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Première session 2012 de la Cour d’assises Dakar Dix ans de travaux forcés pour trafic international de drogue : Les Sud-africaines tentaient de convoyer 1 320 g de cocaïne



Le seul tort de Paulina Makalgé et Puseletso Emelda a été d’avoir monnayé leur dignité, pour sortir de la pauvreté accrue dans laquelle elles vivaient.Les deux Sud-africaines voulaient convoyer 1 320g de cocaïne, de l’Amérique latine au Nigeria. Mais elles ignoraient qu’il ne fallait pas transiter par Dakar !



Première session 2012 de la Cour d’assises Dakar  Dix ans de travaux forcés pour trafic international de drogue : Les Sud-africaines tentaient de convoyer 1 320 g de cocaïne
Paulina Makalgé et Puseletso Emelda auront largement le temps de méditer sur leur sort, du fond de leur cellule de détention. Dix ans de travaux forcés est la peine d’emprisonnement qu’elles doivent purger en terre sénégalaise. Parce que coupables de trafic international de cocaïne. Elles ont été prises à l’aéroport Léopold Sédar Senghor avec 1 320 grammes de cette ‘drogue à haut risque’. L’arrestation est survenue à la faveur d’un test urinaire qui s’est révélé positif à la cocaïne. Au total, elles avaient ingurgité 140 boulettes qu’elles ont fini par expulser suite à l’administration d’un produit laxatif. Avec tout ce que cela comporte comme risque. En fait, la drogue, provenant de l’Amérique latine (Venezuela et Argentine), devrait être convoyée au Nigeria. Dakar étant alors un point de transit pour ces ‘convoyeuses’.
La position géographique du Sénégal propice au trafic international de drogue explique le fait que ces ‘réseaux organisés’ veulent faire de notre pays une plaque tournante, malgré le système d’investigation pointu de l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants. D’où le plaidoyer de l’avocat général pour des ‘solutions énergiques’, en vue de lutter efficacement contre ce fléau. Il requiert, à cet effet, dix ans de travaux forcés, une amende de 50 millions francs pour chacune ainsi que la confiscation et la destruction de la drogue saisie. Les avocats de la défense, qui ont reconnu l’erreur des accusées, ont invité les juges à tenir compte de la ‘situation sociale’ de leurs clientes, au moment de leur infliger une sanction.

Les deux Sud-africaines ont reconnu leurs fautes. Elles ont reconnu les griefs, allant même jusqu’à retracer les circonstances ayant conduit à leur arrestation. Leurs conseils se sont vite rendus compte qu’ils n’ont pas prêché dans le désert puisque les juges ont retenu le minimum de la sentence en matière de drogue. Dernier mot de Paulina à la barre : ‘Je regrette beaucoup et je demande pardon aux juges’. Toutefois, l’on ne saura jamais l’identité réelle du véritable commanditaire de cette opération criminelle, un certain Joe.

Orphelines de père, de mère… et de liberté

Paulina Makalgé est une jeune femme de 32 ans qui vivait au Nord-Ouest de l’Afrique du Sud. Elle s’adonne à l’alcool, à la drogue et à la prostitution (depuis l’âge de 22 ans), comme elle le reconnaît à la barre. Orpheline de mère depuis 2000, elle est mère d’un enfant de 12 ans, bien qu’étant célibataire. L’accusée avait quitté son village natal pour s’installer dans la capitale sud-africaine à la recherche du travail. Un fait tragique surviendra alors dans sa vie : en 2005, elle sera victime d’un viol dont elle draine les séquelles psychologiques, jusqu’à ce jour. C’est par la suite qu’elle fit la connaissance de sa codétenue Puseletso Emelda, à qui elle va exposer ses problèmes sociaux. Cette dernière l’intègre dans un deal où il fallait convoyer de la drogue de l’Amérique latine au Nigeria, en passant par le Sénégal, moyennant trente mille dollars américains. Une aubaine pour Paulina, face à sa situation de ‘pauvreté’ et de ‘misère’ dont elle était exposée. Août 2009, l’opération est finalisée. Les deux copines vont être accueillies, logées, nourries et blanchies à destination sur le continent américain. Malheureusement, le transit à Dakar a été fatal. C’était en septembre 2009.

Puseletso Emelda est orpheline des deux parents depuis l’âge de 10 ans. Elle a été élevée par sa grand-mère qui assurait la charge de ses frais scolaires. Ses études seront interrompues lorsque cette dernière n’a pu supporter les frais que la scolarité engendrait. Aujourd’hui, âgée de 25 ans, vendeuse de produits cosmétiques à ses heures perdues, elle était étudiante en communication au moment de son arrestation. Célibataire sans enfant ayant un passé pénal vierge, elle a été placée sous mandat de dépôt le 30 septembre 2009, au même titre que sa compatriote Paulina Makalgé.

Pape NDIAYE

source: Walf


Vendredi 27 Janvier 2012 - 09:04



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