contenu de la page
Connectez-vous S'inscrire



RAMADAN ET AFFAIRES : C’est la déche chez les ambulants





RAMADAN ET AFFAIRES : C’est la déche chez les ambulants
Le Ramadan 2012 coïncide avec la chaleur. Pour autant, la canicule estivale n’empêche pas les marchands ambulants de vaquer à leurs occupations. Conjoncture économique oblige ! Même si au marché Grand-Yoff l’ambiance est particulière. Jadis brouillant de monde et de décibels audibles à plusieurs mètres, il est plutôt paisible. La faute à l’absence de clients.

Ramadan ne rime pas avec affaires. Ou du moins, si l’on a croit à quelques marchands ambulants trouvés au marché de Grand-Yoff. Oumar Touré âgé de 25 ans est un marchand de vêtements et de sandales en plastique qui loge sous le pont Sénégal 92 (Dakar).

Il témoigne : «durant le mois de Ramadan, je rencontre beaucoup de difficultés. Les clients viennent rarement pour chercher ce dont ils ont besoin. Nous travaillons à perte».

Il poursuit : «l’autre difficulté majeur que nous rencontrons ici, c’est la confiscation de nos bagages par la police. Pis, les forces de l’ordre nous intiment souvent de quitter les lieux».

Un peu plus loin, Fatou Dione vendeuse de sachets d’eaux, embouche la même trompette avec son lot de récriminations. «Nos affaires ne marchent plus comme avant. Par exemple, ma patronne exigeait que je vende deux seaux d’eau en échange d’un petit déjeuner. Mais avec le Ramadan, ce n’est plus possible. Pour cause, les gens viennent qu’après la rupture», fait-elle remarquer.

Babacar Bâ, 29 ans, casquette sur la tête, surveille sa petite table remplie de montres, chargeurs portables et guette les clients. «Je viens de la région de Fatick, confie-t-il. Je suis un marchand ambulant. En cette période de chaleur, il arrive qu’on rentre sans vendre un seul article. Pis, dés fois, certains collègues disparaissent avec nos marchandises qu’ils avaient emprunté».

Du côté des Parcelles assainies, on ne semble pas se plaindre. En témoigne les remarques de Madame Diagne, une jeune commerçante pour qui, «en cette période bénite, les femmes achètent plus de vaisselles. Or, relève-t-elle, avant, je vendais des bracelets et des montres pour les enfants».

Sur la même veine, Moussa Niang un vendeur de jeux indique que «la difficulté s’explique par le simple fait que les clients n’aiment pas sortir sous la chaleur». Et d’ajouter «nos horaires changent car nous voulons couper le jeûne chez nous, nous aussi. C’est pourquoi, les clients ne sont pas au rendez-vous».

En revanche, Cheikh Sylla vendeur de livres de Coran au marché hebdomadaire de Pikine (banlieue dakaroise), lui se frotte les mains. «La vente de mes livres se multiplient. Les clients viennent acheter beaucoup de livres pour se consacrer à la lecture. Sans épargner mes chapelets qui marchent aussi très bien», s’enthousiasme-t-il.

SUD quotidien

Vendredi 3 Août 2012 - 10:39



Dans la même rubrique :
< >

Samedi 14 Octobre 2017 - 11:19 Côte d'Ivoire : crash d'un avion cargo


Nouveau commentaire :
Twitter

Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.