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Prix Découvertes Rfi 2011 : La Guinéenne Sia Tolno a séduit le jury


Le jury présidé par Richard Bona a décerné le Prix Découvertes Rfi 2011 à Sia Tolno, originaire de Guinée-Conakry.Cette artiste est arrivée en tête du classement des finalistes avant Bongeziwe Mabandla (Afrique du Sud) et Metzo Djatah (Sénégal).Celui-ci a d'ailleurs été le favori du vote des internautes, ce vote comptant pour une voix dans la délibération.




Prix Découvertes Rfi 2011 : La Guinéenne Sia Tolno a séduit le jury
Originaire de la Guinée Forestière, une région au sud du pays, Sia Tolno vient d'un village du pays kissi à la frontière de la Sierra Léone et du Libéria. Son père était professeur de français en Sierra Léone. C'est dans ce pays que la jeune femme vécut enfant. Elle y débuta aussi ses études. Mais lors des premiers soubresauts de la guerre civile, la famille rentra en Guinée. Plus anglophone que francophone, elle vécut ce retour comme un exil : elle ne connaissait pas vraiment la Guinée, car elle vécut longtemps hors de ses frontières.
Son apprentissage du chant s'est fait très tôt en compagnie de ses cousines qu'elle allait voir lors de ses congés. Quand elle fut obligée de revenir en Guinée définitivement, il lui fallut trouver un travail : elle chanta alors dans des cabarets et pianos-bars de Conakry où elle reprenait Whitney Houston, Edih Piaf ou des standards de la musique africaine.

Alors qu'elle avait déjà écrit et composé quelques titres, elle se fit remarquer par un producteur en 2002. Son premier album, La voix de la forêt, sortit peu après. Elle fut d'ailleurs récompensée par un Djembé d’or dans la catégorie Meilleure voix féminine de l'année.

Premiers pas internationaux

Elle est réellement découverte par le grand public après son passage en 2008 dans l’émission Africa Star à Libreville, où elle finit quatrième. C'est d'ailleurs là que Pierre Akendengué, le musicien gabonais de stature internationale, la remarque et pousse son ami le producteur José Da Silva à signer avec la jeune femme un premier contrat. En 2009, elle sort donc un album chez Lusafrica, produit et arrangé par le maître Kanté Manlifa. Eh Sanga (qui signifie ‘la souffrance’ dans la langue maternelle de l’artiste) est un disque sombre chanté en français, en anglais et en Kissi. Elle a la chance d'être accompagnée sur cet opus par le saxophoniste Mamadou Barry.

Elle se remet à l'écriture et en 2011, elle enregistre au studio Mory Kanté de Conakry, un nouvel album arrangé par François Bréant, ancien producteur de Thione Seck et Salif Keïta. Sia, portée par une belle énergie, dénonce la ‘demokilling’ comme elle la nomme, pessimiste version africaine de la démocratie. My Life, c'est son titre paraîtra fin septembre 2011. Le titre Odju Watcha, premier extrait de ce nouvel opus marie les guitares électriques à la dynamique d'un afro funk personnel. Il est chanté dans un créole qui mélange Kissi et Mendi, deux langues pratiquées dans sa région natale de Guéckédou.

Ce titre reflète sans doute la personnalité de celle que l’on compare aujourd’hui à Miriam Makéba. Une belle comparaison due sans doute à son indéniable énergie, à la profondeur de sa voix ainsi qu'à sa vision panafricaniste de la musique qu'elle veut donner à entendre.

(Rfi.fr)




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