent totalement le contenu, c’est cela qui est le plus aberrant et le plus débile.» «Si des Musulmans ou n’importe qui trouvent quelque chose à redire au contenu de Charlie Hebdo, qu’ils portent plainte.»



«Ce n'était pas un journal contre les musulmans»

«C’est énorme, on a brulé notre travail, on a brulé tout ce que l’on fait. C’est difficile, confie encore Patrick Pelloux. Le journal qui sort aujourd’hui n’était pas un journal contre les Musulmans, contre qui que ce soit, c’était un journal pour dire que l’on peut rire de tout. C’est la meilleure preuve de la liberté et de la démocratie.» Quant au piratage du site, le chroniqueur explique : «Tout a été piraté, on a été attaqué de partout. Ce sont les « cyberattaques » comme on dit, mais on va se défendre, on va se battre. »

«Sur Twitter, sur Facebook, on a reçu pas mal de lettres de protestation, de menaces, d'insultes», que la direction du journal s'apprêtait à transmettre à la police, explique encore Patrick Pelloux. Le journal avait déjà reçu des menaces lors de la publication des caricatures de Mahomet en 2006, mais le numéro de ce mercredi «n'a pas la même portée, c'est plus déconnant qu'autre chose». Seule la couverture avait alors été diffusée au moment de l'incendie, «pas le contenu» du journal, a-t-il souligné. La police judiciaire de Paris a été saisie de l'enquête.

Le soutien de Delanoë et de Libération

Dès le milieu de la matinée, le maire de Paris, Bertrand Delanoë a proposé son aide : «Si je peux aider Charlie Hebdo à retrouver des locaux pour pouvoir faire vivre son journal et sa liberté je le ferai», a proposé le maire de la capitale, tandis que le patron de la rédaction de Libération, Nicolas Demorand, invite la rédaction de Charlie Hebdo à s'installer à Libé.

Cécile Duflot et Christine Boutin ont été les premières, mercredi matin, à condamner ces attaques contre l'hebdomadaire.

LeParisien.fr / AFP / BFM TV

PiccMi.Com

Mercredi 2 Novembre 2011 - 08:40



Réagissez à cet Article

1.Posté par ahmed le 03/11/2011 12:16

L´islam n´est pas un jouet encore moins le Prophete Seydina Mouhamad(Saw).Les musulmans respectent et croient en Insa aleyhi salam (Jesus Christ) alors faites en autant si vous voulez promouvoir la paix dans ce monde.Wa salam

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.