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[Portrait] Yinka Dare, l’homme qui ne faisait jamais de passe



Terrassé par une attaque cardiaque en 2004, à 31 ans, le pivot nigérian Yinka Dare aura connu une trajectoire dramatique. Il devait être l’égal des plus grands, d’Hakeem Olajuwon, son compatriote, à Shaquille O’Neal. Il restera comme le centre aux 4 passes en 110 matches NBA…



[Portrait] Yinka Dare, l’homme qui ne faisait jamais de passe

Pour cette rubrique « Vintage », nous rouvrons de vieux classeurs qui prennent la poussière dans les archives de la rédaction. Nous parcourons les anciens numéros et tombons parfois sur quelques perles. Bon, il n’y a pas toujours de quoi être fier… Prenez le « Mondial Basket » de février 1994, par exemple. Page 35, le titre, noir sur blanc, pète entre deux filets rouges :

« PLUS PUISSANT QUE O’NEAL, AUSSI FORT QUE OLAJUWON… IMPOSSIBLE ? NON, VOICI YINKA DARE »

Yinka Dare est décédé d’une attaque cardiaque en janvier 2004, à 31 ans. Et si on ne saurait salir sa mémoire, on est bien obligé de dire que l’évocation de sa carrière de basketteur arrache quelques sourires. En 4 ans de NBA, Dare totalisa… 4 assists. Durant sa deuxième année, en 1995-96, il disputa 58 matches et ne réussit pas la moindre passe tout en perdant 72 ballons. Aujourd’hui encore, il détient un record peu flatteur et assez surréaliste : celui du plus grand nombre de minutes jouées sans faire marquer un coéquipier…

Yinka Dare (prononcez « Da-ré ») est nigérian. Il mesure 2,15 m et pèse 120 kg. Tout en muscles. Génération « Terminator ». Parmi les pivots NBA de la première moitié de la décennie 90, seul Shaquille O’Neal peut rivaliser en mensurations et en puissance. Yinka n’est encore qu’un joueur de college. Il entame sa deuxième saison en NCAA, à George Washington. Meilleur débutant universitaire 1993, meilleur défenseur de sa Conférence : le portrait-robot de Dare a de quoi donner des frissons à ses adversaires.

Il domine les airs avec la même aisance que Manute Bol, le pivot soudanais de 2,31 m. Il inflige des contres et prend des rebonds avec plus de facilité que Dikembe Mutombo. Il a un potentiel technique proche de celui d’Hakeem Olajuwon au même âge. Et pourtant, il n’a que deux ans de basket dans les mains. Incroyable ! George Washington est une université de la Conférence Atlantic 10. Une fac plutôt anonyme. Pourtant, le coach, Mike Jarvis, est celui qui forma une dizaine d’années plus tôt un lycéen du nom de Patrick Ewing.

Le foot pour Hakeem, le tennis pour Yinka

Eté 1991. A l’heure où les universitaires basketteurs ont plié bagages et que les profs rêvent de vacances, Mike Jarvis réunit tous ses assistants dans son bureau. Sur la table, une carte géante du monde. L’objectif : trouver le joueur qui révolutionnera la planète basket.

« Depuis le jour où j’ai pris ce poste de manager à l’université George Washington, j’ai tenu à être original. Nous devons aller là où les autres facs ne vont pas observer les joueurs », clame Mike Jarvis.

Le sort désigne Ed Meyers pour scouter le continent africain. Ed n’y a jamais mis les pieds. Par sécurité, il choisit le pays le plus peuplé du Continent noir : le Nigeria. Contrée déjà célèbre pour avoir donné naissance à Hakeem Olajuwon. Ed s’y rend avec un seul tuyau en poche, un match de l’équipe nationale juniors du Nigeria. Yinka a 18 ans. Il ne joue pas beaucoup mais son passage sur le terrain fait l’effet d’une tornade. C’est un avocat d’origine nigériane, Lloyd Ukwu, qui le découvrit en 1991 lors d’un voyage à Lagos.

Ukwu, qui traversa l’Atlantique en 1978, est une sorte de dénicheur de talents. Il a placé des dizaines d’étudiants nigérians dans des facs ou des lycées américains, en effectuant toutes les démarches. Il repère les jeunes talents, les met en relation avec les recruteurs américains, se charge de leur trouver une famille d’accueil et se coltine toute la paperasse, que ce soit pour obtenir le droit de résider aux USA ou pour décrocher une bourse universitaire. Pour beaucoup de ces gamins, Ukwu est un mentor et même un deuxième père. Il les arrache à leur misère dans les villages les plus dénudés d’Afrique pour leur faire goûter à la douceur de « l’american way of life ». Dans ses bureaux à Lagos, on fait la queue pour avoir une chance de vivre le rêve américain…

Nous sommes en 1991. Lloyd Ukwu est au volant de sa voiture quand il aperçoit un géant en train de finir son bol de nourriture sur un banc.

« J’ai regardé ses genoux. Il paraissait immense même en étant assis. Je lui ai demandé combien il mesurait. Il l’ignorait… »

Lloyd Ukwu contacte Ed Meyers qui met quatre jours pour arriver sur place. Meyers, qui a apporté de quoi le mesurer (verdict : 7,1 pieds), n’a pas le droit d’approcher Dare ni de lui parler. Les règles NCAA sont strictes. Ed repère dans la tribune un lieutenant de l’armée nigériane. Coup de chance, celui-ci est un proche de la famille Dare. Le contact est établi. Le laboratoire est ouvert pour le pivot du futur.

« Quand on m’a fait part des propos d’Ed Meyers, j’ai été réticent à l’idée de quitter mon pays. Il me restait une année de lycée », explique le jeune prospect.

Yinka est le cadet d’une famille de classe moyenne de la ville de Kabba, dans l’Est du Nigeria. Son père, Gabriel, est un ingénieur des travaux publics. Sa mère, Joan, est l’une des meilleures businesswomen de la région. Dès l’âge de 6 ans, Yinka est inscrit dans la plus belle académie privée de la ville, comme ses aînés, son frère Michael et sa sœur Christina (il eut une autre sœur, Tobi).

« J’aimais faire du sport. J’ai commencé à jouer au tennis. Mon père avait un bon niveau. Il m’a enseigné cette discipline. »

Dare manie parfaitement les coups droits, tout comme il maîtrise plusieurs langues. L’anglais, qu’il parle à la perfection, et trois langues tribales de son pays.

« A la maison, on possédait un magnétoscope et le satellite. Je me gavais de films américains pour me distraire. »

Comme Hakeem Olajuwon qui, lui, était gardien de but avant de choisir le basket, Yinka va céder à la tentation sous la pression amicale de ses potes.

« J’avais 15 ans. Cet été-là, j’ai grandi d’une manière incroyable. Je jouais beaucoup plus par amusement. A 18 ans, tout s’est enchaîné. Je suis passé de la Division 3 à la Division 1. Je jouais en équipe nationale juniors et parfois avec les seniors. »

Six lancers francs sans toucher le cercle…

Pour convaincre les parents de Yinka de le laisser partir aux Etats-Unis, Meyers l’inscrit à la Milford Academy. Un lycée de 120 étudiants dans le Connecticut avec une classe préparatoire à l’université. Lloyd Ukwu paie le billet d’avion. Dare adore sa nouvelle vie.

« Je n’avais jamais eu de véritables entraîneurs. Pour la première fois de ma vie, j’ai évolué dans une équipe structurée avec des entraînements tous les jours. Je me suis rendu compte que j’avais tout à apprendre au basket. »

Les débuts sont difficiles. Sur le parquet, le massif Nigérian frise parfois l’humiliation. Exemple : au cours d’un match de Milford et alors qu’il affiche déjà une piteuse adresse sous les panneaux, il va réussir à se fabriquer un record de six lancers francs sans toucher le cercle… La honte. Enfin, pas pour lui.

« Je découvrais tout. Déjà, il y avait plus de Blancs que de Noirs… Et puis je n’avais jamais vécu un hiver. C’était l’enfer. »

Pas de quoi refroidir ses ardeurs.

« J’ai compris combien il fallait travailler dur pour figurer parmi les meilleurs. Et si je ne suis pas le meilleur, ça ne sert à rien que je me donne autant de mal. »

A l’université George Washington, on savoure. Tout a été soigneusement calculé. Le coach de Milford, Scott Spinelli, a joué sous les ordres de Mike Jarvis. Ce dernier a fait envoyer Dare à Milford pour être sûr de le récupérer. Chez les Colonials, Jarvis lui concocte un programme de préparation spécifique. Sa saison 1992-93 est un apprentissage en douceur (12.2 pts). De toute façon, il ne peut pas faire autrement. Depuis l’âge de 16 ans, Yinka souffre d’asthme. Il ne peut pas enchaîner cinq minutes d’efforts intenses. Des médecins ont mis au point un programme de soins qui doit le guérir au bout de six mois. Jarvis est admiratif :

« J’ai découvert quelqu’un qui sait se contrôler. Il n’est pas trop expansif et affiche un respect énorme pour ses adversaires. »

Des adversaires qui apprécient son comportement sur le terrain mais qui se mettent à flipper dès qu’il chausse ses baskets taille 54, enfile son maillot XXXXL, trois fois plus large que celui de Manute Bol, et met son short qui peut servir de robe à Muggsy Bogues. En une seule saison, sa première, il est devenu le meilleur rebondeur de sa Conférence (10.3 prises de moyenne) et aussi le meilleur contreur (2.8 blocks) avec un temps de jeu limité à 27.7 minutes.

Tout le monde attend le duel Shaq-Yinka

John Chaney, coach de Temple, l’adversaire principal de George Washington dans l’Atlantic 10, est catégorique :

« Si j’avais à faire un choix entre Yinka et des joueurs comme Dikembe Mutombo et Alonzo Mourning au même âge, je prendrais Dare sans hésitation. »

En 1993-94, la fac de George Washington entre dans le Top 25 NCAA pour les pronostiqueurs spécialisés. Washington, la capitale administrative des Etats-Unis, s’est découvert un ambassadeur de choix. Le college est sollicité par toutes les télés. On veut voir Dare en direct. On veut filmer sa puissance. La salle de musculation de son université a dû commander des poids supplémentaires. Ce forçat du travail musculaire inquiète sérieusement l’intendant de la fac. Ce dernier a dû faire stocker une dizaine de panneaux de rechange. Une explosion est si vite arrivée…

« Ce que j’adore dans le basket, c’est son intensité », confie Yinka d’une voix douce.

Sur son CV est répertorié un smash rageur à une main qui a littéralement réduit en petits morceaux le panier de l’université de Long Island. Ce n’est qu’un début, pense-t-on. Pour n’importe quelle chaîne de télévision, l’audimat est garanti. La NBA peut se frotter les mains dans l’attente d’un duel Shaquille O’Neal-Yinka Dare. La NBA, un univers qu’il lorgne avec gourmandise.

« Bien sûr que j’aimerais jouer en NBA ! Tous les meilleurs y sont. C’est là qu’ils deviennent populaires. Je veux y jouer parce que j’ai entendu parler de Michael Jordan… Evidemment, lui n’a jamais entendu parler de moi. »

Ça ne saurait tarder. Deux ans à patienter dans le pire des cas.

« Une fois qu’il se décidera à faire le grand saut, il sera le premier choix », annonce Mike Jarvis.

Yinka, lui, a un objectif bien en tête :

« Je veux devenir une star et être un exemple pour les jeunes. Avant cela, je dois assurer mon avenir en obtenant mon diplôme. Mes parents se fichent pas mal que je devienne populaire en faisant du basket. Ils ne m’ont jamais vu jouer, à part sur les K7 que je leur fais parvenir. »

Dare, 21 ans, admire les pivots NBA de l’époque en attendant de leur faire subir un traitement de choc.

« Hakeem Olajuwon me sert de modèle. Il est Nigérian comme moi et on joue au même poste. Mais j’aime aussi des gars comme Pat Ewing et David Robinson. En fait, j’aime bien tous les pivots NBA. Il y a quelque chose à apprendre chez chacun d’entre eux. »

Les progrès réalisés par Dare en un laps de temps très court laissent rêveur. On se dit que l’équipe qui le draftera devra allonger les billets verts. Que les fabricants de paniers devront rapidement concevoir un matériel plus robuste. Que la NBA ne sera peut-être plus jamais comme avant… Yinka doit tout exploser. Yinka va tout exploser. En fait, non, Yinka n’explosera rien…

En 1993, George Washington se fait sortir par Michigan (72-64) dans le Sweet Sixteen, un stade que le college n’atteindra plus jamais. En 1994, les Colonials, qui ont basculé dans l’East Region, sont éliminés par Connecticut au second tour (75-63). A titre personnel, le natif de Kano (Nigeria) a peu progressé statistiquement. Il a joué 2 matches de moins, 8 minutes de plus en temps cumulé et s’est maintenu dans les mêmes eaux (15.3 pts, 10.1 rbds, 2 cts).

Meilleur contreur de la fac après seulement deux saisons, Yinka ne veut plus attendre. Il s’inscrit à la draft et doit attendre 13 tours avant d’être retenu par New Jersey. Pensant avoir mis le grappin sur le pivot de demain, les Nets lui offrent un contrat de 6 ans et 8,6 millions de dollars. L’équipementier Puma en fait son ambassadeur.

Blessé… au bout de 3 minutes de jeu

La suite relève du tragi-comique : Dare joue depuis… 3 minutes dans son premier match NBA quand il est victime d’une rupture des ligaments. Sa saison rookie est déjà terminée ! Encore plus fort, il avait réussi à collecter deux fautes et un turnover… Son coéquipier Benoit Benjamin, dont la carrière NBA n’est pas spécialement un modèle en termes d’éthique de travail, se permet quelques commentaires désobligeants sur le Q.I. basket de Dare.

Pour le staff des Nets, c’est la douche glacée. En coulisses, le front office échafaude déjà d’autres plans. Le Nigérian n’est pas protégé lors de l’expansion draft de 1995 qui permet à Toronto et Vancouver de se constituer un effectif mais aucune des deux franchises canadiennes ne veut de lui. Aussi, la saison 1995-96 démarre avec deux pivots en concurrence chez les Nets : Jayson Williams, au club depuis 1992, et Yinka Dare.

Le 30 novembre, New Jersey s’attache les services de Shawn Bradley dans un trade avec les Sixers, celui qui expédie Derrick Coleman en Pennsylvanie. Les 2,29 m de Bradley, bombardé titulaire et rapidement rentable (12.5 pts, 7.9 rbds, 3.7 cts), bouchent subitement l’horizon de Yinka. Il ne dispute que 58 matches et passe à la postérité en signant 72 turnovers… pour aucune passe. Personne dans l’histoire de la Ligue n’a passé autant de temps sur un parquet – 626 minutes – sans faire marquer un coéquipier…

L’apport du n°33 (anciennement n°11) est anecdotique – 2.8 pts, 3.1 rbds, 0.7 ct – et il le restera tout au long de son séjour à New Jersey. Le Nigérian est rejeté au bout du banc. 41 matches en 1996-97, 10 en 1997-98 et toujours cette feuille de stats surréaliste. Après 3 ans et demi dans la Ligue (110 rencontres), Dare totalise 4 passes pour 96 turnovers. Les autres chiffres ? Sans intérêt. Ah si, un autre OVNI : sur ses 10 derniers matches avec les Nets, Yinka a shooté à 22.2%… En carrière, il affiche un flamboyant 39.6%. Ce n’est pas seulement le pivot le moins passeur de l’histoire, c’est aussi le plus maladroit.

Le 19 février, les Nets se débarrassent de lui en l’expédiant à Orlando en compagnie de David Benoit et Kevin Edwards. Rony Seikaly et Brian Evans font le trajet inverse. Le Magic coupe immédiatement l’intérieur africain, qui doit encore toucher 3,55 M$ jusqu’en 2000.

Pendant trois ans, Dare gagnera sa croûte en effectuant des piges dans des ligues mineures (CBA, USBL). Alors qu’il s’enlise au Idaho Stampede (CBA), Mike Jarvis, passé coach de St. John’s University, à New York, se montre fataliste.

« J’étais opposé à ce qu’il aille en NBA aussi vite. Je l’avais dit. Notre évaluation était la bonne. Yinka n’était absolument pas prêt. »

Le pivot manchot était un garçon attachant

Ce vendredi 9 janvier 2004, Yinka est chez lui, à Englewood (New Jersey). Il se prépare un breakfast après un workout. Soudainement, il perd connaissance. Les secours l’emmènent aux urgences de l’Englewood Hospital où son décès est prononcé. Le géant nigérian a succombé à une attaque provoquée par une arythmie cardiaque, une perturbation détectée dès son séjour à la fac. Sa disparition à 31 ans crée un malaise chez tous ceux qui l’ont connu. Que Dare ait joué les étoiles filantes en NBA n’a plus guère d’importance. On s’en veut d’avoir raillé un joueur fauché dans la fleur de l’âge. Comme si le terrain n’avait pas livré un verdict assez cruel, la vie prononçait une sentence encore plus terrible.

Surtout, l’image du pivot « manchot », symbole de la nullité historique des Nets, vole en éclats. Plusieurs commentaires sincèrement attristés brossent le portrait d’un garçon finalement attachant. Mike Jarvis, son ex-entraîneur à George Washington, livre le témoignage le plus troublant :

« Yinka était quelqu’un de gentil. C’était un mec bien. Il était très amiable avec mes proches et très respectueux. Je ne me souviens pas l’avoir entendu prononcer un seul mot négatif sur quelqu’un. C’était juste un chic type, un garçon adorable. »

Eloge funèbre complété par Kerry Kittles, ancien arrière des Nets :

« Yinka était un garçon tranquille, d’un naturel calme. Il parlait peu et travaillait dur. Il ne jouait pas beaucoup mais c’était un coéquipier agréable, pas du tout vindicatif en dépit de sa situation. Il meurt terriblement jeune… Ça vous rappelle que n’importe quoi peut vous arriver à tout instant. »

Lucious Harris est sonné par la disparition brutale de son ex-coéquipier :

« Je partage la douleur de sa famille (ndlr : Gabriel et Joan, les parents de Yinka, lui survécurent, ainsi que ses frère et soeurs). C’est une nouvelle épouvantable. Succomber à une attaque cardiaque à cet âge, ça fait peur. Il avait toujours l’air de tenir la forme. »

Jason Kidd, qui vient de mener les Nets à deux Finales NBA pour autant d’échecs, se souvient d’une aventure commune avec Dare.

« En high school, j’avais été retenu pour le Capital Classic. Yinka était dans la même chambre que moi. Je pensais que ce serait le nouvel Hakeem Olajuwon. Il était déjà immense. Il faisait la même taille que le jour où il quitta la fac. Sa carrière NBA n’a jamais décollé mais humainement, c’était un mec bien. Je n’avais jamais vu un big guy comme lui avant. C’était un gros nounours, quelqu’un d’attachant. »

La disparition de Yinka Dare obtient un écho relativement faible dans la grande Ligue, une famille régulièrement endeuillée et toujours reconnaissante envers ceux qui s’en vont. Pas de minute de silence. Encore moins de cérémonie. Les fans prirent note de la nouvelle sans grand émoi. Comme si avec ses 4 passes en 110 matches, Yinka n’avait pas obtenu le droit d’être considéré comme un basketteur NBA à part entière.

Stats
4 ans
110 matches (25 fois starter)
2.1 pts, 2.6 rbds, 0 pd, 0.1 int, 0.6 ct
39.6% aux tirs, 0% à 3 points, 57% aux lancers francs





From BasketUsa.com


Moustapha Sakho

Samedi 7 Août 2010 - 12:05



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